Dossier : Comment monter une boutique de mode masculine ? #2

Temps de lecture : 12 minutes

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La boutique est à nous : le compte à rebours infernal commence !

Maintenant que le contrat de bail commercial est signé, il faut agir extrêmement vite (un peu comme dans Fort Boyard).

Dans notre cas, nous n'avions que 3 mois pour ouvrir la boutique avant le démarrage des soldes d'été.

3 mois durant lequel le moindre petit problème sorti de nulle part peut décaler les premiers revenus, vous faire payer un loyer et des salaires pour rien... et faire capoter toute l'opération.

Ouvrir une boutique est donc vraiment un projet très stressant, qui n'obéit qu'à une seule règle...

"Quand on ouvre une boutique, rien ne se passe jamais comme prévu".

Ouvrir une boutique, sur le papier.

Ouvrir une boutique, sur le papier.

indiana jones combat

Ouvrir une boutique, en réalité.

Réunir des gens de confiance

C'est dans cette situation qu'il est très important de vous entourer de gens de confiance :

  • un avocat qui a bien verrouillé le bail commercial pour ne pas se réveiller un jour dans une situation caduque, notamment si on trouve de vilaines choses dans les murs comme de l'humidité, des fantômes ou de l'amiante (merci à Jean-David) ;
  • un architecte d'intérieur qui exprime l'identité de BonneGueule dans le monde physique, mais arrive aussi à trouver les bonnes astuces et les bons fournisseurs pour maîtriser les coûts (merci à Vincent Louis Voinchet, ainsi qu'à Juan Jose, un lecteur que nous apprécions énormément et qui nous a bien aidé aussi) ;
  • un entrepreneur efficace qui s'est entouré d'ouvriers qualifiés (vitrier, plâtrier, électricien) et de fournisseurs sérieux (merci à Clément Lescot de Walter et Cie). C'est une personne qui doit aussi être réaliste dans le timing et anticiper au maximum les problèmes.

Ces trois personnes sont clé, et bien se renseigner sur eux (en contactant leurs anciens clients ou en les trouvant par recommandation) améliore vos chances d'avoir un chantier de qualité et livré à temps.

Bien s'entourer, c'est la base !

Bien s'entourer, c'est la base !

Le micmac des procédures administratives

L'autre grand paramètre à prendre en compte (et sur lequel il faut bien anticiper), c'est la jungle des procédures administratives.

  • Obtenir l'accord du propriétaire, qui dans notre cas était représenté par un gestionnaire de biens (comme c’est souvent le cas lorsque le propriétaire a un patrimoine foncier conséquent), pour toute modification de la structure interne du magasin ;
  • De la mairie pour les travaux de façade et autres changements qui pourraient altérer l’aspect extérieur de la rue ;
  • Du syndicat de copropriété (dans notre cas il n'y en avait pas car le propriétaire possède tout l'immeuble) ;
  • De l'Architecte des Bâtiments de France (ABF) pour toute modification de façade (vu que le bâtiment est classé) ;
  • Rajouter l'accord de l'architecte du bâtiment pour tous travaux plus lourds ;
  • Rajouter l’avis de spécialistes pour s'orienter dans les choix de travaux lorsqu’ils touchent à la structure du bâtiment (murs porteurs, reprise en sous œuvre, etc.)

D'où la nécessité de bien penser le projet et de gérer très finement les différents interlocuteurs.

Heureusement, tout s'est bien passé...

local avant travaux

Photo de l'ancien locataire (ne pas hésiter à les demander) qui nous permet de connaître l'état de la façade sous le coffrage, sans rien casser.

chantier boutique mars

La boutique vide attend le début des travaux.

chantier boutique mars platre

Premier coup de massue. À partir de maintenant tout est possible !

chantier boutique avril

Du contreplaqué est appliqué sur la façade, qui sera réalisée en dernier.

À l'intérieur, les différents corps de métier s'activent sur les plâtres, l'électricité, la devanture...

chantier avril devanture

Consolidation de la base de la nouvelle vitrine.

chantier mai devanture

Puis pose des panneaux métalliques de la vitrine.

chantier mai platre et carrelage

Les murs sont lissés et les étagères en carrelage prennent forme.

chantier juin coffrage exterieur

Il est temps de réaliser le coffrage extérieur.

chantier juin bois et carrelage

Les panneaux de contreplaqué de pin sont posés et protégés de la poussière du chantier.

chantier juin peinture exterieure

Coup de peinture sur le coffrage extérieur : tout roule !

chantier juin devanture

La peinture sèche, on réalise notre première vitrine : beaucoup d'émotion !

Dernières finitions sur les étagères, qui manquent encore de produits à ce stade (le reste est arrivé entre temps).

Dernières finitions sur les étagères, qui manquent encore de produits à ce stade (le reste est arrivé entre temps). Et les lampes, ici un peu volumineuses, ont été changées.

Et quelques jours plus tard, Romain accueille les premiers visiteurs.

Se rendre compte que rien ne se passe jamais comme prévu !

Une grève des huissiers...

Dans notre cas, nous n'avions pas encore obtenu le virement bancaire pour financer les travaux avant le dernier mois avant ouverture en raison... d'une grève des huissiers administratifs.

Pour un simple papier de formalité, la banque, avec ses procédures très strictes, ne pouvait pas nous virer l'argent malgré son accord oral deux mois auparavant.

Cela signifie que nous avons du avancer énormément de sous et que les fonds frôlaient un niveau un peu dangereux, malgré un modèle économique et une gestion très saine.

Heureusement on a pu bénéficier de facilités de la part de la banque, mais ce type de problème sorti de nulle part (grève des huissiers pour un tout petit coup de tampon sur un tout petit papier) peut faire capoter plus d'un projet rentable et bien ficelé !

... et une peinture qui refuse de sécher

Pour l'histoire, l'autre mésaventure, ce fut le temps exceptionnellement humide qui empêcha la peinture au sol de sécher. Et c'est parti pour une seconde couche de 2 ou 3 jours !

Eh oui, quand je vous dis que les problèmes sortent toujours de nulle part !

Et les habituels petits retards de fournisseurs

On a aussi eu des petits retards sur la livraison des miroirs sur-mesure par le fabricant. Idem pour les crochets porte-manteaux et les bancs.

C'est le genre de petits imprévus sans conséquence pour lesquels on trouve facilement des solutions de remplacement.

Mais quand la boutique ouvre enfin, vous ne pensez de toute façon qu'aux bonnes choses (en sachant que les derniers ajustements se régleront de toute façon peu après...).

L'expérience en boutique (et l'humain avant tout)

Un espace qui nous ressemble et dans lequel on se sent bien

On arrive alors à une autre grande étape : l'architecture d'intérieur.

Une bonne architecture de boutique doit conjuguer :

  • Direction artistique : exprimer l'ADN de la marque ;
  • Merchandising : rendre l'offre de vêtements bien lisible, avec des petits meubles de stock rapide (pour éviter d'aller fouiller dans le vrai stock et faire ainsi attendre le client) ;
  • Confort : prendre en compte l'activité humaine, avec des matériaux qui résistent correctement aux frottements, qui se nettoient bien, des portants à portée de main et du regard, des cabines d'essayages suffisamment spacieuses ;
  • Et le plus important : éditorialiser la boutique, connecter ce lieu physique à l’ADN du blog en ligne (les gens nous répètent qu'ils se sentent bien sur BonneGueule, un peu comme sur le blog d'un ami : c'est très précieux et on doit préserver cela à tout prix !).

Direction artistique

Dans notre cas, nous voulions une boutique vraiment chaleureuse, mais aussi sobre, pour mettre en valeur les belles matières de nos vêtements. C'était hors de question pour nous de monter une de ces boutiques froides et impersonnelles.

Vincent a donc exprimé ses idées de matériaux : contreplaqués de pin, tapisserie, sol peint, cuir végétal, laiton, et carrelage à joints noirs façon Jean-Pierre Raynaud pour une petite touche actuelle et étonnante.

L'idée est de faire un clin d'oeil à la variété de matières et de textures que l'on utilise pour nos vêtements.

Mais aussi des lampes Serge Mouille et des bancs Nelson pour un côté élégant et toujours très graphique.

Autre vue 3D, celle de Vincent qui s'est chargé de l'aménagement intérieur.

Un visuel 3D de l'aménagement intérieur. Optimiser parfaitement l'espace est un petit casse-tête en soi, c'est pas aussi facile que de jouer aux Sims.

La même vue du haut.

La même vue de haut.

inspirations boutique 1

La sélection des matériaux par Vincent : béton, contreplaqué de pin, et quelques touches de laiton.

inspirations boutique 2

Mais aussi les lampes industrielles et le banc en bois brut, très graphique. Sans oublier le sol peint et le carrelage à joints noirs.

Et mis en pratique, voici ce que cela donne.

Et mis en pratique, voici ce que cela donne.

Quelques plantes sont venues se rajouter pour donner de la vie : et je me dis que montrer qu'on prend soin de nos plantes montre qu'on prend soin de notre travail et des gens aussi.

On a totalement refait la devanture aussi, avec notre code couleur et des panneaux de verre verticaux façon "atelier" qui rappellent la typo très art déco de notre logo (un mouvement artistique que j'aime beaucoup).

Merchandising

Côté merchandising, des portants à hauteur d'épaule pour se saisir facilement des produits, des étagères à hauteur d'homme, et des bancs Nelson pour venir accueillir petits accessoires, chaussures et vêtements pliés (maille, jeans).

Un excellent éclairage et un système sonore adapté ont également une très grande importance. Surtout l'éclairage, crucial quand on veut montrer toute notre attention sur les matières de nos créations.

Des textes suffisamment gros sur les petites étiquettes en vitrine et sur les vêtements, des prix bien visibles.

Enfin, de jolis mannequins de vitrine (on appelle ça un"Stockman", du nom de la marque iconique qui les produit). Et ne pas oublier de toujours les faire tourner. C'est comme Ken et Barbie, ils aiment bien qu'on leur refasse souvent leur look.

Confort

Enfin, de grandes cabines confortables, spacieuses, aérées et qui ferment bien.

On en a fait trois pour que les gens n’aient pas à attendre avec leur vêtements sur les bras (rien de plus ennuyeux quand on fait du shopping).

Les rideaux sont en flanelle Vitale Barberis Canonico (la même matière que nos pantalons, petite touche de douceur qui rend les essayages plus agréables !).

Et on a fait poser des miroirs de plein pied, là encore en quantité suffisante.

Et quelques petites attentions personnalisées qui donnent de l’épaisseur à une visite chez BonneGueule et transforme la boutique en une boutique de tailleur de quartier d’autrefois :

  • Petites attentions comme une boisson fraîche en été ou chaude en hiver (quand la fréquentation en boutique le permet) ;
  • Toujours un petit conseil bienveillant sur une idée de tenue ou l’entretien des chaussures ;
  • Un petit guide d'essayages qui permet de retenir les informations clés pour choisir la bonne taille d'un vêtement.

Le service ultime de toute boutique : un vendeur/conseil au top

Mais bien entendu, la boutique ne serait rien sans son élément central : le vendeur. C'est l'élément clé de toute boutique, celui qui en conditionne le succès ou l'échec. Il ne faut jamais l'oublier.

Voici ce que nous écrivions à ce sujet dans notre document du projet de boutique :

"Vendeur très poli, en retrait qui propose, mais assez peu, connaît parfaitement ses produits et son inventaire. 100% intègre, pas de speech de vente douteux. Il doit pouvoir dire : je vous arrête de suite, si vous cherchez une veste mi-saison, cette veste est trop lourde, plutôt hiver, passez votre chemin.

Il propose aussi des pièces plus fortes avec des motifs et des matières travaillées. Un client qui sort avec une pièce plus forte et qui sait comment la porter récupère une énorme valeur ajoutée car il élargit ses goûts et son périmètre stylistique.

Autre point important : faire attention aux clients qui peuvent être intimidés par une boutique de mode et par un vendeur. À la manière des Apple Stores, le client doit pouvoir faire le maximum de choses seul s’il le souhaite : exploration de la boutique, toucher les pièces, informations sur le produit (étiquettes/fiches produit), etc."

En fait on a regardé cette vidéo, et on a fait l'inverse.

Le Web-to-Store : plus facile à dire qu'à faire

Comme BonneGueule est avant tout une marque du Web qui invente son propre modèle, on a naturellement développé des fonctionnalités utiles pour vous.

En effet, on voit souvent des fonctionnalités innovantes intéressantes sur le papier, mais qui ne tiennent pas leurs promesses ou que les clients n'utilisent pas.

En bref :

  • Récupérer vos achats Web en boutique,
  • Pouvoir faire un échange de taille aussi,
  • Et vérifier sur le site Web de la disponibilité en magasin des articles.

Cela paraît très simple, je sais. Sauf que vous n'imaginez pas la complication de gérer des systèmes de stocks séparés, qui doivent être rafraîchis en temps réel, tout en pouvant supporter les pics de trafic des lancements, sans vendre le même produit à deux personnes différentes !

Axome, notre agence Web, était à nouveau derrière nous, et on est encore une fois très contents du résultat. Mais on ne se repose pas sur nos lauriers, des évolutions Web sont apportées en continu.

Cela dit, je conseillerai à une jeune marque qui se lance de se passer de ces fonctions dans un premier temps et de faire le plus simple possible, en se concentrant sur l'essentiel : les produits et le vendeur.

Et petite parenthèse, on a même rajouté un chat sur le shop (du "click to chat", dans le jargon). Et en dehors des heures de bureau, ce sont des clients BonneGueule... qui répondent aux clients BonneGueule (on appelle ça du "click to community") ! 

click to chat et click to community bonnegueule

Les petits blocs de click to chat et de click to community, avec la startup française iAdvize.

C'est une nouvelle façon de dialoguer encore peu répandue dans l'e-commerce qui a une grande valeur : obtenir les réponses à vos questions en temps réel. Alors n'hésitez vraiment pas : on vous répondra avec grand plaisir (que ce soit l'équipe ou nos lecteurs ambassadeurs).

Les petits +

En se demandant ce qui serait vraiment utile, mais pas forcément lié à des nouvelles technologies, on s'est dit qu'éditer une petite carte du quartier avec nos adresses préférées serait un vrai plus !

Et même nos "concurrents/partenaires", à l'image du travail de découverte et de promotion des belles marques du blog.

L’idée derrière est que la boutique devienne LE réflexe pour s’informer sur l’offre du quartier, un peu comme une agence de tourisme : cela nous positionne comme LA destination incontournable de toute visite dans le quartier.

meilleures adresses haut marais

plan du haut marais

Animer et optimiser sa boutique : un travail sans fin !

Animer la boutique

Et comme rien n'est jamais vraiment fini, même quand c'est fini (hein, quoi, des vacances ?), on passe alors à l'animation de la boutique.

Dit autrement : "comment ramener du monde ?"

  • Commencer par en parler. Oui c'est bête dit comme ça, mais en parler aux bons endroits du blog et de l'e-shop, c'est déjà pas mal,
  • Faire nos lancements en boutique, en y proposant des services (comme les retouches) qui représentent une plus-value par rapport au Web. Et proposer de rencontrer Benoît, Alexandre, et les autres personnes qui ont créé ces vêtements !
  • Être créatifs sur les évènement. Dernièrement, on a proposé une nocturne pour découvrir le costume en compagnie d'Alexandre, le chef de produit !
nocturne boutique paris

On refera ce genre de soirée en décembre.

Garder une offre fraîche

Ensuite, il faut rafraîchir continuellement la sélection en boutique.

L’idée est de passer des commandes les plus petites possibles pour accueillir des nouveautés tout au long de la saison, et donner ainsi l'envie aux clients de repasser.

C'est vraiment très important !

On change régulièrement cette devanture.

On change régulièrement cette devanture.

Écouter, regarder, optimiser : "retail is detail"

La troisième grande étape pour animer sa boutique, c'est de continuer à l'améliorer et à l'optimiser :

  • y aurait-il une manière de mieux présenter certains produits ?
  • quels sont les produits préférés des visiteurs et comment les mettre davantage en avant ?
  • l'éclairage est-il suffisamment bon ? Le mobilier est-il réellement adapté ? Est-ce qu'il ne s'use pas trop ?
  • est-ce que nous avons bien orienté les miroirs ?
  • comment rendre un service encore meilleur ?
  • est-ce que les visiteurs nous demandent de distribuer certaines marques de manière récurrente ?

Toutes ces questions trouvent réponse en observant les clients et en écoutant les retours de nos collaborateurs en boutique.

Mais il faut aussi susciter la remontée de ces informations :

  • Passer du temps sur le terrain tout simplement, il n’y a rien de plus important pour s’améliorer,
  • lancer de temps en temps de petits sondages rapides (anonymes ou non),
  • poser des questions aux clients avec qui on s'entend le mieux,
  • toujours adopter une posture ouverte et à l'écoute, ne jamais se braquer, et accueillir chaque suggestion positive ou négative comme un cadeau et une chance de s'améliorer encore.
Maxime, toujours au top à la boutique.

Maxime, toujours au top à la boutique.

Une dernière chose ? Oui, agir !

Et bien entendu, écouter c'est très bien, faire de beaux articles discours aussi, mais agir c'est au-dessus de tout.

Il faut donc créer une vraie culture d'entreprise de l'amour du travail bien fait, de l'autonomie, et de la responsabilisation. Les choses s'enclenchent alors sans même qu'on s'en rende compte.

C'est ce qui nous permet de modifier une vitrine ou un élément du blog en quelques jours, voire quelques minutes, suite à vos remarques souvent très utiles...

Les premiers retours sur la boutique

Cette première boutique nous a permis de valider la présence physique de BonneGueule.

Quatre mois après l’ouverture, le bilan est très très positif : vous avez été plus de 1.000 personnes à profiter de nos produits. Et on compte bien développer encore plus de produits et services (l'excellence s'approche sans jamais s'atteindre).

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Et cela complète parfaitement notre eco-sytème maintenant bien fourni : le blog, le shop, la chaîne YouTube, Facebook, Instagram, Twitter, sans oublier le forum et la Minute Selvedge (où on répond à toutes vos questions).

La newsletter, encore un peu en bêta. D'ailleurs vous en pensez quoi ? (je vous attends dans les commentaires)

La newsletter Minute Selvedge, encore un peu en bêta. D'ailleurs vous en pensez quoi ? (je vous attends dans les commentaires)

Bientôt des vêtements BonneGueule dans votre ville ?

Et bien sûr, une boutique à Paris n’est en aucun cas une finalité : car elle ne couvre qu’un petit périmètre de ce qu’est la France.

C'est pourquoi, avant la fin de l'année, on va débarquer dans les principales villes de France (nom de code en interne : Projet ESPADON. Le tout inspiré du film Radio Stars. Oui on est graves, mais c'est aussi pour ça que ça marche) 😉

Alors on vous dit sans doute à très vite pour le Tour de France BonneGueule (et si vous êtes à Paris, vous savez à présent où nous trouver...) !

plantes boutique bonnegueule

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  • ça existe déjà un peu 🙂

    https://www.bonnegueule.fr/projet-starship-presentation-de-la-ligne-bonnegueule-44/

    on travaille avec Axome qui sont des gens super sur tous les points (pros, sympas, humains) sur une base de WordPress pour le blog et de PrestaShop pour le shop.

  • David

    Super article sur la création d’une boutique! très bien expliqué.
    A quand un article sur la création d’une e-boutique ?
    Je me posais d’ailleurs la question, tellement votre site est bien fait, si il est customisé à partir d’une base « free » ou si il est entièrement construit en interne par votre équipe ou une agence ?

  • aahhhh, enfin quelqu’un qui nous dit ce qu’il en pense 😉

    merci !

    oui c’est très juste pour la newsletter, je note et je partage avec les copains de l’équipe !

  • Dreamz

    Personnellement je trouve la newsletter vraiment bien faite je ne l’a zappe jamais et pourtant j’en envoie à la trappe des mails.. le format est simple donne envie d’être lu j’ai une petite préférence pour la pépite selvedge ainsi que le décryptage des looks qui donne vraiment des idées d’assemblage

    J’en profite pour glisser une petite proposition pour les futur lignes, ce serais bien d’avoir des cols de chemise plus originaux, comme du col Club, Italien ou même un Pin collar qui est très rare dans le PAP classique, personnellement je ne suis pas trop fan des col français que vous proposer que je trouves trop « pointue » et rapprochés, de même pour les chemises casual je pense que ce serais bénéfique d’avoir un espacement plus grande entre la base des pointes, là ou se trouve le bouton du col, ce qui permettrais le port des cravates plus aisés et évitant ainsi de faire bomber le col.

  • Ianfi

    Excellente nouvelle 😉

  • Benoit – BonneGueule

    Ahah je connaissais pas cette loi 😉 A prendre en compte pour l’avenir !

  • Suit

    Merci bien pour cette réponse détaillée !

    Je serais particulièrement intéressé par un décorticage des coûts, marges et prix pratiqués dans le prêt-à-porter (en complément à l’article de Benoît). Ça ne vous attirerait pas que des amis, j’imagine 😉

    Une suggestion/question (que vous avez sûrement déjà envisagée) : pour les collaborations, afin de mieux prévoir la demande, pourquoi ne pas proposer un système type Gustin, de quantifier ainsi les demandes, et de lancer la production ensuite ? Vos partenaires seraient confiants, non ?

    Merci encore !

  • PhD

    Merci pour ces 2 articles très instructifs.

    La réflexion « Quand on ouvre une boutique, rien ne se passe jamais comme prévu » me fait furieusement penser à la loi de Hofstadter: « Il faut toujours plus de temps que prévu, même en tenant compte de la Loi de Hofstadter». Jolie formulation, récursive qui plus est !

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Hofstadter

    Philippe

  • merci Ludovic !

  • Ludovic

    Vraiment très bon et très intéressant ces 2 articles. J’ai eu la chance de pouvoir me rendre a la boutique 4-5 fois cet année et on voit les évolutions. Plus de vêtements, et surtout vous avez enfin placé un miroir mural dans la plus grande pièce et c’est très appréciable.
    Je ne parle pas de l’accueil qui est tout simplement parfait.

  • merci beaucoup Sébastien pour tes retours !

  • Enrique

    Je suis tout à fait d’accord avec toi ! Je répondais juste à la question de Geoffrey « Que veux-tu dire par toujours debout ? »

  • Sébastien

    Bravo pour ces deux articles qui sont très intéressants et donnerait presque envie de se lancer dans l’aventure !
    Petit retour perso sur mon expérience boutique : accueil au top, vêtement bien mis en valeur (un ou deux exemplaires de chaque pièces de façon à pouvoir garder une grande « lisibilité » des produits), ambiance très cosy bref super. Juste un point qui m’a un peu gêné : les miroirs étaient inclinés contre le mur ce qui a pour effet de donner un look grandes jambes / petit buste… C’est pas évident pour se rendre compte du rendu !

    Sinon concernant la Minute selvedge, j’aime beaucoup le format court et concis, on n’a pas l’impression de se faire spammer, c’est pratique quand un a une minute (d’où le nom de la newsletter je pense…) Un petit point à améliorer peut être : agrandir la taille des photos pour pouvoir mieux visualiser les looks / produits.

  • Romain Rousseau

    Enrique je confirme : pour avoir été vendeur quand j’étais étudiant chez Esprit, Burton ou même dans du haut de gamme/luxe, on ne s’assoit pas pendant les moments où l’on est sur le « floor ». Quand tu as la charge de l’accueil du client et que tu es son premier « contact humain » avec la marque, être assis ça ne le fait pas ! Mais évidemment, il y a les pauses !

  • Thomas

    Ah ah c’est ce que l’on appelle la bonne nouvelle de ma journée !
    Bonne soirée à l’équipe ! 😉

  • Hello Thomas,

    On sera effectivement à Lille dans quelques semaines, plus d’informations très vite dans un article dédié 😉

    Bonne soirée,
    Geoffrey

  • presque 😉
    3 sur 4 !

  • si tu regardes bien dans la plupart des boutiques il n’y en a pas

  • Lyon, c’est dans quelques semaines 😉

    merci pour ton retour !

  • dans la plupart des boutiques, les vendeurs sont toujours debout, cela fait partie du métier 🙂

  • Nantes est prévu dans la vague 1 😉

  • c’est prévu sur la vague 2 si la première opération rencontre son public 🙂

  • Hello,

    Merci pour ton retour et ta question.

    En fait non, car on reste sur de la distribution directe : dans les deux cas on est sans intermédiaires et avec des stocks à peu près identiques (et qu’on rééquilibre entre eux de manière hebdomadaire).

    Il ne faut pas non plus oublier que le e-commerce engendre des coûts importants qu’on ne facture pas aux clients : environ 15€ de frais de port et packaging, des coûts de stockage et manutention, des échanges de tailles, etc. Cela consomme une partie importante de la marge, et au final les deux modes de distribution ont des coûts opérationnels quasi identiques.

    Il n’y a donc PAS d’augmentation de prix de prévu. Par contre cela nous permet de développer l’entreprise pour aller chercher encore plus d’économies d’échelles, qui elles nous permettent encore plus d’améliorer le rapport qualité/prix des produits et les services autour.

    C’est compliqué techniquement de décortiquer le prix d’un produit (c’est très variable, et ça dépend à la fois du coût que de l’immobilisation de trésorerie via minimas et délais de fabrication associés), mais il faut compter à peu prêt 5% de développement, 15% de matières, 15% de confection.

    Ensuite il faut savoir que sur de la production manuelle comme le textile tu as toujours 5% de pertes, et une part d’invendus ou endommagés au moment des échanges.

    Que ce soit en Web ou en physique, tu as ensuite environ 35% de coûts de distribution incompressibles.

    Les 25% qui restent servent à absorber tous les coûts fixes : locaux, salaires, média, communication, hébergement et infogérence, etc

    In fine on est entre 20 et 50% en dessous du marché en termes de prix à qualité équivalente, grâce à notre modèle à coûts d’acquisition (via média et bouche à oreille), production (via économies d’échelle + basiques intemporels), distribution (qui est directe) très faibles.

    À ton service si tu as d’autres questions.

    Bonne soirée,
    Geoffrey

  • merci Mathieu !

  • ça va se faire dans quelques semaines 😉

  • merci beaucoup Pascal !

  • merci pour tes retours !

    on a posé les miroirs entre temps, mais tu avais bien raison !

    bonne journée,
    Geoffrey

  • Hello Karim, tu as tout cela dans la première partie :
    https://www.bonnegueule.fr/dossier-comment-monter-une-boutique-de-mode-masculine-partie-1/

    Il faut dérouler le texte en cliquant dessus vers le début de l’article.

    On a bien sûr demandé plusieurs devis et on les a comparé. L’entrepreneur a quant à lui respecté le budget établi.

    Bonne soirée,
    Geoffrey

  • Karim

    J’aurais aimé un petit texte décrivant les différentes étapes de financement du projet. La consultation éventuelle d’entreprises et si vous avez payer plus chère ou moins chère par rapport à votre estimation prévisionnelle? Et aussi savoir si votre Budget a évolué en fonction de plusieurs critères qui venaient se rajouter par exemple….

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello J’explore !

    Il l’a eu en Norvège, c’est un tricoté main, sans marque malheureusement :/

  • nist-r

    Bonjour.

    Je suis passé deux fois à la boutique, et tout est ok. Je trouve qu’il y a pas de miroir pour se voir correctement, et en entier. Surtout dans les cabines. L’idée des portoirs suspendus est bonne, mais c’est dommages qu’ils ne soient pas fixes. Pour prendre ou déposer un truc, ça se ballade dans tous les sens, c’est dommage. Aussi, je pense que c’est plus judicieux qu’une cabine soit tout le temps « dépliée ». L’acheteur n’a pas à attendre que le vendeur la déplie (2sec, c’est vrai, mais bon), l’acheteur voit moins le bricolage (ingénieux d’ailleurs).

    Voilà, c’était mon petit avis ^^ Bravo et bonne continuation a vous 🙂

  • Enrique

    Lyon, Marseille, Bordeaux, Lille ? Venez à Montpellier, il fait beau tout le temps. En plus il y a les meilleurs burgers de France chez Burger & Co… Si avec cet argument vous ne venez pas, je ne comprends plus rien 😉

  • Pascal

    Salut,

    Je suis passé cet été et aussi pour le lancement de la ligne BG IV, et franchement j’adore votre boutique ! L’équipe est super et je me mords les doigts de ne pas avoir de Black-Card sinon je serais reparti avec tout le magasin !

    Si votre objectif était d’être en boutique comme vous êtes sur le blog, pour ma part c’est objectif (pleinement) réussi !

    PS : Ah zut j’avais pas fait attention à cette nocturne …

  • Marc Tran

    Venez à Lyon les gars !

    Top cette petite explication toujours bien detaillée

  • Mathieu

    Bonjour je confirme aussi le très bon accueil et la patience du vendeur hier soir surtout avec mes retouches sur 3 pantalons de costume 😉

  • Suit

    Bonjour,

    le rapport physique avec le produit (voir, toucher, sentir, essayer) est effectivement hyper important. L’intérêt de boutiques physiques est donc bien réel.
    Mais cela ne change-t-il pas en profondeur votre modèle économique ? Il est notamment basé sur des économies liées, justement, à la vente directe par internet, avec le minimum d’intermédiaires, de stocks. Ceci vous permet effectivement de proposer des produits dont le rapport qualité/prix est très bon.
    Du coup, multiplier les points physiques (toutes proportions gardées) ne risque-t-il pas d’engendrer une hausse des prix ?
    J’en profite pour saluer vos efforts de transparence sur la question.
    D’ailleurs, dernière petite requête : est-il envisageable de dévoiler, pour une pièce vendue à x EUR TTC, quel part correspond à l’achat des matières premières, à la fabrication, la livraison, les salaires, etc. ?

    Merci !

  • Ianfi

    Merci pour votre excellent travail, c’est vraiment passionnant et vous êtes très doués. Il me tarde de découvrir votre à Nantes (ce serait top !). Ne changez rien les gars 😉

  • Maître Folace

    Je pense qu’il voulait dire debout au sens propre, c’est-à-dire
    le contraire d’assis. 3 passages à la boutique et me suis posé la même question 😀

  • Chris

    Hâte de voir où le tour de France va vous mener. J’espère à Lyon, on peut rêver ! ^_^

    Sinon, je suis passé pour la 1e fois à la boutique la dernière fois, pour essayer les futures pièces de mon vestiaire, et Romain était au top. J’ai aussi beaucoup aimé votre sélection de pièces chez Melida Gloss, Marchand Drapier, Hast, etc.

  • Enrique

    debout =/= assis, j’imagine 😛 (il ne doit pas y avoir de chaise pour lui dans la boutique ?)

  • valere

    il a pas de chaise ? A chaque fois que je viens, il est sur son ordi, accoudé sur le petit comptoir… ^^ d’où ma question (peut etre que j’ai pas fait attention) ahah

  • valere

    bordeaux, strasbourg, lyon, lille. x)

  • Thomas

    Bonne Gueule à Lille, Bonne Gueule à Lille, Bonne gueule à Lille !
    Après avoir visité votre Showroom, (et même fait dédicasser mon guide BG par Long notamment ) j’ai vraiment hâte d’avoir l’occas’ de vous rendre visite à la boutique et peut être même faire apposer la « griffe » du reste de l’équipe sur mon guide BG ! 😉
    Vous faites une équipe de choc !

  • salut Valère, merci beaucoup !
    Que veux-tu dire par toujours debout ?

  • Filip

    Bon ben vous avez pensé à tout, vous êtes géniaux ! Bonne chance dans cette nouvelle aventure !

  • Abdelhamid Niati

    Je pense bien. Vous êtes endurants.

  • valere

    content d’avoir retiré une commande chez vous à la boutique que j’ai découvert avec plaisir. C’est un bel endroit, moderne, pas prout prout, ni vulgaire, ni prétentieux… Que du bon donc. Bonne continuation, réussite pour le projet « espadon ».

    j’avais juste une question, le vendeur il est toujours debout ?^^

  • Merci Léonard,

    C’est bien possible qu’on rende visite aux lyonnais dans quelques semaines 😉

  • Hello Filip,

    Oui tout à faut.

    D’ailleurs on vient de recevoir des sneakers blanches de chez NS, des sweatshirts de chez Benjamin Jezequel, et le cardigan bleu devrait aussi faire son retour à l’hiver prochain 🙂

    Très bonne soirée,
    Geoffrey

  • merci Antoine !
    si tu as des conseils et des remarques n’hésites pas du coup 🙂

  • merci beaucoup Abdel !
    (c’est vraiment qu’une des clés de base c’est de pas compter ses heures 🙂 )

  • merci Cyril, on espère aussi pouvoir continuer encore plus loin notre mission, même si c’est très compliqué et risqué d’ouvrir trop de points de ventes physiques (beauté de l’agilité des modèles Web !).

    A très bientôt,
    Geoffrey

  • Cyril

    Un salut à Maxime et son très bon accueil maintenant que vous m’avez rappelé son prénom.
    D’ailleurs, victime du succès de la ligne IV (ou succès tout court) j’ai été victime d’une cohue aux cabines d’essayages! L’ambiance de la boutique aidant, ça n’a nullement entaché mon expérience d’achat.
    J’espère que vous pourrez développer davantage de boutiques pérennes dans le futur et en province aussi!

  • J’explore

    Un commentaire un peu HS, quelle est la marque du pull de Romain ? Merci beaucoup 🙂

  • Abdelhamid Niati

    Hello la team ! quelle aventure Bonne Gueule. Je me souviens d’avoir dit la chose suivante: « Bonne Gueule est un cours de web marketing et entrepreneuriat ». Mon interlocuteur a acquiescé. On pense que c’est simple mais chez Bonne Gueule, ça travaille dur, très dur même et le résultat est là. Vous ne vous reposez sur aucun Lauriers et préférez le mouvement. La boutique est une bouffée d’oxygène en retrait des grands axes, une invitation à prendre son temps). Je vous souhaite d’ouvrir encore plus de boutiques car plus que de la vente c’est l’humain avant tout chez vous. Encore une fois : Merci !

  • Antoine

    Très bon article, pour bosser également en retail beaucoup de thématiques importantes sont soulevées, et vous faites preuve d’une belle transparence!

  • on va vous prévenir très vite, mais ce seront d’abord les quatre principales villes après Paris en termes de trafic BonneGueule 🙂 les pronostics sont ouverts 😉

  • merci Romain 🙂

  • Filip

    Super article comme d’hab !
    Ce serait génial que vous réussissiez peu à peu compléter la panoplie des pièces basiques et intemporelles. En ajoutant par exemple des sneaks blanches (Arigato seraient-ils prêts à vendre quelques modèles chez vous ?), en initiant le retour du cardigan bleu (mais sans poooches), en ajoutant quelques pulls Benjamin Jezequel, etc… Ça plus des pièces fortes/créateur du moment, plus votre proprension à rediriger vers d’autres bougiques, et vous deviendriez le vrai point névralgique de la mode homme à Paris… ;P mais bon pour vraiment proposer toutes les pièces phare du dressing masculin, ça a beau pas être le dressing féminin, il faudrait à peu prêt trois fois votre boutique ! Mais c’est peu être à envisager sur le long terme non ?

  • Léonard

    Encore une fois, c’est passionnant de comprendre votre démarche et votre aventure entrepreneuriale.
    Je n’ai plus qu’une envie, c’est de venir voir votre boutique. Ce sera chose faite en décembre. Et si vous voulez vous étendre dans le reste de la France, on vous attend à Lyon !

    Concernant la newsletter, je la trouve très bien pour ma part. Rapide, concise et agréable à lire.

  • Magicrevette

    Wait… WHAT !!!??? « On va débarquer dans les principales villes de France » ! Oh. Mon. Dieu !! Donnez-nous des noms !

    Sinon, ces deux articles de présentations de « l’épreuve » qu’est l’ouverture d’une boutique physique sont très intéressants, et sans doute une mine d’informations pour celles et ceux qui ont l’idée qui leur trotte dans la tête.

  • Romain Rousseau

    Passionnante cette retranscription d’une identité éditoriale et « produit » en boutique physique !