J’ai créé un pantalon à pinces pas comme les autres (par Nicolò)

Temps de lecture : 12 minutes

couv pantalon edwood capsule edito nicolo

Publié par le 15 février 2022

Quand j'ai su qu'on allait faire une capsule avec les autres membres de la rédac', il ne m'a pas fallu plus d'un instant pour me dire que ce serait un pantalon comme celui-ci.

Eh mais... Mais... Je crois bien que...

Car il est né d'une obsession qui me suit depuis quelques années déjà : les fermetures de pantalon plus originales, au sujet desquelles j'ai publié un véritable guide.

Croyez-moi, les hommes sont trop nombreux à choisir des pantalons archi-basiques dans leur forme, et c'est dommage parce que c'est une mine d'or pour gagner en style.

Bref, il s'avérait que dans la longue liste des fermetures de pantalon plus travaillées, celle qui en jetait le plus à mes yeux était aussi la plus difficile à trouver.

Il ne restait plus qu'à se mettre au boulot.

Bah oui, bien sûr. C'est CA que je vais faire, voyons ! Haha !

Le pantalon type “Hollywood”

...une taille haute pas comme les autres

Notre cardigan en chameau (pas le mien, je pleure de l'avoir laissé filer), une chemise écrue sans col, la ceinture qui fait un petit rappel, des bottines (Yeossal) et c'est parti !

La légende voudrait que ce style eût été le chouchou des messieurs élégants du showbiz’ tels que Frank Sinatra ou Fred Astaire, dans les années 50, à Hollywood.

C’est Edward Sexton , qui l’a remis au goût du jour il y a quelques années, et qui lui a donné ce sobriquet.

pantalon hollywood edward sexton

Le modèle de chez Edward Sexton, qui a, selon moi, relancé cette tendance (du moins dans la petite niche du style tailleur) complètement oubliée. Faut rendre à César ce qui est à César !

Et on trouve effectivement quelques photos d’époque et de vielles publicités qui confirment (plus ou moins...) ce doux récit. Voilà comment le petit milieu des hommes élégants s'est récemment mis à l'appeler "Hollywood Trouser" !

Mais concrètement, ce qui le sépare du simple pantalon taille haute à pince au point de mériter un surnom, ce n'est pas qu'une belle histoire.

C'est tout à fait compatible avec un look quasi-monochrome qui joue à fond la carte du sobre et du minimalisme. (Manteau, col roulé et Brogues de chez nous !)

Ce sont ses passants, et la construction de sa ceinture.

1. Des passants plus bas, une construction souple

... On dirait pas, mais ça change tout !

Le terme plus générique est “drop loop trouser” : un pantalon dont les passants sont descendus, et dont la ceinture est plus souple dans sa construction.

Vous l’ignoriez peut-être, mais vos pantalons habillés modernes sont normalement dotés d’une bande thermocollante à la ceinture qui les rigidifie pour donner plus de tenue.

Alors pourquoi faire autrement ici ? Parce que ces deux éléments fonctionnent en synergie !

2. "Fausse" taille haute

... Mais vrai confort !

Premièrement en descendant les passants, vous corrigez un des principaux défauts des "vrais" pantalons taille haute : vu qu'ils nous maintiennent par la taille, qui est généralement la zone la plus fine du torse, ils sont extrêmement confortables debout et nous laissent plus libres de nos mouvements de hanches...

Mais ils tendent à serrer un peu plus le ventre lorsqu’on s’assoit. Sans quoi, ils baillent et tombent quand vous êtes debout.

Voilà aussi pourquoi les ceintures n'étaient pas forcément préférées aux bretelles à l’époque.

"Vous voulez dire que je peux m'asseoir sans rentrer le ventre... Non, pour de vrai ? J'ai le droit ?"

Mais ce pantalon, lui, est idéal pour les ceintures.

Car elles le maintiennent plus bas qu’à votre véritable taille naturelle, donc plutôt comme une taille "moyenne" ou "mi-haute"...

Tout en donnant l'air d'être "taille haute" puisque le tissu remonte.

Deuxièmement c’est la souplesse de sa structure permet à la ceinture que vous portez de faire son boulot, sans que le pantalon se retrouve disgracieusement écrabouillé. Parce qu'avec une structure rigide, si la ceinture serre trop, le thermocollant fait des cassures au lieu de "plier" gracieusement.

En résumé : il garde l’avantage de créer une silhouette plus élancée, de marquer la taille et d’allonger les jambes comme tous les pantalons taille haute, tout en évitant certains inconvénients pratiques.

"Dis-donc, elle est pas mal ta ceinture !"

Ma ceinture western Silver Ostritch a enfin trouvé un pantalon qui révèle tout son potentiel.

Avec ce pantalon, vous allez peut-être l'entendre plus que d'habitude, ce compliment.

Car le dernier point fort de ces pantalons drop loupe, c’est qu’ils sont faits pour mettre en valeur votre plus jolie ceinture.

Vous remarquerez que les passants sont fins : c’est voulu, il est important que la ceinture ne flotte pas puisqu’elle va réellement participer au maintien.

Combinez une ceinture bien maintenue au fait qu'elle soit "encadrée" par le tissu, présent en dessous et au-dessus d'elle, et vous comprendrez pourquoi ça la fait autant ressortir.

Ici je le porte avec un layering chemise western en chambray (A.B.C.L.), tee écru texturé, foulard négligemment noué (Altea), une paire de bottines Jodhpur et une ceinture western. Mi-cavalier de l'ouest, mi-dandy d'aujourd'hui.

Du coup, côté style, je vous recommande de le porter avec une ceinture...

  • Assez fine. Une largeur de 4cm ou plus n’a rien à faire là, et même si ça tenait dans les passants, ça monopoliserait trop le regard.
  • Dotée d'une boucle ovale ou arrondie, pour avoir une petite ceinture élégante sans être formelle pour autant. C'est pas aussi indispensable que la finesse... Mais quand même je trouve ça mieux, entre nous.
  • De style western, ou "ranger belt", comme je le fais moi. Bon, c'est une pièce plus forte, c'est pas pour tout le monde, mais ça marche.

D'ailleurs, si ce style de pantalon vous évoque quelque chose d'un peu cowboy, c'est justement parce que les tenues typées "héritage du Sud-Ouest américain" mettent souvent la ceinture au premier plan.

Et pour le cuir : suédé, lisse, grainé, faites-vous plaisir. Je recommande même la ceinture tressée !

De ce que j’ai pu voir, notre coloris marche particulièrement bien avec des marrons allant de moyen à clair, du beige et même du bordeaux très foncé.

3. Les pinces

... Bien plus qu'un détail !

Après la synergie ceinture-passants, il reste un dernier élément qui caractérise ce pantalon : ce sont ces doubles pinces intérieures bien généreuses.

Au-delà de l’esthétique rétro-chic qui marque les esprits, leur présence s’explique encore une fois par la synergie globale du design :

Lorsque vous serrez votre ceinture, si la taille est un peu grande, les pinces anglaises sont plus tolérantes à l’excédent de tissu que les pinces “extérieures” ou “italiennes”.

Car l’excédent peut se placer dans le creux formé par les pinces à l'avant, plutôt que de pendouiller sur l’arrière du pantalon.

"It's not a bug, it's a feature"

D'ailleurs, certains hommes un peu pointus font carrément un parti pris de style du fait d'avoir un excès de matière à la taille sur de tels pantalons.

Ils profitent de la construction souple et du placement des passants, pour laisser le haut de la taille onduler légèrement, ce qui renforce encore l’impression d’une “taille fine”.

 

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C’est fait plus discrètement chez l’homme, mais si vous y prêtez attention vous verrez que ça fait des années que cette astuce est de mise sur les modèles femme, où l’on l’applique de façon bien plus visible.

L’expérience me l’a montré à maintes reprises : des coupes slim, jusqu’aux jogpants élégants à cordon de serrage, en passant par le retour des tailles hautes, tout ce qui est proposé de nouveau en matière de pantalon chez l’homme naît d’abord d’une tendance chez la femme, qui est ensuite habilement réadaptée à l'homme.

Une coupe plus généreuse

... Pas radine en cuisse !

Pour ce pantalon, je voulais une coupe droite. Attention, “droit” ne signifie pas forcément ample, même si ça peut aller avec.

Mais il fallait que ni le bas ni la cuisse ne soient trop resserrés.

Tout simplement parce que sur de tels modèles, les pinces et leur pli central structurent la coupe, et participent grandement à donner cette ligne de jambe continue, très élégante, malgré un volume plus confortable.

Si vous êtes trop serrés dedans, en cuisse ou en mollet, les pinces s'ouvrent, cassent et la magie disparaît.

Enfin, il est vrai que ces coupes plus généreuses augmentent aussi le volume total de vos jambes. Mais c'est un choix logique quand il s'agit d'un pantalon taille haute, puisqu'une taille plus haute rajoute, en contrepartie, de la longueur visuelle à vos jambes.

Bon, rassurez-vous, je sais ce qu'il se passe dans votre tête quand vous lisez mes explications techniques...

"C'est très bien tout ça... Mais est-ce que ça irait sur MA morphologie ?"

Eh bien, je peux vous parler des gens sur qui je l'ai vu porté :

J’ai vu le prototype de ce pantalon sur David, qui frôle gentiment les 1m90, pour une corpulence plutôt standard : ça lui va bien.

Je l’ai vu sur Jason, notre D.A. Photographe qui fait la même taille que moi (un poil plus qu'1m70), mais pour une morpho plus fine : ça lui va bien.

Quant à moi et ma morpho compliquée pour les pantalons , je trouve qu'on s'en sort pas mal non plus.

"Salut toi... T'as de beaux plis tu sais ? On sort ensemble ce soir ?"

Qu'en pensez-vous ?

Mes conseils de choix de taille et de retouche

... Si j'étais vous, je les écouterais, hein.

Normalement, vous devriez prendre votre taille habituelle.

Cela dit, il nous arrive à tous d'hésiter entre deux tailles.

(D'ailleurs, voici un lien vers le tableau de mesures du modèle !)

Auquel cas, si vous êtes souvent serrés aux cuisses mais large en ceinture, je conseille une taille en dessous de la taille habituelle, car la place aux cuisses ne manquera pas !

D'ailleurs, ce qui est agréable avec ce genre de volumes, c’est qu’ils sont faciles à retoucher pour obtenir une silhouette qui nous va au mieux.

1. Respectez le volume !

Et le volume vous respectera.

Mais attention à ne pas avoir la main trop lourde non plus : ne touchez pas ou presque pas à l’ouverture de jambe et au mollet. Vous passeriez vraiment à côté de ce qui fait le charme de cette coupe.

À la limite, si vous voulez quelque chose de moins ample, faites resserrer un tout petit peu la cuisse, mais pas le bas !

Pour être tout à fait franc avec vous, c'est ce que j'ai fait sur la taille 48 que je porte sur le shooting.

Vous voyez, qu'il est légèrement plus droit sur moi ? C'est ce que je préfère comme tombé, c'est pour ça que j'ai resserré la cuisse, juste un brin !

Ça va peut-être vous surprendre, mais j'aurais aimé que l'ouverture de jambe soit un peu plus large pour rendre le pantalon encore plus droit, ou que la cuisse soit un peu plus serrée.

Mais bon... On ne voulait pas vous brusquer avec une coupe trop inhabituelle pour vous, alors notre chef produit a un peu tempéré l'affaire. 😉

La coupe est donc très proche des volumes qu'on appelle "straight" chez nous, tel que sur notre chino Venise.

2. La longueur

... Sans cassure, mais pas trop court !

Vous le savez sans doute déjà, un pantalon en prêt-à-porter est toujours doté d’une longueur standard, censée habiller un maximum de monde en étant retouchée. Et là aussi, j'ai des convictions assez fortes, et donc des conseils à vous donner.

Le revers doit idéalement juste faire "boop" sur le haut de la chaussure... Ah, tenez regardez : "Boop !" ... Oui. C'est parfait !

  • 1er conseil : à la réception ou à l'essayage du produit, si vous n'êtes pas habitués à un volume plus ample comme celui-ci, quand le pantalon est trop long, il peut donner l’impression d’être “vraiment trop large”.
    Ne paniquez pas, respirez... Vous verrez que si vous repliez le tissu vers l'intérieur pour ajuster un peu la longueur, ça tombe beaucoup mieux. Vous aurez une meilleure idée du rendu final.
  • 2nd conseil de retouche : choisissez vraiment un tombé sans cassure, donc sans excès de longueur. Car vous n’auriez plus ce tombé lourd et net que l’on recherche sur ce pantalon. Mais pas trop court non plus, car il faut tirer parti de la belle continuité qu’offrent ces pinces généreuses pour élancer vos jambes. Ne découvrez pas trop vos chevilles, donc.

C'est important pour tous les pantalons, mais ça l'est encore plus pour un modèle aussi particulier que celui-ci.

Il ne restait qu’à trouver la matière…

Ah bah oui, tiens, et le tissu alors ?

Surpris que je n'en parle que maintenant ?

C'est juste que ça reflète l'ordre dans lequel on a conçu le produit...

Quand on développe un vêtement, parfois, c’est le tissu qui donne l’impulsion de départ et qui s’impose à nous.

Et parfois, on a l’idée d’une forme, mais on ne sait pas avec quel tissu on veut l’exprimer.

Pour ce pantalon, c’était plutôt le second cas de figure : j'avais déjà les idées bien claires sur le style et la coupe, mais pour la matière, j’avais plutôt une liste de critères...

1. Je voulais qu’elle ne froisse pas trop

"Qui trop souvent repasse, trépasse."

C’est toujours agréable, un tissu de pantalon qui ne froisse pas trop.

Mais pour ce modèle, c’était tout simplement non négociable, puisque tout son charme repose sur la netteté de son tombé.

Vous connaissez "Le roseau plie mais ne casse pas" ? Eh bien là, c'est plutôt "Le tissu ondule mais ne froisse pas". (Bon, plutôt "peu". Soyons raisonnables)

Alors imaginez un peu, si on était obligé de le repasser tous les deux ports… Ce serait insupportable, non ?

Voilà pourquoi le coton, le lin ou des matières en incorporant étaient exclus d’avance. Désolé Messieurs Coton et Lin, ce sera pour une prochaine fois !

2. Je voulais qu’elle marque les plis

... Et un tombé lourd et fluide.

Et là, vous pensez :

“Quoi, mais il se contredit le Nicolò là ! Il vient de dire qu’il voulait que ça ne froisse pas. Faut arrêter les soirées showbiz' à Hollywood, dis-donc !”

Eh non ce n’est pas une erreur ou une contradiction !

Je parle bien de marquer le pli central de façon à ce qu’il tienne bien... Sans pour autant que le reste ne froisse.

Vous voyez le très léger faux-pli sur ma jambe ? Eh bien c'est moi qui me suis foiré en repassant. Pour vous donner une idée, je n'ai par contre jamais eu de pli aussi marqué par simple "froissage" du pantalon.

Et c’est vrai que normalement, les matières qui font l’un font aussi l’autre : plus un coton est “craquant”, plus il marque de beaux plis... Plus il est froissé en fin de journée.

La bonne réponse était donc un 100% laine bien choisi.

Les passionnés de costume le savent, rien n'égale un beau drap de laine lisse quand il s'agit de réunir ces critères de fluidité et de plis nets tout en demandant relativement peu d'entretien.

3. Je voulais de la texture et un peu de couleur

... Une belle mixture pour embaumer nos coeurs !

Car ça reflétait le projet de ce pantalon : une pièce élégante mais pas guindée, qui soit originale ET de bon goût.

Il fallait un tissu élégant et discret car on a déjà un design plus fort que la norme. Pas de motif voyant ou de couleur trop forte, ça aurait été de trop ici.

Par exemple ! si le pantalon avait été trop lisse, trop peu nuancé, il aurait été difficile à porter dans ce look à la cool, en mode hoodie, sneakers et surchemise.

Mais on ne pouvait pas se permettre un tissu lisse et ennuyeux : le pantalon aurait immédiatement été relégué au rang de pièce rétro et formelle, trop difficile à porter à une ère où les dress codes se décontractent.

Ehhh oui, sans surprise, il nous fallait ce bon vieil entredeux "pile comme il faut". Et pour trouver ça, vous êtes obligés d'y mettre le prix, et d'aller chez les meilleurs...

La réponse : un tissu Loro Piana 100% laine grattée

Le grand tisseur italien qui... Roh, quand même ! Vous connaissez déjà, non ?

  • Garde bien les plis au fer à repasser ? Ok.
  • Froissage faible à modéré ? Ok.
  • Tombé "lourd", opulent, fluide ? Ok.
  • Matière légère pour la mi-saison avec une bonne amplitude thermique ? Ok.

Bon, ça cochait tous les critères pratico-techniques. Et pour l'esthétique...

1. Une "tête d'épingle"

... Pas piquée des hannetons !

Julien, notre chef de collection, appelle ça un "tête d'épingle", et je comprends pourquoi : des petites pointes de clair surgissent sur cette trame foncée et la constellent de nuances, comme si elles piquaient le tissu.

Ça donne une sorte de micro-quadrillage irrégulier. Une texture bien prononcée mais loin d'un véritable motif qui accrocherait trop le regard pour ce pantalon.

Et avec sa surface un peu grattée, on adoucit le tout, on rend le tissu reposant au regard comme au toucher.

En combinant tout ça, on arrive à un croisement entre l'aspect d'une flanelle, d'un tissu chiné et, bizarrement, d'un tissu en matières mélangées alors que c'est bien un 100% laine. C'est plutôt inhabituel, j'ai moi-même pensé à un mélange avec du lin ou de la soie en le voyant !

2. Une couleur qui s'imprègne de la lumière

... "C'est vert j'te dis !", "Nan, gris !", "Nan, c'est VERT  !"

Restait à s'arrêter sur un coloris, car ce tissu de chez Loro Piana existait en plusieurs références.

Mais honnêtement j'ai assez peu hésité, j'avais déjà une préférence pour du vert et, coup de bol, la bonne nuance était là !

On s'est donc tournés vers une couleur sombre, plus flatteuse et facile à porter pour la majorité : un gris-vert plein de nuances et de reflets.

Y'a du gris, du vert plus clair par endroits et plus foncé par d'autres et même de petites (mais alors vraiment petites) nuances de marron clair. Promis, vous les verrez en le regardant de près.

Alors, gris ou vert pour vous ?

Bon en fait...

J'ai dit que ça donnait un gris-vert, mais ça peut aussi être "vert-gris".

La raison pour laquelle on peut chipoter, c'est parce que ça dépend vraiment de la lumière.

Sous un éclairage artificiel modéré ou tamisé, la plupart des gens voient un gris foncé chiné.

Petit jeu d'optique : regardez juste le bas de la photo là où le pantalon rejoint les sneakers blanches. Il paraît plus gris. Plus regardez le haut où il rejoint la chemise bleue claire... Et il paraît légèrement plus vert.

Sous une lumière naturelle par une journée très couverte, vous verrez du vert-gris sombre.

Et par une belle journée ensoleillée, c'est vraiment le vert qui prend le dessus et le pantalon prend une teinte presque vert bouteille !

Quelques finitions pour la route

... C'est bonus, c'est cadeau !

Enfin, pour conclure en beauté, parlons des détails. Mais plutôt de ceux qui sont propres à ce modèle que de ceux que vous connaissez sans doute déjà chez nous.

Voici mes trois finitions préférées sur ce pantalon :

  • Un revers de 5cm en bas de jambe. Important pour aider le pantalon à bien tomber. Oui, "le tombé, le tombé !", c'est important, et j'ai pas fini de le répéter !

Ça, c'est du bon revers généreux ! Et c'est encore plus cool avec des chaussures un peu plus habillées, selon moi.

  • Une double patte de boutonnage intérieure, pour aider un petit peu au maintien ... Mais surtout parce que c'est un détail qu'on a parfois sur de très beaux pantalons napolitains ! Eh si, per forza !
  • Le vrai "V" d'aisance "fishmouth" à l'ancienne : là aussi, les experts n'auront jamais fini de débattre sur "l'aisance" que ce "V" et ses autres variantes apportent réellement. Ce qui est est certain en revancge, c'est que la forme de ce "V" en "bouche de poisson", et la délicate courbure qui le prolonge, sont un subtil clin d'œil au temps des beaux costumes, des bretelles, et même des cavaliers téméraires.Je dis bien "subtil clin d'œil", car on l'a assagi pour qu'il souligne élégamment le bas du dos, sans pour autant être si prononcé qu'il saute aux yeux. Une touche rétro, ok, mais il faut être pragmatique quand même 😉

Je ne peux pas vous montrer les deux finitions précédentes pour le moment alors... Considérez ça comme une belle surprise qui vous attend à l'essayage.

Et pour le reste : coutures gansées, doublures en chambray bleu qui va bien avec le tissu, boutons en corne et poches arrière à rabat. Rien qui ne sorte de nos habitudes, mais le boulot a été bien fait.

Ce qu'offre ce pantalon "Hollywood", en 8 points :

  • Un style de pantalon recherché et élégant, qu'on ne trouve pas partout.
  • Une construction qui donne l'allure de la taille haute, mais plus de confort.
  • Des ceintures qui sont sublimées (et retrouvent enfin une utilité plus que décorative).
  • Une coupe plus généreuse.
  • Un tombé net, opulent et élégant grâce aux pinces et au tissu.
  • Un tissu pour la mi-saison sobre, mais pas ennuyeux, riche de sa texture bien dosée et de ses nuances de couleur.
  • Une fabrication dans notre atelier Roumain, avec encore plus de soin sur les détails qu'à l'accoutumée.
  • L'inexplicable sentiment d'avoir été une vedette dans une autre vie, à un autre siècle...

Alors, il vous plaît ce pantalon ?

Dans le prochain épisode...

…Jordan vous présente son pote Spencer !

  1. Il vous dévoilera sa création en live sur notre page Instagram jeudi soir à 18h
  2. puis vous racontera tout en détail sur notre média à 18h15.

À jeudi !

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Nicolò Minchillo

Moi, c'est Nicolò. Concepteur-Rédacteur, je suis chez BonneGueule depuis 2015. J'écris évidemment des articles, et je crée des vidéos sur notre chaîne YouTube, telles que "Sapristi" ou encore "Sape m'en Cinq". Le tout avec un certain amour pour le débat, dont je ne me déferais jamais.
À côté de ça, je prête main forte au pôle produit pour qu'on développe des vêtements inspirés, dans de super matières.

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