Dossier : Comment monter une boutique de mode masculine ? #2

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La boutique est à nous : le compte à rebours infernal commence !

Maintenant que le contrat de bail commercial est signé, il faut agir extrêmement vite (un peu comme dans Fort Boyard).

Dans notre cas, nous n'avions que 3 mois pour ouvrir la boutique avant le démarrage des soldes d'été.

3 mois durant lequel le moindre petit problème sorti de nulle part peut décaler les premiers revenus, vous faire payer un loyer et des salaires pour rien... et faire capoter toute l'opération.

Ouvrir une boutique est donc vraiment un projet très stressant, qui n'obéit qu'à une seule règle...

"Quand on ouvre une boutique, rien ne se passe jamais comme prévu".

Ouvrir une boutique, sur le papier.

Ouvrir une boutique, sur le papier.

indiana jones combat

Ouvrir une boutique, en réalité.

Réunir des gens de confiance

C'est dans cette situation qu'il est très important de vous entourer de gens de confiance :

  • un avocat qui a bien verrouillé le bail commercial pour ne pas se réveiller un jour dans une situation caduque, notamment si on trouve de vilaines choses dans les murs comme de l'humidité, des fantômes ou de l'amiante (merci à Jean-David) ;
  • un architecte d'intérieur qui exprime l'identité de BonneGueule dans le monde physique, mais arrive aussi à trouver les bonnes astuces et les bons fournisseurs pour maîtriser les coûts (merci à Vincent Louis Voinchet, ainsi qu'à Juan Jose, un lecteur que nous apprécions énormément et qui nous a bien aidé aussi) ;
  • un entrepreneur efficace qui s'est entouré d'ouvriers qualifiés (vitrier, plâtrier, électricien) et de fournisseurs sérieux (merci à Clément Lescot de Walter et Cie). C'est une personne qui doit aussi être réaliste dans le timing et anticiper au maximum les problèmes.

Ces trois personnes sont clé, et bien se renseigner sur eux (en contactant leurs anciens clients ou en les trouvant par recommandation) améliore vos chances d'avoir un chantier de qualité et livré à temps.

Bien s'entourer, c'est la base !

Bien s'entourer, c'est la base !

Le micmac des procédures administratives

L'autre grand paramètre à prendre en compte (et sur lequel il faut bien anticiper), c'est la jungle des procédures administratives.

  • Obtenir l'accord du propriétaire, qui dans notre cas était représenté par un gestionnaire de biens (comme c’est souvent le cas lorsque le propriétaire a un patrimoine foncier conséquent), pour toute modification de la structure interne du magasin ;
  • De la mairie pour les travaux de façade et autres changements qui pourraient altérer l’aspect extérieur de la rue ;
  • Du syndicat de copropriété (dans notre cas il n'y en avait pas car le propriétaire possède tout l'immeuble) ;
  • De l'Architecte des Bâtiments de France (ABF) pour toute modification de façade (vu que le bâtiment est classé) ;
  • Rajouter l'accord de l'architecte du bâtiment pour tous travaux plus lourds ;
  • Rajouter l’avis de spécialistes pour s'orienter dans les choix de travaux lorsqu’ils touchent à la structure du bâtiment (murs porteurs, reprise en sous œuvre, etc.)

D'où la nécessité de bien penser le projet et de gérer très finement les différents interlocuteurs.

Heureusement, tout s'est bien passé...

local avant travaux

Photo de l'ancien locataire (ne pas hésiter à les demander) qui nous permet de connaître l'état de la façade sous le coffrage, sans rien casser.

chantier boutique mars

La boutique vide attend le début des travaux.

chantier boutique mars platre

Premier coup de massue. À partir de maintenant tout est possible !

chantier boutique avril

Du contreplaqué est appliqué sur la façade, qui sera réalisée en dernier.

À l'intérieur, les différents corps de métier s'activent sur les plâtres, l'électricité, la devanture...

chantier avril devanture

Consolidation de la base de la nouvelle vitrine.

chantier mai devanture

Puis pose des panneaux métalliques de la vitrine.

chantier mai platre et carrelage

Les murs sont lissés et les étagères en carrelage prennent forme.

chantier juin coffrage exterieur

Il est temps de réaliser le coffrage extérieur.

chantier juin bois et carrelage

Les panneaux de contreplaqué de pin sont posés et protégés de la poussière du chantier.

chantier juin peinture exterieure

Coup de peinture sur le coffrage extérieur : tout roule !

chantier juin devanture

La peinture sèche, on réalise notre première vitrine : beaucoup d'émotion !

Dernières finitions sur les étagères, qui manquent encore de produits à ce stade (le reste est arrivé entre temps).

Dernières finitions sur les étagères, qui manquent encore de produits à ce stade (le reste est arrivé entre temps). Et les lampes, ici un peu volumineuses, ont été changées.

Et quelques jours plus tard, Romain accueille les premiers visiteurs.

Se rendre compte que rien ne se passe jamais comme prévu !

Une grève des huissiers...

Dans notre cas, nous n'avions pas encore obtenu le virement bancaire pour financer les travaux avant le dernier mois avant ouverture en raison... d'une grève des huissiers administratifs.

Pour un simple papier de formalité, la banque, avec ses procédures très strictes, ne pouvait pas nous virer l'argent malgré son accord oral deux mois auparavant.

Cela signifie que nous avons du avancer énormément de sous et que les fonds frôlaient un niveau un peu dangereux, malgré un modèle économique et une gestion très saine.

Heureusement on a pu bénéficier de facilités de la part de la banque, mais ce type de problème sorti de nulle part (grève des huissiers pour un tout petit coup de tampon sur un tout petit papier) peut faire capoter plus d'un projet rentable et bien ficelé !

... et une peinture qui refuse de sécher

Pour l'histoire, l'autre mésaventure, ce fut le temps exceptionnellement humide qui empêcha la peinture au sol de sécher. Et c'est parti pour une seconde couche de 2 ou 3 jours !

Eh oui, quand je vous dis que les problèmes sortent toujours de nulle part !

Et les habituels petits retards de fournisseurs

On a aussi eu des petits retards sur la livraison des miroirs sur-mesure par le fabricant. Idem pour les crochets porte-manteaux et les bancs.

C'est le genre de petits imprévus sans conséquence pour lesquels on trouve facilement des solutions de remplacement.

Mais quand la boutique ouvre enfin, vous ne pensez de toute façon qu'aux bonnes choses (en sachant que les derniers ajustements se régleront de toute façon peu après...).

L'expérience en boutique (et l'humain avant tout)

Un espace qui nous ressemble et dans lequel on se sent bien

On arrive alors à une autre grande étape : l'architecture d'intérieur.

Une bonne architecture de boutique doit conjuguer :

  • Direction artistique : exprimer l'ADN de la marque ;
  • Merchandising : rendre l'offre de vêtements bien lisible, avec des petits meubles de stock rapide (pour éviter d'aller fouiller dans le vrai stock et faire ainsi attendre le client) ;
  • Confort : prendre en compte l'activité humaine, avec des matériaux qui résistent correctement aux frottements, qui se nettoient bien, des portants à portée de main et du regard, des cabines d'essayages suffisamment spacieuses ;
  • Et le plus important : éditorialiser la boutique, connecter ce lieu physique à l’ADN du blog en ligne (les gens nous répètent qu'ils se sentent bien sur BonneGueule, un peu comme sur le blog d'un ami : c'est très précieux et on doit préserver cela à tout prix !).

Direction artistique

Dans notre cas, nous voulions une boutique vraiment chaleureuse, mais aussi sobre, pour mettre en valeur les belles matières de nos vêtements. C'était hors de question pour nous de monter une de ces boutiques froides et impersonnelles.

Vincent a donc exprimé ses idées de matériaux : contreplaqués de pin, tapisserie, sol peint, cuir végétal, laiton, et carrelage à joints noirs façon Jean-Pierre Raynaud pour une petite touche actuelle et étonnante.

L'idée est de faire un clin d'oeil à la variété de matières et de textures que l'on utilise pour nos vêtements.

Mais aussi des lampes Serge Mouille et des bancs Nelson pour un côté élégant et toujours très graphique.

Autre vue 3D, celle de Vincent qui s'est chargé de l'aménagement intérieur.

Un visuel 3D de l'aménagement intérieur. Optimiser parfaitement l'espace est un petit casse-tête en soi, c'est pas aussi facile que de jouer aux Sims.

La même vue du haut.

La même vue de haut.

inspirations boutique 1

La sélection des matériaux par Vincent : béton, contreplaqué de pin, et quelques touches de laiton.

inspirations boutique 2

Mais aussi les lampes industrielles et le banc en bois brut, très graphique. Sans oublier le sol peint et le carrelage à joints noirs.

Et mis en pratique, voici ce que cela donne.

Et mis en pratique, voici ce que cela donne.

Quelques plantes sont venues se rajouter pour donner de la vie : et je me dis que montrer qu'on prend soin de nos plantes montre qu'on prend soin de notre travail et des gens aussi.

On a totalement refait la devanture aussi, avec notre code couleur et des panneaux de verre verticaux façon "atelier" qui rappellent la typo très art déco de notre logo (un mouvement artistique que j'aime beaucoup).

Merchandising

Côté merchandising, des portants à hauteur d'épaule pour se saisir facilement des produits, des étagères à hauteur d'homme, et des bancs Nelson pour venir accueillir petits accessoires, chaussures et vêtements pliés (maille, jeans).

Un excellent éclairage et un système sonore adapté ont également une très grande importance. Surtout l'éclairage, crucial quand on veut montrer toute notre attention sur les matières de nos créations.

Des textes suffisamment gros sur les petites étiquettes en vitrine et sur les vêtements, des prix bien visibles.

Enfin, de jolis mannequins de vitrine (on appelle ça un"Stockman", du nom de la marque iconique qui les produit). Et ne pas oublier de toujours les faire tourner. C'est comme Ken et Barbie, ils aiment bien qu'on leur refasse souvent leur look.

Confort

Enfin, de grandes cabines confortables, spacieuses, aérées et qui ferment bien.

On en a fait trois pour que les gens n’aient pas à attendre avec leur vêtements sur les bras (rien de plus ennuyeux quand on fait du shopping).

Les rideaux sont en flanelle Vitale Barberis Canonico (la même matière que nos pantalons, petite touche de douceur qui rend les essayages plus agréables !).

Et on a fait poser des miroirs de plein pied, là encore en quantité suffisante.

Et quelques petites attentions personnalisées qui donnent de l’épaisseur à une visite chez BonneGueule et transforme la boutique en une boutique de tailleur de quartier d’autrefois :

  • Petites attentions comme une boisson fraîche en été ou chaude en hiver (quand la fréquentation en boutique le permet) ;
  • Toujours un petit conseil bienveillant sur une idée de tenue ou l’entretien des chaussures ;
  • Un petit guide d'essayages qui permet de retenir les informations clés pour choisir la bonne taille d'un vêtement.

Le service ultime de toute boutique : un vendeur/conseil au top

Mais bien entendu, la boutique ne serait rien sans son élément central : le vendeur. C'est l'élément clé de toute boutique, celui qui en conditionne le succès ou l'échec. Il ne faut jamais l'oublier.

Voici ce que nous écrivions à ce sujet dans notre document du projet de boutique :

"Vendeur très poli, en retrait qui propose, mais assez peu, connaît parfaitement ses produits et son inventaire. 100% intègre, pas de speech de vente douteux. Il doit pouvoir dire : je vous arrête de suite, si vous cherchez une veste mi-saison, cette veste est trop lourde, plutôt hiver, passez votre chemin.

Il propose aussi des pièces plus fortes avec des motifs et des matières travaillées. Un client qui sort avec une pièce plus forte et qui sait comment la porter récupère une énorme valeur ajoutée car il élargit ses goûts et son périmètre stylistique.

Autre point important : faire attention aux clients qui peuvent être intimidés par une boutique de mode et par un vendeur. À la manière des Apple Stores, le client doit pouvoir faire le maximum de choses seul s’il le souhaite : exploration de la boutique, toucher les pièces, informations sur le produit (étiquettes/fiches produit), etc."

En fait on a regardé cette vidéo, et on a fait l'inverse.

Le Web-to-Store : plus facile à dire qu'à faire

Comme BonneGueule est avant tout une marque du Web qui invente son propre modèle, on a naturellement développé des fonctionnalités utiles pour vous.

En effet, on voit souvent des fonctionnalités innovantes intéressantes sur le papier, mais qui ne tiennent pas leurs promesses ou que les clients n'utilisent pas.

En bref :

  • Récupérer vos achats Web en boutique,
  • Pouvoir faire un échange de taille aussi,
  • Et vérifier sur le site Web de la disponibilité en magasin des articles.

Cela paraît très simple, je sais. Sauf que vous n'imaginez pas la complication de gérer des systèmes de stocks séparés, qui doivent être rafraîchis en temps réel, tout en pouvant supporter les pics de trafic des lancements, sans vendre le même produit à deux personnes différentes !

Axome, notre agence Web, était à nouveau derrière nous, et on est encore une fois très contents du résultat. Mais on ne se repose pas sur nos lauriers, des évolutions Web sont apportées en continu.

Cela dit, je conseillerai à une jeune marque qui se lance de se passer de ces fonctions dans un premier temps et de faire le plus simple possible, en se concentrant sur l'essentiel : les produits et le vendeur.

Et petite parenthèse, on a même rajouté un chat sur le shop (du "click to chat", dans le jargon). Et en dehors des heures de bureau, ce sont des clients BonneGueule... qui répondent aux clients BonneGueule (on appelle ça du "click to community") ! 

click to chat et click to community bonnegueule

Les petits blocs de click to chat et de click to community, avec la startup française iAdvize.

C'est une nouvelle façon de dialoguer encore peu répandue dans l'e-commerce qui a une grande valeur : obtenir les réponses à vos questions en temps réel. Alors n'hésitez vraiment pas : on vous répondra avec grand plaisir (que ce soit l'équipe ou nos lecteurs ambassadeurs).

Les petits +

En se demandant ce qui serait vraiment utile, mais pas forcément lié à des nouvelles technologies, on s'est dit qu'éditer une petite carte du quartier avec nos adresses préférées serait un vrai plus !

Et même nos "concurrents/partenaires", à l'image du travail de découverte et de promotion des belles marques du blog.

L’idée derrière est que la boutique devienne LE réflexe pour s’informer sur l’offre du quartier, un peu comme une agence de tourisme : cela nous positionne comme LA destination incontournable de toute visite dans le quartier.

meilleures adresses haut marais

plan du haut marais

Animer et optimiser sa boutique : un travail sans fin !

Animer la boutique

Et comme rien n'est jamais vraiment fini, même quand c'est fini (hein, quoi, des vacances ?), on passe alors à l'animation de la boutique.

Dit autrement : "comment ramener du monde ?"

  • Commencer par en parler. Oui c'est bête dit comme ça, mais en parler aux bons endroits du blog et de l'e-shop, c'est déjà pas mal,
  • Faire nos lancements en boutique, en y proposant des services (comme les retouches) qui représentent une plus-value par rapport au Web. Et proposer de rencontrer Benoît, Alexandre, et les autres personnes qui ont créé ces vêtements !
  • Être créatifs sur les évènement. Dernièrement, on a proposé une nocturne pour découvrir le costume en compagnie d'Alexandre, le chef de produit !
nocturne boutique paris

On refera ce genre de soirée en décembre.

Garder une offre fraîche

Ensuite, il faut rafraîchir continuellement la sélection en boutique.

L’idée est de passer des commandes les plus petites possibles pour accueillir des nouveautés tout au long de la saison, et donner ainsi l'envie aux clients de repasser.

C'est vraiment très important !

On change régulièrement cette devanture.

On change régulièrement cette devanture.

Écouter, regarder, optimiser : "retail is detail"

La troisième grande étape pour animer sa boutique, c'est de continuer à l'améliorer et à l'optimiser :

  • y aurait-il une manière de mieux présenter certains produits ?
  • quels sont les produits préférés des visiteurs et comment les mettre davantage en avant ?
  • l'éclairage est-il suffisamment bon ? Le mobilier est-il réellement adapté ? Est-ce qu'il ne s'use pas trop ?
  • est-ce que nous avons bien orienté les miroirs ?
  • comment rendre un service encore meilleur ?
  • est-ce que les visiteurs nous demandent de distribuer certaines marques de manière récurrente ?

Toutes ces questions trouvent réponse en observant les clients et en écoutant les retours de nos collaborateurs en boutique.

Mais il faut aussi susciter la remontée de ces informations :

  • Passer du temps sur le terrain tout simplement, il n’y a rien de plus important pour s’améliorer,
  • lancer de temps en temps de petits sondages rapides (anonymes ou non),
  • poser des questions aux clients avec qui on s'entend le mieux,
  • toujours adopter une posture ouverte et à l'écoute, ne jamais se braquer, et accueillir chaque suggestion positive ou négative comme un cadeau et une chance de s'améliorer encore.
Maxime, toujours au top à la boutique.

Maxime, toujours au top à la boutique.

Une dernière chose ? Oui, agir !

Et bien entendu, écouter c'est très bien, faire de beaux articles discours aussi, mais agir c'est au-dessus de tout.

Il faut donc créer une vraie culture d'entreprise de l'amour du travail bien fait, de l'autonomie, et de la responsabilisation. Les choses s'enclenchent alors sans même qu'on s'en rende compte.

C'est ce qui nous permet de modifier une vitrine ou un élément du blog en quelques jours, voire quelques minutes, suite à vos remarques souvent très utiles...

Les premiers retours sur la boutique

Cette première boutique nous a permis de valider la présence physique de BonneGueule.

Quatre mois après l’ouverture, le bilan est très très positif : vous avez été plus de 1.000 personnes à profiter de nos produits. Et on compte bien développer encore plus de produits et services (l'excellence s'approche sans jamais s'atteindre).

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Et cela complète parfaitement notre eco-sytème maintenant bien fourni : le blog, le shop, la chaîne YouTube, Facebook, Instagram, Twitter, sans oublier le forum et la Minute Selvedge (où on répond à toutes vos questions).

La newsletter, encore un peu en bêta. D'ailleurs vous en pensez quoi ? (je vous attends dans les commentaires)

La newsletter Minute Selvedge, encore un peu en bêta. D'ailleurs vous en pensez quoi ? (je vous attends dans les commentaires)

Bientôt des vêtements BonneGueule dans votre ville ?

Et bien sûr, une boutique à Paris n’est en aucun cas une finalité : car elle ne couvre qu’un petit périmètre de ce qu’est la France.

C'est pourquoi, avant la fin de l'année, on va débarquer dans les principales villes de France (nom de code en interne : Projet ESPADON. Le tout inspiré du film Radio Stars. Oui on est graves, mais c'est aussi pour ça que ça marche) 😉

Alors on vous dit sans doute à très vite pour le Tour de France BonneGueule (et si vous êtes à Paris, vous savez à présent où nous trouver...) !

plantes boutique bonnegueule

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  • ça existe déjà un peu 🙂

    https://www.bonnegueule.fr/projet-starship-presentation-de-la-ligne-bonnegueule-44/

    on travaille avec Axome qui sont des gens super sur tous les points (pros, sympas, humains) sur une base de WordPress pour le blog et de PrestaShop pour le shop.

  • aahhhh, enfin quelqu’un qui nous dit ce qu’il en pense 😉

    merci !

    oui c’est très juste pour la newsletter, je note et je partage avec les copains de l’équipe !

  • Benoit – BonneGueule

    Ahah je connaissais pas cette loi 😉 A prendre en compte pour l’avenir !

  • merci Ludovic !

  • merci beaucoup Sébastien pour tes retours !

  • Enrique

    Je suis tout à fait d’accord avec toi ! Je répondais juste à la question de Geoffrey « Que veux-tu dire par toujours debout ? »

  • Romain Rousseau

    Enrique je confirme : pour avoir été vendeur quand j’étais étudiant chez Esprit, Burton ou même dans du haut de gamme/luxe, on ne s’assoit pas pendant les moments où l’on est sur le « floor ». Quand tu as la charge de l’accueil du client et que tu es son premier « contact humain » avec la marque, être assis ça ne le fait pas ! Mais évidemment, il y a les pauses !

  • Thomas

    Ah ah c’est ce que l’on appelle la bonne nouvelle de ma journée !
    Bonne soirée à l’équipe ! 😉

  • Hello Thomas,

    On sera effectivement à Lille dans quelques semaines, plus d’informations très vite dans un article dédié 😉

    Bonne soirée,
    Geoffrey

  • presque 😉
    3 sur 4 !

  • si tu regardes bien dans la plupart des boutiques il n’y en a pas

  • Lyon, c’est dans quelques semaines 😉

    merci pour ton retour !

  • dans la plupart des boutiques, les vendeurs sont toujours debout, cela fait partie du métier 🙂

  • Nantes est prévu dans la vague 1 😉

  • c’est prévu sur la vague 2 si la première opération rencontre son public 🙂

  • Hello,

    Merci pour ton retour et ta question.

    En fait non, car on reste sur de la distribution directe : dans les deux cas on est sans intermédiaires et avec des stocks à peu près identiques (et qu’on rééquilibre entre eux de manière hebdomadaire).

    Il ne faut pas non plus oublier que le e-commerce engendre des coûts importants qu’on ne facture pas aux clients : environ 15€ de frais de port et packaging, des coûts de stockage et manutention, des échanges de tailles, etc. Cela consomme une partie importante de la marge, et au final les deux modes de distribution ont des coûts opérationnels quasi identiques.

    Il n’y a donc PAS d’augmentation de prix de prévu. Par contre cela nous permet de développer l’entreprise pour aller chercher encore plus d’économies d’échelles, qui elles nous permettent encore plus d’améliorer le rapport qualité/prix des produits et les services autour.

    C’est compliqué techniquement de décortiquer le prix d’un produit (c’est très variable, et ça dépend à la fois du coût que de l’immobilisation de trésorerie via minimas et délais de fabrication associés), mais il faut compter à peu prêt 5% de développement, 15% de matières, 15% de confection.

    Ensuite il faut savoir que sur de la production manuelle comme le textile tu as toujours 5% de pertes, et une part d’invendus ou endommagés au moment des échanges.

    Que ce soit en Web ou en physique, tu as ensuite environ 35% de coûts de distribution incompressibles.

    Les 25% qui restent servent à absorber tous les coûts fixes : locaux, salaires, média, communication, hébergement et infogérence, etc

    In fine on est entre 20 et 50% en dessous du marché en termes de prix à qualité équivalente, grâce à notre modèle à coûts d’acquisition (via média et bouche à oreille), production (via économies d’échelle + basiques intemporels), distribution (qui est directe) très faibles.

    À ton service si tu as d’autres questions.

    Bonne soirée,
    Geoffrey

  • merci Mathieu !

  • ça va se faire dans quelques semaines 😉

  • merci beaucoup Pascal !

  • merci pour tes retours !

    on a posé les miroirs entre temps, mais tu avais bien raison !

    bonne journée,
    Geoffrey

  • Hello Karim, tu as tout cela dans la première partie :
    https://www.bonnegueule.fr/dossier-comment-monter-une-boutique-de-mode-masculine-partie-1/

    Il faut dérouler le texte en cliquant dessus vers le début de l’article.

    On a bien sûr demandé plusieurs devis et on les a comparé. L’entrepreneur a quant à lui respecté le budget établi.

    Bonne soirée,
    Geoffrey

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello J’explore !

    Il l’a eu en Norvège, c’est un tricoté main, sans marque malheureusement :/

  • salut Valère, merci beaucoup !
    Que veux-tu dire par toujours debout ?

  • Filip

    Bon ben vous avez pensé à tout, vous êtes géniaux ! Bonne chance dans cette nouvelle aventure !

  • Abdelhamid Niati

    Je pense bien. Vous êtes endurants.

  • valere

    content d’avoir retiré une commande chez vous à la boutique que j’ai découvert avec plaisir. C’est un bel endroit, moderne, pas prout prout, ni vulgaire, ni prétentieux… Que du bon donc. Bonne continuation, réussite pour le projet « espadon ».

    j’avais juste une question, le vendeur il est toujours debout ?^^

  • Merci Léonard,

    C’est bien possible qu’on rende visite aux lyonnais dans quelques semaines 😉

  • Hello Filip,

    Oui tout à faut.

    D’ailleurs on vient de recevoir des sneakers blanches de chez NS, des sweatshirts de chez Benjamin Jezequel, et le cardigan bleu devrait aussi faire son retour à l’hiver prochain 🙂

    Très bonne soirée,
    Geoffrey

  • merci Antoine !
    si tu as des conseils et des remarques n’hésites pas du coup 🙂

  • merci beaucoup Abdel !
    (c’est vraiment qu’une des clés de base c’est de pas compter ses heures 🙂 )

  • merci Cyril, on espère aussi pouvoir continuer encore plus loin notre mission, même si c’est très compliqué et risqué d’ouvrir trop de points de ventes physiques (beauté de l’agilité des modèles Web !).

    A très bientôt,
    Geoffrey

  • Cyril

    Un salut à Maxime et son très bon accueil maintenant que vous m’avez rappelé son prénom.
    D’ailleurs, victime du succès de la ligne IV (ou succès tout court) j’ai été victime d’une cohue aux cabines d’essayages! L’ambiance de la boutique aidant, ça n’a nullement entaché mon expérience d’achat.
    J’espère que vous pourrez développer davantage de boutiques pérennes dans le futur et en province aussi!

  • on va vous prévenir très vite, mais ce seront d’abord les quatre principales villes après Paris en termes de trafic BonneGueule 🙂 les pronostics sont ouverts 😉

  • merci Romain 🙂

  • Romain Rousseau

    Passionnante cette retranscription d’une identité éditoriale et « produit » en boutique physique !