Les dessous des collaborations

Temps de lecture : 1 minutes

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Des collabs entre différentes marques, il y en a plus que jamais. Du coup, il devient difficile de s'y retrouver, de distinguer ce qui relève simplement du marketing ou d'une collaboration sincère, d'un croisement d'ADN pour un produit top.

Alors, quelle est l'origine de ces collaborations ? Quels en sont les différents types ? Pourquoi y en a-t-il de plus de plus ? Ou encore quelles sont les collabs qu'on trouverait les plus cools chez BonneGueule ? Toutes mes réponses sont dans cette vidéo.

Evidemment, la question se pose la question des collabs chez BonneGueule, et là je laisse la parole à Benoit juste après la vidéo.

Le point de vue de Benoit

Pourquoi faire une collab avec une autre marque ?

Chez BonneGueule, on collabore avec une marque pour plusieurs raisons, je vous explique tout.

  • Parfois, c’est pour un savoir-faire, un sourcing auquel nous n’avons pas accès. La collaboration avec Inis Meáin en est le plus bel exemple, car c’est un atelier sur une île de 200 habitants en Irlande.
  • D'autres fois, ce qu’on va chercher, c’est un style, une vision du vêtement, du fit, plutôt éloigné du nôtre. Par exemple, le pantalon Maharishi est en 100% coton, mais dont la coupe et les détails sont éloignés de notre univers. Sortir un pantalon avec une telle coupe, aussi clivante, n’aurait pas été possible dans notre ligne. Sans compter la passionnante histoire de Maharishi, où la spiritualité se mêle aux influences militaires.
  • Dans le cas de notre pantalon avec ABCL Garments, c’est l’esprit de la marque, cette « vibe » autour de ses vêtements, tout cet aspect intangible et indescriptible qui nous a séduit. Alors que techniquement, c’est un pantalon relativement simple à faire. Mais il nous a aussi permis de mettre en avant cette marque adorable qu’est ABCL, très qualitative, avec le bon goût de Mattia, son fondateur.
  • Enfin, il nous arrive d'aller chercher chez une autre marque style et technicité. Notre dernière collaboration avec Norwegian Rain en est la meilleure illustration : ils ont un savoir-faire tailleur indéniable au niveau de la coupe, des détails, et cela demande une grande technicité d’assemblage pour travailler ces matières japonaises étanches et respirantes.

La genèse d'une collaboration…

Comment on choisit la marque avec qui on collabore ? Il faut qu'il y ait un univers à la fois fort et complémentaire avec le nôtre… et un savoir-faire certain !

Ainsi, je ne pense pas que vous verrez BonneGueule collaborer sur un sweat à capuche d'une grande marque streetwear.

Par contre, on pourrait tout à fait faire un sweat à capuche avec un molleton japonais ancestral de la part d'une marque spécialisée dans les reproductions vintage. Vous voyez la nuance ?

De telles marques avec qui collaborer, je tombe dessus de plusieurs manières différentes. Ca peut être au détour d'un forum, d'un salon pro, d'une rencontre, d'une découverte en boutique, de mes pérégrinations digitales… ou d'un vieux rêve (coucou Norwegian Rain). C'est très varié en fait !

Ensuite on contacte la marque, et on lui présente BonneGueule. Si cette étape paraît simple avec une marque française, les règles du jeu changent complètement avec une marque étrangère car elle ne nous connaît pas, et a parfois du mal à comprendre notre business model atypique…

Allez expliquer nos synergies entre le média, notre communauté, notre marque, et nos boutiques, en anglais, à un créateur étranger qui n'est pas très branché digital !

Jusqu'où peut-on aller ?

C'est LA question qu'on pose dès le début : jusqu'où BonneGueule peut apporter sa patte ?

Il y a deux contraintes majeures :

  • la marque veut que son univers, ses codes, et ses prix soient globalement respectés. En général, ce n'est vraiment pas le point problématique.
  • les limitations techniques : développer une nouvelle coupe, un nouveau patronage, tout ça prend beaucoup de temps juste pour UNE collaboration. Par exemple, développer une nouvelle forme de chaussure est un travail de très longue haleine, c'est pour ça qu'on a peu de latitude.

Pour ce dernier point, c'est très variable, ça dépend des marques, des ateliers avec qui elles travaillent, du produit sur lequel on collabore.

Chaque nouvelle marque = une toute nouvelle histoire, avec de nouvelles possibilités, et… de nouvelles contraintes ! C'est ce qui rend d'ailleurs chaque collaboration passionnante.

Dans quels cas on ne souhaite pas faire de collaboration ?

  • Premier cas à éviter : la collaboration « concept marketing ». Je m’explique : faire une collaboration pour faire une collaboration, ça ne m’intéresse pas. Le piège étant de tomber dans la collaboration imaginée juste pour faire grossir notre audience, en espérant que la marque avec qui on collabore relaie en masse notre collaboration. C’est une logique à très court terme, et le plus dangereux, c’est que la raison d’être de ce type de collaboration n’est plus le produit ni la valeur ajoutée qui découle du mélange de deux univers, mais plutôt un enjeu purement (et seulement) marketing.
  • Autre cas non pertinent selon moi : quand il n’y a pas vraiment de valeur ajoutée dans la création de la pièce. Par exemple, ça ne serait pas très pertinent de créer une chemise décontractée avec une marque dans le même univers que nous, tout simplement parce nous avons le savoir-faire (tissu, atelier) pour la faire nous-même.
  • Par contre, si la fabrication comporte des finitions uniques, si elle utilise des tissus jamais vu auparavant, ou encore si elle a une histoire forte, cela est pertinent. Ainsi, sur une chemise, je me verrai tout à fait collaborer avec une marque comme Gitman Bros, mais pas Everlane.

Et les prochaines collaborations BonneGueule ?

Sauf histoire de marque très forte, ou savoir-faire unique, nous ne cherchons plus à collaborer avec des marques françaises de notre écosystème car nous sommes sur des savoir-faire ou des univers trop proches.

Le but est plutôt de chercher une dimension internationale, comme on l’a fait avec Maharishi, Inis Meain ou Norwegian Rain. C’est ce genre de marques que je veux vous faire découvrir, car elles sont d’une grande richesse. Là, c'est un énorme kiff pour moi.

Donc attendez-vous à des collaborations toujours plus uniques.

Les collaborations qui me font rêver…

Bon, là on rentre dans le rêve le plus total. Imaginons que nos lecteurs aient un budget illimité, et que toutes les marques voudraient travailler avec nous. J'aimerai faire :

Qui sait, peut-être qu'un jour, le rêve se réalisera pour de bon.

Geoffrey Bruyère Geoffrey Bruyère

Je suis un des deux fondateurs de BonneGueule. Je crois aux contenus de qualité, au digital qui n'oublie pas l'humain, et aux marques positives ✊ Et c'est moi qui trouve les surnoms dans l'équipe !

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  • David – BonneGueule

    Hello Pierre,

    Merci pour ton message !

    A voir ce que ça donne cette collab’ en effet 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Haha oui ce serait sympa 🙂

    Mais, mais…

    – Norse, oui.
    – Sns, oui.
    – Tailor Stitch… Compliqué pour nous de collaborer sur des produits qui sont certes bons, mais sans savoir-faire unique que nous ne pourrions pas développer nous même. Et surtout, sur du made in China (même du bon). Donc non.
    – Portuguese Flannel : pas de valeur ajoutée pour nous. Il y a de belles matières mais on préfère nos coupes d’une part, et les belles matières se sourcent sans avoir besoin de faire une collab 🙂
    – Missioni : pas tout à fait le type de maruqe qui voudrait collaborer avec nous je pense. Et puis on risque d’avoir quelques problèmes de prix, mais qui sait ^^

  • Pour l’instant, aucune ne m’a vraiment convaincu, j’ai lâché l’affaire. Mais si tu en possèdes certaines qui ont vraiment bien évolué dans le temps, n’hésite pas à nous faire un retour !

  • Oui bonne idée !
    C’est vrai qu’on pourrait expliquer toutes les étapes de confection d’un vêtement, de la fibre à la livraison dans ta boîte aux lettres !
    On va discuter de ça en interne 🙂

  • Je suis d’accord que dans un monde idéal, ça devrait être ça. Mais comme tu le dis, on garde les choses les plus bing parce que ça doit pas jouer en subtilité. Ça doit être pas cher, donc exit les effets de montage compliqués et les belles matières. Exit la vraie vision fine d’un designer (qui ne se résume pas toujours à des imprimés crades façon Versace). Ça doit aussi être du prêt-à-bouffer, donc on met du bling, pour que le client mass market ait l’impression de vraiment en avoir eu pour son argent (« si c’est trop subtil, ça se verra pas que c’est la collab d’un créateur »).

    L’autre truc, c’est que c’est pas le créateur aujourd’hui qui se penche sur ce genre de lignes (il est déjà en burn out total avec les 2 ou 4 collections par an, plus les 4 collections croisière, plus les lignes bis…). L’ironie, c’est que la fast fashion est justement coutumière du fait de copier les designers (ils ont souvent des procès à ce sujet), et que quand on y réfléchit, c’est peut-être la copie de main line qui se rapproche le plus d’une collab avec le créateur (… si ça s’en rapproche vraiment).

  • Hello Fabrice,

    Les marques de luxe vendent beaucoup aux jeunes générations aujourd’hui, particulièrement dans les clientèles des pays émergents (la clientèle domestique est de moins en moins importante pour les groupes comme LVMH ou Kering). Du coup, l’intention de ces collaborations était pour elles de se rapprocher de ces jeunes clientèles et de leur fournir une rampe d’accès vers leurs collections.

    Mais je suis d’accord que l’immense majorité ne franchira jamais le pas, et qu’à l’inverse cela discrédite le produit de luxe (sachant que la qualité du luxe n’est clairement pas si luxueuse que ça, chez nous par exemple on investit clairement plus dans le produit que ce que tu peux trouer chez Dior ou Margiela aujourd’hui). Et je me range à ton avis : ça n’a donc aucun sens !

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Jérémy !

    Pas prévu encore pour le blouson en agneau plongé, et pour la chaleur de la parka, oui on vise ce genre de performances. Genre parka très, très chaude.

  • Salut Steven,

    Merci beaucoup !
    Avec plaisir pour que tu me transfères le mail 🙂
    [email protected]

    On a hélas pas ton mail via les commentaires depuis la mise à jour RGPD (qui ne nécessitait pas cela de la part de Disqus cela dit…)

    À très vite,
    Geoffrey

  • Ah ah merci Serge 🙂 Oui ça pourrait être une idée à un moment pour de l’accessoire.
    La veste, c’est BonneGueule. C’est un prototype qu’on avait fait avec des revers crantés.
    https://shop.bonnegueule.fr/ligne-bonnegueule/255-blazer-en-laine-donegal.html

  • Hello Hugo,
    Merci pour ton commentaire.
    J’avais également eu les pièces en main à l’époque.
    Effectivement c’était un peu différent de la qualité H&M habituelle, mais rien de flagrant : mauvaise au lieu de très mauvaise selon moi.
    Par exemple les pulls c’était du synthétique, les sneakers c’était du collé, etc.
    En tant que passionné de vêtements, ça ne me satisfaisait vraiment pas.
    À bientôt,
    Geoffrey

  • Merci pour ton retour 🙂

  • David – BonneGueule

    Hello Vincent,

    Bien vu, c’est corrigé, merci 🙂

  • Vincent

    « Des collabs entre différentes marques, il y en a plus de jamais »
    Petite faute de frappe.

  • Merci 🙂

  • Hello Steven,

    Merci pour tes retours !
    Franchement, avec grand plaisir pour que tu lui en parles 🙂

    À très bientôt,
    Geoffrey

  • Steven Rouineau

    Bonjour,

    Je suis assez fan du principe des collabs alors merci d’expliquer tout ça =)

    Je connais quelqu’un qui travaille chez Patagonia, un très bon ami de mes parents. J’ai d’ailleurs pas mal de fringues Patagonia qui sont juste assez dingue au niveau chaleur et technique, bref. C’est un commercial dans l’entreprise en France, mais tous les 6 mois il va aux Etat-unis pour des réunions avec l’entreprise et a priori des dirigeants assez haut placés dans l’entreprise.
    Je ne sais pas s’il y a quelque chose à en tirer mais si jamais ça peut vous intéresser et que vous pensez qu’il y a quelque chose à en tirer, je peux essayer de voir avec lui, voire vous mettre en contact.
    Si je peux apporter ma pierre à l’édifice BonneGueule, je le fais sans hésiter.

  • Maxime

    Je connaissais pas encore votre e-shop à l’époque, mais la collabe x Aigle sur la saharienne était top

  • Nico

    Pas cool !

  • Cherche pas, j’ai déjà tout vidé 😀

  • Nico

    Bordel un calendrier de l’avent BG !

  • David – BonneGueule

    Hello,

    Merci pour ton message 🙂

    Je savais qu’on allait nous poser la question, alors j’ai demandé à Geoffrey en anticipation ahah
    Col roulé Officine Générale et veste BonneGueule donegal (prototype)

  • pomdapi75

    Il vient d’ou ce col roulé ? et cette veste ? 🙂
    Vos collabs sont vraiment une force ! La dernière avec Norwegian est une tuerie.