Marque BonneGueule : chemises d’hiver et pantalon en canevas japonais

Temps de lecture : 12 minutes

Il y a une pièce que vous nous avez réclamé, et que nous n'avons produit qu'une seule fois : la chemise en flanelle.

Il est vrai que c'est un bel atout pour une garde robe hivernale, tant au niveau du style que du confort.

Mais plutôt que de sortir trop vite une pièce, juste pour répondre à votre demande, nous avons pris notre temps pour sélectionner quelque chose d'original…

Et nous avons retenu deux versions différentes : une première flanelle à carreaux ombrés bleus sur un twill très doux, et une seconde sur un oxford gris très épais avec un moucheté plus affirmé !

Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, on vous présente aussi la nouvelle déclinaison du pantalon canevas dans un tout nouveau coloris olive !

La Japan Line s'agrandit donc de trois nouvelles pièces.

Kuwamura, encore et toujours

Par Nicolo

Nous nous sommes à nouveau tournés vers la filature japonaise Kuwamura pour le choix de nos étoffes de chemises. Nombre d’entre vous connaissent déjà cette maison de renom, dont on a déjà parlé en détail lors de l’article sur la chemise à pois tissés ou encore celui de la chemise en chambray slub.

Le siège de Kuwamura, dans la région du Nichiwaka.

Pour rappel, ce fournisseur historique est situé dans la région de Nichiwaki, la région japonaise spécialiste des matières réalisées en “tissé-teint”, ou teintures sur fil.

Cela consiste à teindre un fil avant de le tisser, pour obtenir des coloris plus nuancés, plus profonds, que sur les "teints-matière" , qui permettent, eux, d'avoir plus facilement des coloris uniformes et très (trop ?) lisses.

Mais pour nous qui voulions du workwear authentique, de la texture, du relief et de la nuance, qui de mieux que Kuwamura pour nous fournir de nouvelles matières ?

La chemise à carreaux ombrés : forte mais subtile

Pour cette première chemise nous nous sommes arrêtés sur un motif "carreau ombré" bleu intriguant.

Cela fait un certain temps que l'on réfléchit à vous proposer une flanelle à carreaux pour l'hiver. Mais une des raisons pour lesquelles nous avons attendu, c'est que nous avions un mal fou à trouver une belle matière de qualité, avec un motif à la fois authentique et contemporain !

Un motif fort juste comme il faut : assez marquant pour donner du mordant à vos tenues, mais assez doux pour être facile à porter !

Comme le formulait si bien Benoît, on ne voulait pas sortir "une chemise de bûcheron", trop "premier degré".

Ce motif avait tout ce qu'il fallait : un motif très visuel mais adouci par un effet de fondu !

Un motif original mais tout en finesse

Le secret de ce motif, ce sont trois éléments superposés :

  • Premièrement, le grand carreau ombré. Très bleu au centre, il laisse progressivement le gris prendre une part plus grande à mesure qu'on s'en éloigne. En réalité, ce que vous voyez-là, c'est la proportion de fils de chaine gris qui augmente petit à petit, remplaçant les fils bleus !

C'est grâce à cette technique que vous obtenez cet effet de "fondu" au sein de la matière.

  • Deuxièmement, de fines lignes horizontales et verticales qui forment "l'ombre" de ce carreau.
  • Et dernièrement, un motif "carreau fenêtre" qui vient renforcer la géométrie de l'ensemble. Ce sont ces grandes lignes bleues que vous voyez parcourir la chemise parallèlement au carreau ombré !

De près, on peut discerner l'accumulation de motifs qui créent l'effet visuel de cette chemise.

Tout cela est appliqué sur un fond gris clair, une couleur qui adoucit les motifs.

À nos yeux, l'équilibre entre originalité et discrétion est parfaitement atteint.

(D'ailleurs voici une petite piqûre de rappel sur les différents motifs masculins et comment les porter).

Une flanelle de coton souple et très douce

Niveau tissage, cette matière bénéficie de la souplesse et de la douceur d'un twill !

Ce n'est pas un tissu "stretch", loin de là, mais le twill possède une certaine "extensibilité" qui le rend confortable à porter (un peu comme sur vos chinos).

Enfin, son tissage lisse, combiné à un léger grattage, en fait une flanelle extrêmement douce.

La chemise épaisse mouchetée : poids Sumo

Un choix inhabituel...

(MISE À JOUR du 12/12/17 : A ce jour, le fabriquant nous a contacté pour nous informer qu'ils nous avaient donné la mauvaise composition pour le tissu... Il ne comporte en réalité que 40% de matières synthétiques, plutôt que 52% ! Ce pourcentage concernait une autre référence  de matière chez Kuwamura)

À cette flanelle ombrée, douce et souple, vient s'ajouter une seconde chemise d'hiver : une version mouchetée, très épaisse, avec une texture laineuse et un chiné extrêmement prononcé.

Bon, il faut que l'on vous confie quelque chose. Cette chemise a une composition qui risque d'en dérouter plus d'un...

Contrairement à ce à quoi on vous a habitué, ce n'est pas une 100% coton mais... Une 60% coton - 15% acrylique - 25% polyester !

Autant vous dire que quand Benoît m’a annoncé la composition de la chemise, j’étais dubitatif avant de l'avoir sous les yeux.

 

Benoît, environ 50% de matériaux synthétiques dans une chemise, vraiment, tu es sûr que c’est une bonne idée ?

Avec une veste en denim, cela donne une belle variété de textures.

Comme vous le savez, leur présence sur une pièce portée à même la peau comporte quelques inconvénients au niveau de la respirabilité et du ressenti, et je ne vous cache pas que je m’apprêtais déjà à questionner la validité de ce choix.

Benoît, très confiant de sa décision, esquisse un sourire, me fait signe de le suivre dans le showroom et me dit :

Attends, viens voir, tu vas vite comprendre pourquoi…

Effectivement, en voyant la chemise, je comprenais rapidement : le rendu était tout bonnement inédit. À vrai dire, j'étais plutôt très emballé.

Une texture très marquée

Comme vous pouvez le voir en photo, Kuwamura a habilement mêlé ces diverses matières premières pour créer des contrastes singuliers au sein du tissu. Chiné, moucheté, et contrasté de toutes parts...

Cette chemise ouvre de nouvelles perspectives de ce que je pensais possible en terme de texture.

On y aperçoit de nombreuses (au moins cinquante) nuances de gris !

Une texture comme nous n'en avions jamais vu auparavant !

Elle confère un style distinctif à la chemise qui fera dire "Ah ça, c'est une belle matière japonaise !" à n'importe quel amateur. C'est vraiment pour ce genre d'aspects là que les maisons textiles nippones continuent de nous surprendre année après année.

Mais ce n'est malheureusement pas un rendu qu'il est possible d'obtenir avec un simple tissu 100% coton. Et vous allez voir pourquoi...

Le tissu : un mélange de matières surprenant

Pour mieux comprendre ce que vous avez sous les yeux, et ce qui motive cette composition peu orthodoxe, décortiquons le rôle que jouent chacune de ces fibres pour arriver à cet aspect.

Petit zoom sur la composition de la matière

Tout d'abord, nous sommes sur un tissage oxford. Connu pour son aspect décontracté et ses bonnes propriétés respirantes grâce à son armure lâche, il va aider à compenser cette composition en partie synthétique et permettre à la matière de respirer.

Comme sur n'importe quelle chemise, le coton sert de base à la matière. Il apporte la douceur et la main naturelle d'une chemise, et c'est son union avec l'acrylique qui donnera un fil gris chiné bien contrasté.

Comme nous vous l'avons expliqué la dernière fois, lors de la sortie du sweat Toki chiné, un fil chiné s'obtient en teignant aléatoirement une masse de fibres, en en faisant un fil. Ce qui est intéressant, c'est que comme ces deux matériaux retiennent différemment les teintures, on renforce à nouveau le contraste.

Il est ensuite enrichi par l'acrylique : c'est l'ajout de cette matière qui donne cette main et cet aspect "lainé" au tissu. Cet aspect est ensuite accentué, d'autant plus prononcé par le grattage de sa surface extérieure, qui en fait donc une flanelle.

Pourquoi de l'acrylique ? Rappelez-vous, c'est cette matière que l'on retrouve normalement dans les pulls plutôt bon-marché, parce qu'elle est capable de donner une main et un toucher similaires à la laine... Et s'il est vrai que l'on souhaite en pratique l'éviter sur les mailles, où elle n'est généralement là que pour remplacer une matière première plus coûteuse, elle a l'avantage, ici, d'être beaucoup plus stable et résistante que la laine tissée.

On parvient ainsi à obtenir une main laineuse, sans avoir les inconvénients de fragilité ou d'instabilité au lavage (et évidemment, de prix !) qu'aurait eu une même chemise avec un pourcentage élevé de laine.

Enfin, le polyester donne la touche finale : le mouchetage. Vous vous souvenez de notre dernière chemise grise, qui comportait un léger mouchetage avec seulement 2% de polyester ? Ici, c'est le même principe... En plus prononcé ! De petits fils noirs et blancs de polyester viennent donc parsemer la matière, déjà chinée et lainée, de petits reliefs duveteux et contrastés.

Vous pouvez voir ici l'envers et l'endroit du tissu : à gauche, on voit très bien comment le grattage de la flanelle donne cet aspect "gonflant" à la matière, tandis qu'à droite, on distingue la trame oxford qui la compose.

Au final, tout ce mélange donne une matière avec un aspect que l'on a franchement jamais vu ailleurs.

Mais comme j'étais un peu inquiet du rendu porté, j'ai fait le test pour vous...

Quelques mots sur mon ressenti

Je dois avouer que même si c'était l'aspect qui m'effrayait le plus vu la composition... On est vraiment pas mal dedans.

Premièrement, la chemise n'est pas désagréable au contact de la peau. Ce n'est certainement pas aussi doux qu'une flanelle 100% coton plus lisse (comme sur la chemise à carreaux ombrés par exemple !), mais ça reste très confortable.

Ensuite, vient la régulation thermique. On reproche généralement aux synthétiques de mal évacuer la transpiration ou l'excès de chaleur, car la fibre respire moins bien.

Mais force est de constater que la part importante de coton, alliée au tissage aéré de l'oxford fait le travail et parvient tout à fait à compenser ces propriétés.

François, au chaud et à l'aise dans sa chemise !

Pour vous donner un ordre d'idée, je l'ai portée toute la journée au bureau vendredi dernier, puis dans le froid dehors, puis chez moi avec le chauffage à fond, sous notre cardigan "superyak", puis en soirée chez des amis pour prendre un verre et... tout s'est bien passé : pas de transpiration, pas d'odeurs, pas l'impression d'étouffer par la chaleur.

Du coup le lundi suivant je suis parti voir Benoît et je lui ai dit : "Bon, ok Benoît... Tu avais raison. Elle est quand même très chouette cette chemise. Tu permets que je la garde ?"

Note de Benoit : mon feedback personnel rejoint exactement celui de Nicolo. Si on ne m'avait pas dit que ce n'était pas une chemise 100% coton, je ne l'aurai pas deviné. L'ajout d'acrylique et de polyester servent ici à la texture pelucheuse.

Et pour l'entretien ?

Kuwamura préconise le lavage à la main !

Cependant, c'est une méthode un peu contraignante, et les fournisseurs préfèrent parfois recommander la méthode "la plus safe" pour ne pas prendre de risques sur les résultats.

Du coup nous l'avons passée en machine à 30°C pour faire un test et, de notre côté, nous n'avons constaté aucun problème. Les mesures n'ont pas bougé d'un poil.

Malgré tout, je recommanderais plutôt de suivre les recommandations de Kuwamura ou, à défaut, de la laver en programme "délicat" ou "laine", boutonnée à l'envers, à froid, avec essorage faible. Et ce, afin de préserver au mieux sa main laineuse et le relief de sa texture.

Une coupe qui ne vous dépaysera pas

Pour ces deux nouvelles venues de la Japan Line, nous sommes restés sur notre coupe habituelle, dont la longueur "casual" a été pensée pour un port hors du pantalon.

Notez que la coupe et le style de ces chemises les rend tout à fait adaptées à un port en surchemise, par dessus un tee-shirt. C'est particulièrement vrai pour la mouchetée, qui est encore plus épaisse.

La coupe casual que vous connaissez déjà, ajustée et confortable, étudiée pour être portée hors du pantalon !

Des finitions que vous connaissez déjà très bien

Évidemment, nos deux chemises bénéficient des belles finitions auxquelles nous vous avons habitué : hirondelles de renfort, col button-down caché (pour garder un col ouvert bien plaqué) et boutons en nacre montés sur queue de renfort.

Sans oublier la dernière boutonnière horizontale qui évite les plis disgracieux quand vous vous asseyez !

Le "button-down caché" de notre chemise, réalisé sur un bouton en nacre monté sur queue. Et la texture du tissu atypique est bien visible ici.

Comment porter la chemise à carreaux ombrés ?

Souvent la simplicité dans une tenue est la bienvenue. Ici, on porte une chemise en flanelle à carreaux ombrés (plus doux visuellement que les carreaux trop marqués) qui permet d'éviter le raccourci trop rapide de "tenue de bûcheron". Elle est associée tout simplement à un pantalon cargo kaki aux accents gris pour assurer une continuité dans la silhouette ce qui apporte un côté plus contemporain à l'ensemble. Le cordage comme accessoire est, bien sûr, en option (chemise BonneGueule, pantalon cargo BonneGueule).

Ici, on associe la chemise en flanelle à carreaux avec un pantalon canevas olive et des boots trouvées en friperie pour bien dissocier le bas du haut en deux blocs de couleurs distincts. On ajoute un gilet matelassé marine. Cet ensemble workwear respire l'aventure. Là encore, la hache est en bonus (gilet matelassé sans manches top secret, chemise BonneGueulepantalon canevas BonneGueule, boots trouvées en friperie).

Comment porter une chemise épaisse ?

Une première utilisation très simple de la chemise gris mouchetée : on la porte ouverte en version surchemise sur un tee-shirt blanc qui a vocation à éclaircir la tenue. On casse visuellement la silhouette avec un denim brut et des sneakers blanches pour finir de donner un aspect simple mais très urbain (chemise BonneGueule, Tee-shirt BonneGueuleJean BonneGueule, sneakers COS).

Vous pouvez vous orienter vers un style workwear en associant une épaisse chemise gris mouchetée en version layering portée sous une veste en jean au délavage peu prononcé et un blouson en laine navy. Le dégradé de couleurs (du plus sombre au plus clair) apporte de la profondeur à la tenue pour un effet un peu "baroudeur". Le bonnet alpaga vert sapin et une sacoche au cuir patiné accentuent cet effet (blouson BonneGueule, veste Edwinchemise BonneGueulejean BonneGueule, bonnet de chez Beige Habilleur, sacoche Bleu de Chauffe).

Parfait comme pièce de base d'un look plutôt casual chic, la chemise gris moucheté se porte rentrée dans un chino coyote (on peut lui laisser un peu de lest pour plus de décontraction). Pour une tenue vraiment élégante, rajoutez-y simplement un mackintosh à carreaux plus sombre que l'ensemble pour encadrer la silhouette mais en veillant à marier tout de même les teintes. On complète la tenue, au choix, par des chaussures classiques et robustes type brogues (veillez à roulotter votre chino et à laisser apparaître une belle paire de chaussettes dans ce cas) ou tout simplement une jolie paire de boots qui, alors, apportera une touche plus moderne (mackintosh de chez Beige Habilleurchemise gris moucheté BonneGueulechino BonneGueule, ceinture BonneGueule).

Passons maintenant à la présentation de ce fameux pantalon...

Un pantalon canevas olive en coton du Zimbabwe

Par Benoit

Je vous l'avoue, le pantalon en canevas indigo a été un succès inattendu.

Non pas que je m'attendais à un mauvais accueil, mais sur un produit plus pointu qu'un véritable jean, je ne pensais pas qu'autant de lecteurs se jetteraient dessus.

Alors on ne pouvait pas en rester là ! Si le premier pantalon canevas indigo était une alternative au jean, celui-ci vient apporter de la variété face à vos chinos !

ll y a deux points que j'aimerais développer :

  • la couleur olive
  • le coton du Zimbabwe qui donne du grain à la toile

C'est parti !

Notre pantalon canevas olive, pour vous accompagner dans vos aventures !

Une couleur olive

J'en ai déjà parlé, j'adore quand les Japonais explorent le kaki.

Il n'est jamais trop foncé et a toujours ce petit quelque chose en plus qui fait son charme.

Ici, c'est un vrai olive vintage relativement clair. Moi qui aime les pantalons kaki ET les pantalons clairs, cette pièce a résolument tout pour me plaire !

J'aime cette couleur car je trouve que c'est une teinte lumineuse qui va faire du bien à vos tenues aussi bien durant l'hiver qu'au printemps. Il pourra aussi bien se porter avec des boots pour un style workwear ou avec une paire de New Balance portées avec votre pantalon légèrement retroussé.

Du coton du Zimbabwe ?

Une autre lumière aussi... Sur le tibia de droite, on aperçoit le grain dans les fils de chaîne et de trame qui est bien équilibré, grâce au coton du Zimbabwe.

C'est une "feature" qui plaira aux amateurs de denim haut de gamme : le canevas est en coton du Zimbabwe.

La légende veut que le coton du Zimbabwe soit rare, car on raconte qu'il n'y a qu'une seule récolte par an. Là aussi, difficile de vérifier ce genre de légende urbaine autour du denim.

Tout ce que l'on sait, c'est que la production est en dent de scie, en ayant atteint cette année un pic de 70 000 tonnes contre 28 000 en 2016. Une goutte d'eau par rapport au 23 millards (!) de tonnes de coton produites cette année !

On est donc sur un coton très exclusif, un équivalent du coton Sea Island, mais pour du jean.

On le distingue à peine sur la photo, mais si vous regardez au niveau de l'arrière de la cuisse, on aperçoit les "vertical fallings" très subtiles, propres au coton du Zimbabwe. Elles sont plus visibles en vrai.

Je vous laisse chercher sur Internet d'autres produits en coton du Zimbabwe, vous verrez que ça ne court pas les rues et que c'est souvent très onéreux.

Les caractéristiques du coton du Zimbabwe

À la base, il est récolté à la main, et non à la machine, ce qui fait qu'il y a beaucoup moins de coton "défectueux" pour la suite du procédé de fabrication, comparé à une récolte par machine.

Les fibres sont très longues et sont réputées pour être très durables et résistantes, grâce au soleil du Zimbabwe qui permet une croissance très rapide.

On n'en saura pas plus car Dova, notre fournisseur, est très secret quand il s'agit des producteurs japonais de tissus qu'il déniche...

Les puristes l'aiment également beaucoup car il donne un "slub" très léger au fil et qu'il crée ces "vertical fallings" très subtiles sur cette toile de canevas.

Bref, pour être moins technique, le coton du Zimbabwe est le candidat idéal pour créer une toile canevas avec un grain bien proportionné et unique !

On voit bien les fines irrégularités équilibrées de ce canevas.

Si vous regardez la toile de près, c'est visible, les fils ont une irrégularité charmante tout en étant discrète, qui n'a pas grand chose à voir avec un canevas classique si ce n'est, la robustesse !

Par rapport au canevas indigo, ce n'est pas la même référence déclinée en olive. Le grain est donc différent car nous sommes partis sur une matière totalement nouvelle. Ce canevas olive est plus fin, mais le tissage est plus dense et serré, ce que l'on ressent bien au toucher.

Son poids est de 400g/m2, ce qui correspond environ à un poids d'un peu moins de 12 oz. Petit rappel : pour ce genre de matière, on parle de oz par yards, et non de mètre carré.

Au niveau de la détente, ça donne quoi ?

Le tissage est dense et compact, il ne se détend donc pas autant qu'un jean ou qu'un chino. Je dirais qu'il faut le prendre légèrement ajusté à l'essayage, mais il ne doit pas pour autant trop vous serrer comme sur un jean normal.

Il est quand même bien fitté. Je vous conseille donc de ne pas hésiter à prendre la taille au-dessus si vous êtes entre deux tailles.

Ce qui nous intéressait, c'est de traiter cette matière "brute" avec une coupe moderne, et d'éviter d'en faire une pièce purement workwear trop ample.

Des finitions haut-de-gamme, comme d'hab

Si vous avez déjà le canevas indigo, vous ne serez pas dépaysé :

  • c'est un "5 poches", c'est-à-dire qu'il est construit comme un jean plutôt que comme un chino. La raison ? Je trouve que vos effets personnels sont bien plus en sécurité dans une poche de jean.
  • les boutons ont un effet argent "vieilli" pour aller avec cette toile claire.
  • les passants sont doublés, comme sur le canevas indigo.
  • les sacs de poches sont produits dans un twill de coton brut et épais, elles sont donc bien robustes.

L'effet argent vieilli se marie très bien avec cette matière !

Il est fabriqué dans notre atelier de jean le plus haut-de-gamme (celui du Vietnam tenu par des japonais, pas celui du Portugal), le même qui fabrique notre jean Kurabo et notre pantalon en canevas indigo.

Comment porter le pantalon canevas ?

Ici, on constitue une base de tenue avec une chemise gris moucheté portée avec un pantalon canevas olive. On laisse apparaitre discrètement les chaussettes d'une teinte claire qui attirent automatiquement l'oeil vers les chaussures, des brogues en cuir marron. Pour compléter cette tenue, on porte une veste shearling en mouton retourné, dont le côté brut va parfaitement avec le canevas. Une façon d'être élégant en restant au chaud (blouson Officine Généralechemise gris moucheté BonneGueulepantalon canevas BonneGueule, brogues Grenson de chez British Shoes).

La base est la même que pour le look précédent, on remplace simplement le shearling par un gilet matelassé sans manches et les brogues par des boots ayant un peu vécues. Se voulant plutôt d'inspiration workwear, la tenue est résolument plus neutre, pour un rendu décontracté que l'on pourrait adopter tant à la campagne qu'à la ville. Changer une ou deux pièces peut souvent transformer le rendu tout en gardant la base. (Gilet sans manches top secret, pantalon canevas BonneGueulechemise gris moucheté BonneGueule, boots achetées en friperie).

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Benoît Wojtenka Benoît Wojtenka

J'ai fondé BonneGueule.fr en 2007. Depuis, j'aide les hommes à construire leur style en leur prodiguant des conseils clairs et pratiques, mais aussi des réflexions plus avancées.
Et j'ai quelques lubies : le sport en salle, le techwear… Et j'adore le thé sous toutes ses formes, que je bois à raison de plus de trois litres par jour.

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