Décryptage des tendances homme de la Fashion Week Automne / Hiver 2018-2019

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Il y a maintenant un peu plus de deux semaines, la semaine de la mode masculine Automne / Hiver 2018-2019 avait lieu à Paris.

Bien que nous ne nous reconnaissions pas dans une logique de tendances saisonnières, il reste néanmoins intéressant d'y jeter un oeil : d'une part, pour aller y puiser de l'inspiration, mais également pour exercer notre oeil à une esthétique différente.

Balmain.

En effet, les différentes pièces présentées n'ont pas forcément vocation à être portées, et encore moins de la façon dont elles sont présentées. L'idée est plus de piocher ici et là.

Notre Top 3 des meilleurs défilés

Parmi les quelques cent-soixante défilés et présentations, il est difficile de retenir les shows les plus marquants, tant au niveau des collections proposées que de leur scénographie.

Cela dit, trois nous ont marqués plus que d'autres...

Berluti

Outre son savoir-faire incomparable en matière de souliers, la maison française propose, depuis 2012, une ligne de prêt-à-porter très haut de gamme.

Cette année, l'ensemble des looks répondent à une thématique claire : le travail des matières nobles et luxueuses. On assiste à une profusion de pièces en cuir plongé, souvent proposé sur un ensemble manteau/veste et pantalon. Les coupes sont droites et le travail sur les proportions est suffisamment net pour éviter tout plissage disgracieux.

La palette de couleur est large : marron clair, gris souris ou noir, mais aussi kaki et bleu ciel.

La fluidité du cuir est impressionnante.

On retrouve aussi des looks plus facilement portables, avec des coupes droites structurées par de longs pardessus très fittés, aux revers fins et contrastés. Du reste, pulls simples, chemises satinées et pantalons droits, ou en coupe carotte, finissent de composer un vestiaire mature et élégant.

Côté matières, la marque mise sur la laine chevronnée ou, plus audacieux, un velours milleraies qui évite "l'effet carton"...

Les looks sont parachevés par des bottines, s'insérant subtilement dans les looks présentés.

Louis Vuitton

L'un des défilés les plus attendus, notamment parce qu'il a marqué le dernier du créateur Kim Jones.

Cette saison, Vuitton réinterprète l'archétype de l'aventurier urbain, sorte de crapahuteur version mode. Les mannequins défilent habillés de parkas bicolores et légères, au design assez minimaliste, dans une gamme de nuances "terre" ou carrément plus vives.

Dans le même esprit, on retrouve quelques accessoires cocasses comme des colliers avec mousquetons, mais surtout des chaussures à mi-chemin entre les bottes de chantier et les chaussures d'escalade.

On privilégie ici la superposition de couches plutôt que l'utilisation de trop grosses pièces, pour un rendu moins massif. Parmi les exemples de layering, plusieurs de ces parkas s'empilent sur des blousons et des cols roulés en laine.

On reste cependant dubitatifs quant au combo short / legging, fut-il griffé Louis Vuitton.

Le legging, c'est non.

Descendu de sa montagne, l'homme Vuitton se pare également de pièces plus classiques, notamment des pardessus droits assez aériens, proposés dans des coloris originaux qui illuminent la silhouette. Ce classicisme est contrebalancé grâce à des pièces plus sportswear, ce qui offre un joli contraste de styles.

Outre la laine, on note aussi l'intégration de matières plus singulières, comme de la toile enduite sur les chemises ou certains sous-pulls.

Fidèle à son héritage de malletier, la Maison dévoile une nouvelle ligne de sacs en cuir ou en matières plus techniques, allant du sac à dos au 48h.

Officine Générale

Depuis 2012, la marque Officine Générale propose un vestiaire contemporain, élégant et toujours portable. Cette année encore, le label défile au Lycée Henri IV à Paris, et présente des looks dans lesquels on se glisserait bien.

Au fur et à mesure des passages, on remarque des silhouettes longilignes et plutôt monochromes. Camaïeu de gris, de marron ou de bordeaux, on reste sur des coloris assez basiques et facilement adaptables. Construire sa tenue autour de variations d'une même couleur convoie une certaine sophistication : n'hésitez pas à les dissocier si vous souhaitez plus de spontanéité.

Quelques détails ont retenu notre attention : la présence de pantalons de costume revisités avec une ceinture ultra-longue et débordante, et le retour du pull camionneur dans une version plus moderne.

On apprécie l'utilisation des chaussures pour amener de la décontraction : des sneakers blanches simples à semelle contrastante, plusieurs versions de bottes en cuir ciré et des mocassins en suède marron plus automnaux.

Le cuir est légion, dans des coloris divers, et se décline autant sur des blousons aviateur que des surchemises. Un bon moyen de racer une tenue relativement simple autrement.

Les six idées à retenir (selon nous)

Là encore, nous ne vous conseillons pas de calquer entièrement votre dressing sur les défilés.

Mais après avoir scruté plusieurs centaines de silhouettes, nous avons sélectionné les tendances qui, selon nous, peuvent avoir un intérêt pour notre style.

Quand le tailoring rencontre le sportswear

Le sportswear semble avoir définitivement gagné son ticket d'entrée dans notre vestiaire : depuis plusieurs années déjà, on note une affluence de styles inspirés par les tenues de sport (matières, pièces, coupes). Cette saison, les designers ont décidé qu'il était temps de réconcilier deux mondes, à première vue diamétralement opposés : le sportswear et le tailoring.

Chez Fendi, l'allure italienne — chemise, cravate, pantalon en flanelle — est rehaussée d'un blouson Harrington. L'intégration se fait d'autant plus facilement qu'il présente un motif tailoring : le prince de Galles. 

Stella Mccartney propose une version plus contrastée. Le haut de la tenue — un large blazer croisé et une chemise entièrement boutonnée — est associée à un jean droit délavé et des runnings. Pour le coup, il faut voir le jean comme une "pièce tampon", permettant d'assurer une transition progressive entre les deux styles de la tenue.

Chez Junya Watanabe Homme, le twist réside surtout dans les détails : des bandes réfléchissantes intégrées sur des pantalons ou des blazers à carreaux, ou bien l'ajout de baskets sur un style pourtant classique.

De gauche à droite, Fendi, Stella McCartney, Junya Watanabe Homme.

Chez OAMC, le style de base est classique : pardessus et costume à carreaux, portés sur un col roulé, dans un camaïeu de marron et de kaki. Ce qui dénote, et apporte la touche d'originalité, c'est l'écharpe oversized qui rappelle celle des supporteurs. Pensez à utiliser des accessoires !

Pour Lanvin, le mix est plus abstrait : outre les quelques indices difficilement perceptibles (le sous-pull comparable à un maillot, qu'on discerne sous la chemise), on se concentre surtout sur le contraste entre le formalisme du costume et la parka complètement déconstruite.

Enfin, chez Icosae, c'est plutôt le sportswear qui s'est inspiré du tailoring : une silhouette résolument sportive, taillée comme un costume, assorti non pas d'une chemise et de derbies, mais bien d'un maillot et de sneakers.

De gauche à droite, OAMC, Lanvin, Icosae.

Sortie de pistes (de ski)

Si de nombreuses versions de parkas existent (certaines plus hivernales que d'autres), on la porte souvent en bas des pistes de ski. Volume, détails techniques, couleurs, coupes et matières : on a vu de tout cette année.

Junya Watanabe réinterprète la célèbre Canada Goose version rouge. Au-delà de la couleur pouvant être difficile à porter, ce sont surtout les volumes qui sont bien menés, avec une parka efficace sans être imposante : le tombé et le fit évitent l'effet bibendum.

En version kaki avec capuche bordée de fourrure chez Gosha Rubchinskiy, elle s'intègre à un style d'inspiration militaire et permet d'accentuer la carrure.

Chez Louis Vuitton, on voit défiler des modèles très travaillés, avec des imprimés inédits et originaux. Les teintes sont douces et sobres ce qui, ici, apporte de la légèreté à la pièce.

De gauche à droite, Junya Watanabe, Gosha Rubchinskiy, Louis Vuitton.

Chez Lanvin, elle est proposée dans une version plus massive, qui englobe et protège celui qui la porte. Quelque part, c'est une version oversized d'une pièce pourtant déjà lourde à porter. Pourquoi pas, à condition de maîtriser parfaitement les proportions.

Avec White Mountaineering, on entre dans la catégorie techwear ninja : de nombreuses poches, un gros travail sur la matière d'apparence assez technique, et des volumes qui restent légers.

Enfin chez Fendi, c'est une version longue qui défile, plus urbaine. Ce genre de design, sans trop de fioritures, correspond bien à qui cherche de la polyvalence.

De gauche à droite, Lanvin, White Mountaineering, Fendi.

Faire peau neuve

Véritable pièce phare de cette saison, plusieurs labels ont proposé leur approche du blouson en peau lainée.

Chez AMI, on la porte longue mais relativement fittée. L'absence de gros contraste de couleurs entre l'extérieur et l'intérieur facilite son intégration à des looks simples et casual.

Pour Officine Générale, la pièce est plus massive et plus longue, avec la laine gardée blanche. L'approche est plus traditionnelle, mais aussi plus connotée workwear. Encore plus avec une chemise à carreaux et un jean, comme ici !

Entre-deux parfait chez Brunello Cucinelli, dans une version plus courte et plus polyvalente.

De gauche à droite, AMI, Officine Générale, Brunello Cucinelli.

On trouve également des pièces un peu plus "créateur" dans de plus grandes Maisons, comme cette proposition gris anthracite par Hermès qui apporte de l'épaisseur à la tenue. Plus que le modèle en lui-même, on retient la capacité d'une grosse pièce en cuir à dessiner la carrure, ainsi que la couleur originale choisie pour cette matière. Idem pour le design rock basé sur le perfecto chez Louis Vuitton.

Et puis il y a aussi des versions plus décalées, comme chez Christian Dada : courte et sans col, elle a l'avantage de mettre plus en avant l'aspect brut de la peau.

De gauche à droite, Hermès, Louis Vuitton, Christian Dada.

Un hiver en blanc

Bien que considéré comme une pièce estivale, cette hiver, le pantalon blanc est partout.

On le retrouve dans plusieurs défilés, à commencer par Band of Outsiders qui le propose en version chino simple. Épuré, déviant légèrement vers l'écru et dans une toile assez épaisse, c'est le genre de design à privilégier pour commencer à porter cette pièce.

Chez Ermenegildo Zegna, on y va franco, en s'habillant entièrement en blanc. Vous pouvez être certains de ne pas passer inaperçus...

Officine Générale, encore une fois, offre un exemple de mode tout à fait portable : un jean blanc que l'on porte avec des boots en daim, un blazer texturé et un pull vert qui tonifie l'ensemble. Si vous réfléchissez votre look autour de pièces casual-chic, considérez presque votre pantalon blanc comme un jean classique lors de sa construction.

De gauche à droite, Band of Outsiders, Ermenegildo Zegna, Officine Générale.

Plus loose chez Lemaire, il présente un autre intérêt : amplifier la silhouette.

Haider Ackerman l'incorpore dans un ensemble très clair, puis couvre l'ensemble d'un long pardessus noir pour encadrer la silhouette. Si ce genre de contraste peut paraître trop marqué, on retient l'idée de la veste foncée pour encadrer une tenue pâle (bleu marine, par exemple).

Enfin, chez Christian Dada, il se porte dans une tenue clinquante. Cela dit, à sa manière, le blanc tempère le motif du bomber.

L'idée, avec ces différentes versions du blanc, est bien de jouer sur les volumes et les tombés, au rendu particulier dans cette couleur.

De gauche à droite, Lemaire, Haider Ackermann, Christian Dada.

Le tartan, roi de carreaux

Chaque année, on assiste une avalanche de motifs et d'imprimés. Cette saison pourtant, il semble que l'un d'eux ait tiré son épingle du jeu : le tartan, d'origine écossaise.

Chez Dries van Noten, il se glisse sur un pantalon oversized rappellant le kilt, mais également sur un simple pull imprimé.Si vous optez pour la traditionnelle version rouge, optez pour des pièces plus discrètes sur le reste de la tenue.

Justement, il s'invite chez AMI sur un mac ample et léger pour un look casual, grâce à un motif fondu presque pixellisé.

De gauche à droite, Dries Van Noten, AMI, Dries van Noten.

Ne dérogeant pas à sa tradition d'exubérance, Versace fait défiler le tartan en version flashy et plus contemporaine dans un ensemble à mi-chemin entre le style pop et le punk.

Fendi le propose sur un manteau ceinturé oversized à chevrons et larges revers. On obtient alors une pièce massive et visuellement saturée, qui apportera de la vitalité à une tenue plus sobre (à condition de l'assumer...).

Enfin, Amiri intègre le tartan sur un cardigan long en mohair. Comme sur le modèle, on vous conseille ce genre de pièce forte si vous souhaitez adopter un look rock et plutôt déstructuré.

De gauche à droite, Versace, Fendi, Amiri.

S'il n'est pas toujours facile à porter, c'est un motif qui réveille toujours une tenue plus lisse, qu'il s'agisse d'une "grosse" pièce ou simplement de petites touches.

Du manteau en long, en large et en revers

Depuis déjà plusieurs saisons, le tout-skinny a laissé place à des coupes beaucoup plus oversized. Le manteau ne fait pas exception à la règle, quitte à parfois se porter extra-long et ceinturé comme un peignoir.

Chez Lemaire ou Stella McCartney, il défile dans une matière molletonné pensée pour le confort : il donne de la texture à la tenue, avec un côté un brin désinvolte. Les imprimés, s'il y en a, accentuent cette amplitude.

De même, les larges revers renvoient une forme de stature et donnent l'aspect d'une pièce plus massive. C'est notamment le cas chez Zegna, où les revers atteignent presque les épaules.

De gauche à droite, Stella McCartney, Ermenegildo Zegna, Lemaire.

Chez Marni, le trench s'y met aussi en descendant jusqu'à la cheville. La silhouette est allongée à l'extrême et pensée pour donner un air sombre.  Aficionados du dark, n'hésitez pas à jouer sur les longueurs.

Triptyque gagnant pour la marque Christian Dada qui, quant à elle, a été très généreuse sur la longueur, la largeur et les revers. On apprécie le rendu esthétique, presque comparable à une cape, qui crée du flou et brouille les lignes naturelles du corps.

Enfin, chez Enfants Riches et Déprimés, bien que les proportions soient finalement raisonnables, on note tout de même les détails déstructurés au niveau des épaules et des manches. On ajoute ainsi de l'amplitude à la pièce, qui prend un accent définitivement grunge.

De gauche à droite, Marni, Christian Dada, Enfants Riches et Déprimés.

L'accessoire de la saison

Pour ceux qui s'intéresse un peu aux Fashion Weeks saison après saison, qu'elles aient lieu à Paris, Londres, Milan ou New-York, il y a toujours quelques accessoires qui pointent le bout de leur nez comme une fulgurance commune à tous les designers — au risque de retomber très vite aux oubliettes.

Cette année, nous avons repéré une nouvelle version de sac pour homme, à mi-chemin entre la pochette, la banane et le fameux baise-en-ville.

De gauche à droite, Louis Vuitton, Fendi, Dries Van Noten.

Le port de sacs de petits formats est souvent un peu polémique. Cela dit, des efforts clairs sont faits pour redorer son blason.

La sacoche d'aéroport serait-elle en train de connaître sa petite révolution, comme beaucoup de pièces ingrates de notre dressing avant elle ? Affaire à suivre...

De gauche à droite, Lemaire, Études Studio, Dior Homme.

La tendance la plus audacieuse : le pantalon en cuir

On passe à la tendance la plus osée, pourtant redondante : le pantalon en cuir. Pas de panique, on ne vous enjoint pas à vous la jouer cow-boy du Far West...

Sobre, discret mais qui respire le luxe, voici le parti-pris chez Hermès... et le pantalon en cuir ne fait pas exception à la tradition de la Maison.

Chez Sean Suen, c'est une version beaucoup plus voyante et lustrée qui est proposée, dans une teinte chocolat. Une pièce à l'exécution parfaite, mais qui reste très difficile à assumée.

Du côté de Fendi, le modèle se fait oversized, dans un cuir plongé qui apporte de la texture à cette silhouette éclectique.

De gauche à droite, Hermès, Sean Suen, Fendi.

Chez Wooyoungmi, on l'intègre dans un look plus tailoring — blazer long croisé et chemise à col large — comme une ode à la folie des années 70, leur héritage disco et les soirées interminables des clubs branchés de la capitale.

Enfants Riches et Déprimés présente cette pièce dès son premier passage. Il est incorporé à une tenue relativement simple, assez juvénile et déstructurée, en phase avec son imaginaire désinvolte et rebelle.

Enfin, chez Off-White, c'est carrément le costume que l'on revisite entièrement en cuir : blazer et pantalon sont composés d'une belle matière lisse aux reflets légèrement violets. On est beaucoup moins preneurs de cet ensemble incongru...

De gauche à droite, Wooyoungmi, Enfants Riches et Déprimés, Off-White.

Pour le coup, on vous en parle surtout pour la curiosité. Mais qui sait, peut-être que d'ici quelques années, après nous être doucement et progressivement acclimatés, nous envisagerons aussi de porter cette pièce ?

Les ovnis de la Fashion Week

La semaine de la mode est souvent l'occasion pour les designers de laisser libre court à leur créativité débordante. Au demeurant, certaines approches sont purement et simplement improbables.

Voici une petite sélection des créations les plus barrées, pour finir cet article en beauté.

On trouve une tenue d'inspiration chinoise chez Xander Zhou, une création on ne peut plus conceptuelle pour Craig Green, et une réinterprétation de la ballerine (version masculine) pour Ludovic de Saint Sernin.

De gauche à droite, Xander Zhou, Craig Green, Ludovic de Saint Sernin. Laquelle vous tente le plus...?

Le mot de la fin...

Loin d'être à prendre au pied de la lettre, les Fashion Weeks constituent cependant une bonne source d'inspiration : association de motifs, travail des volumes, contraste de styles, petit gimmick... Certaines marques, comme AMI ou Officine Générale, ont d'ailleurs fait des tenues très portables une marque de fabrique.

Bien sûr, cette synthèse n'est pas exhaustive, les différentes propositions étant si nombreuses qu'il faudrait plus d'un article pour toutes les détailler.

Quoi qu'il en soit, voyez-les plutôt comme un laboratoire d'expérimentations où piquer quelques idées ici et là !

Axel Yvon A propos Axel Yvon

Grand enfant rêveur, un peu bohème, je considère le vêtement comme un mode d’expression du quotidien, qui amuse, qui rassure, qui passionne. Oiseau de nuit, mondain du dimanche, j’adore les chemises de pyjama, les blockbusters Marvel, les nuits d’orage et les pâtes à la carbonara (seulement celles de ma mère). Liste non exhaustive.

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  • Alex – BonneGueule

    Hello Coni,

    La coupe droite n’a jamais vraiment disparu , mais plutôt elle a été un peu éclipsée, pour revenir sur ces dernières années, après c’est surtout les coupes un peu plus amples qui sont à l’honneur je trouve =)

  • Coni

    La coupe droite semble de retour ?

  • Unknown

    C’est vrai que le tout skinny se fait assez discret depuis le départ de Slimane d’YSL et la récente ascension de types comme Gvasalia qui ré-introduisent des vibes bcp plus vintages

    Ca va être intéressant de voir Céline homme en septembre !

  • Nader Aoun

    Merci !!!

  • Alex – BonneGueule

    Hello Nader,

    C’est totalement overpricé, ça reste le genre de marque que tu achètes pour une notion de style et d’image plus que de qualité =)

  • Nader Aoun

    Bonjour à tous,
    Je voudrais connaître votre avis sur la marque enfants riches déprimés ?
    Merci.

  • Alex – BonneGueule

    Haha je te laisse finir sur cette conclusion 😉

  • Alex – BonneGueule

    Merci pour tes éclaircissements, c’est toujours très constructif d’avoir ce genre de retours tout à fait instructifs. =)

    En l’occurrence dans l’article nous disions seulement que nous n’étions pas tout à fait preneurs de cette proposition (sûrement à cause de la sur-utilisation du monogramme LV sur les leggings qui nous a un peu freiné).

    Et on te rejoint tout à fait quant à l’évidente utilité des leggings en automne pour qui voudrait profiter, un peu plus, de ses shorts d’été. 😉

  • WhoAmI

    J’avoue qu’attacher une drag queen à un mannequin homme qui ne sait pas marcher en talons, dans une tenue en latex, c’était un gros faux pas de la part des gens de chez Moschino. Et l’inspiration fétichiste est pas pour tout le monde c’est sûr. 🙂

  • WhoAmI

    Le combo shorts + leggings est déjà apparu sur les défilés l’année dernière chez des designers européens à la PFW (je pense notamment à une maison qui avait fait plusieurs looks à base de short + collants de couleur + chaussures de villes et c’était très réussi), sans compter CdG qui pour le printemps 2018 avait fait ces magnifiques shorts oversized à paillettes (portés notamment par Frank Ocean pour la cover d’un magazine) avec des lumières qui « coloraient » les jambes des mannequins en plus de la scène.
    C’est quelque chose qui a une racine historique dans le vêtement japonais (pour les européens la référence la plus visible est plutôt « footballeur à l’entraînement » mais osef), que les designers japonais ont ramené avec eux à Paris depuis les années 90, et honnêtement je leur fais bien plus confiance pour savoir ce que mettront (ou ont mis) les parisiens qui s’habillent cool qu’à quiconque d’autre.
    Dans les photos du défilé Vuitton sur l’article, la seule silhouette qui ne fonctionne vraiment pas avec les leggings, le problème est dans la coupe du blouson (qui donne du bide au mannequin rachitique qui le porte, c’est assez choquant).
    Et puis il faut y penser comme à un bon moyen de porter ses shorts jusqu’au milieu de l’automne sans se cailler les miches. :p

  • Alex – BonneGueule

    Hello WhoAmI,

    J’ai demandé à Axel de te répondre, voici donc ces mots :

    Merci WhoAmI pour ton retour,
    De base, je ne suis pas un grand fan de Moschino et leur scénographie était, cette année, un peu particulière… En revanche, je suis tout à fait d’accord avec toi, sorties de leur contexte, certaines pièces sont très belles et barrées juste comme il faut (ce trench avec un imprimé épingle à nourrice par exemple).
    Pour Facetasm, je te rejoins déjà beaucoup plus et certains de leurs looks auraient totalement pu avoir leur place dans cet article : j’ai effectivement beaucoup aimé toute l’imagerie autour de l’étudiant américain, la réinterprétation de la veste sherpa oversized et surtout le travail sur certaines matières notamment le denim (du coup) mais aussi les cuirs. Comme expliqué en fin d’article, on aurait pu écrire trois, quatre fois plus… il fallait faire des choix. Mais je suis ravi de recevoir des retours et avis intéressants comme le tien.
    À bientôt! Axel

  • Alex – BonneGueule

    Hello Michael,

    Je n’avais pas pensé à ça mais effectivement l’image est drôle 😉
    Merci pour cet avis, Axel en sera ravi !

  • Alex – BonneGueule

    Hello WhoAml,

    Je n’ai pas compris ton message, peux-tu m’éclairer un peu ? =)

  • WhoAmI

    Dommage que vous ne citiez pas Moschino pour les pièces en cuir, c’est là où c’était le plus intéressant cette année (normal quand on s’inspire aussi fortement de Gaultier, mais c’est déjà une forte amélioration par rapport à l’année dernière et certaines pièces pour homme sont magnifiques).
    De même un des défilés de menswear à m’avoir marqué cette année est celui de Facetasm : des silhouettes larges, arrondies, avec un peu de layering, inspiration minot parisien qui est allé en échange scolaire aux USAs ; c’était juste ce qu’il faut junior, frais et très casual chic.

  • Alex – BonneGueule

    Hello Gouhouf,

    Merci beaucoup pour ce partage passionné, on reste dans un secteur délicat, répondant à un besoin primaire, avec une part d’artistique et de ce fait, la mode déchaîne et déchaînera surement encore les passions, dans le futur, et sur ce point rien de nouveau 😉

  • Michael

    Hébé… Elles sont rigolotes leurs expérimentations 🙂

    Merci pour cet article qui cherche à élargir la vision de la mode, sortir de notre zone de confort ou l’on regarde parfois trop ce qui nous plait et pas suffisamment ailleurs.

    Pas pu m’empêcher d’imaginer le mannequin avec ses ballerines sur le verglas. Je sais, rien à voir ^^

  • WhoAmI

    « viens on te décrypte la mode de 2018 »
    « shorts et leggings non merci mdr je suis resté en 2015 »

  • Alex – BonneGueule

    Hello Romain,

    Merci beaucoup pour ton message, il est toujours intéressant de connaître un peu les origines d’une collection =)
    Alors pour Uniqlo, de mémoire il y a plusieurs stylistes qui dessinent les collections et les pantalons amples reviennent effectivement de plus en plus …. le baggy va-t-il redevenir une pièce tendance ? 😉

  • Alex – BonneGueule

    Hello Adrien,

    Haha pourquoi pas après tout ! Mais bon pour le moment ce n’est pas dans nos plans 🙂

  • Gouhouf

    Cool !

    J’attends toujours avec impatience les dernières nouvelles des fashion weeks. J’adore ces articles d’Axel. Et de façon plus générale, j’adore suivre les derniers défilés (je passe un peu de temps à chaque nouvelle saison, pour en visualiser quelques uns). Il y a quelques autres articles ici ou là, mais ça ne va jamais autant en profondeur, et ça manque souvent de bonnes illustrations.

    Super réponse de ta part Nicolò (au commentaire de Superliminal). Je te rejoins tout à fait. La mode est un art comme un autre, on aime, on n’aime pas, à chacun ses goûts. Et je trouve toujours désagréable de s’en prendre avec tant de violence à ceux qui aiment. Je veux dire, je n’aime pas le Metal, pour ma part. Bon, voilà, je l’avoue. Mais est-ce que je vais dire aux métalleux « Ridicule, surréaliste, voire carrément moche ». Non, bon, je pourrais, mais je ne le fais pas. Mon opinion ne vaut que pour moi, tant qu’on ne m’oblige pas à en écouter (et Axel n’a obligé personne à lire son article, que je sache). Et est-ce que je critique le coût d’un concert de Metal ? Sous prétexte que c’est horrible et qu’il ne propose que le nom d’un groupe (dont je n’ai jamais entendu parlé au demeurant) comme argument de vente (des places). Ai-je questionné ici la santé mentale des protagonistes ?

    Eh oui, comme tu le dis Nicolò, il y a une sorte de crispation autour du vêtement. Car contrairement au Metal, même si tu n’aimes pas, il faut bien en porter (sinon, au mieux on a une contravention, au pire on a froid). Du coup, il y a une confusion qui se fait entre la part artistique, et la part fonctionnelle. Je veux dire, si j’adore Mondrian (non en fait je ne suis pas fan, mais c’est pour l’exemple, je préfère Buren), je ne vais pas me balader avec dans les rues a priori. Alors que si j’aime Wooyoungmi (et que j’ai les moyens d’en acheter évidemment, mais c’est juste pour l’exemple), je risque de l’exposer à pas mal de monde. Sauf à me changer chaque matin en Gap (je n’ai rien contre Gap, uniquement pour l’exemple), et remettre mon Woowoo (mon Youyou ? mon Mimi ? je ne sais pas si cette marque à un diminutif connu) pour le souper en famille (devant mon Mondrian, ou Buren, peu importe). Du coup, oui, le vêtement est une marque visible de ses goûts (et de ses moyens financiers), dans une société qui n’aime pas qu’on s’expose de façon trop visible (sauf sur Facebook bien entendu). Surtout venant d’un homme, qui est censé être plus « sérieux » qu’une femme (certains diront encore aujourd’hui que s’habiller avec beaucoup de couleurs, des coupes bariolées, pour un homme, c’est un peu « cage aux folles »). Cela semble dater du début du XIXe, lié aux révolutions de l’époque sans doute. Mais c’est un sujet qui a déjà dû être creusé par quelque sociologue.

    Mais moi j’adore, dans les rues, croiser des gens qui ont un parti pris stylistique vraiment affirmé. Que les vêtements soient d’ailleurs de plutôt bonne ou moyenne qualité. Souvent des asiatiques d’ailleurs (peut-être japonais pour la plupart, mais j’avoue que je ne suis pas bon pour différencier Coréens, Japonais, Chinois, Vietnamiens, etc.). J’ai, pas loin de chez moi, un monsieur assez âgé, magnifique moustache, qui s’habille avec de superbes vêtements traditionnels écossais (kilt et tout) pour aller se balader. La grande classe.

    Gouhouf

  • Romain D.

    Hello ! J’aime beaucoup le travail de Lemaire, sur les volumes notamment. Sauf erreur, c’est son équipe qui dessine la collection Uniqlo U, que je trouve ma foi fort sympathique année après année. J’aime voir cette transposition, ou plutôt cette influence que peut avoir le podium sur les collection de prêt à porter. On retrouve les grandes tendance dans des versions assagies, je pense par exemple aux pantalons amples qui sont clairement en train de reprendre du poil de la bête après une looooooooooongue periode de tout slim.

  • Adrien

    Et c’est ainsi que BonneGueule eu la bonne idée de créer une peau lainée l’hiver prochain pour le plus grand plaisir de ses lecteurs et fidèles clients.
    Merci à vous 😉

  • Alex – BonneGueule

    Hello Franck,

    Ta boutade vient à point nommé 😛

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Superliminal !

    Je comprends ton point de vue, et l’ayant partagé jusqu’à il y a encore quelques années, je ne peux pas t’en vouloir, ça me fait sourire !

    En fait il est probable tu ne regardes pas ça de la bonne façon, ou plutôt, avec les bonnes attentes.

    Ce que je vois c’est que tu restes bloqué sur la question du prix, et que tu coup tu veux continuer à voir le vêtement (même en défilé) comme quelque chose d’uniquement fonctionnel, toujours comme un produit de vente dont le but premier doit être d’avoir un prix proportionnel au produit. Ou comme quelque chose qui se destinerait à être portable tout en étant valorisant pour la personne et / ou socialement acceptable.

    Mais essaye de mettre ça de côté. A la limite, oublie qu’il y a des marques, des clients, des créateurs… Et essaye de regarder ça

    Pour comprendre ce qu’il se passe dans ces tenues de podium, encore faut-il le vouloir (et généralement on manque d’honnêteté envers soi-même à ce sujet… Car en réalité on ne veut pas vraiment comprendre, mais juste se donner des raisons rationnelles de pouvoir dénigrer la pratique. Je le sais, je l’ai fait. ^^)

    Si tu veux y trouver un intérêt personnel, vois-le comme un laboratoire où il est possible d’expérimenter plein de notions de style.

    Que ce soit au niveau du jeu des couleurs, des matières, des formes, des silhouettes, l’accent est mis sur la liberté créative. Le but c’est de tester et de surprendre, d’apporter de l’inattendu, de la perspective.

    L’intérêt pour toi ? De ces expérimentations tu peux tirer une compréhension plus fine du vêtement, et t’en resservir pour faire des tenues vachement cool, mais en toute subtilité, que tu pourras porter au quotidien. 🙂

    Mais encore une fois, pour que ça marche il faut se détendre un peu et laisser à l’entrée ses préjugés, ce qui n’est pas chose simple.
    Car le monde parfois élitiste de la mode (comme celui de l’art d’ailleurs, et même de toutes les industries créatives) renvoie des images si peu sécurisantes pour le spectateur que la plupart des gens font un rejet, et le prennent presque comme une insulte personnelle.

    La mode en souffre particulièrement car elle est un domaine très spécial qui mêle une industrie d’objets du quotidien (on s’habille tous avec des vêtements) et des pratiques créatives, voire artistique.

    Mais là où ça diffère, c’est que c’est peut-être un des seuls domaine où l’on peut avoir une attitude de « consommation » et de bénéfice personnel vis à vis d’un travail artistique. On peut utiliser ces « créations » et les mettre sur soi. Et ça, forcément, ça peut choquer.

    Seulement il appartient à chacun de décider où l’on trace la limite entre les deux.

  • Superliminal

    Ok… Je vais entendre votre avis sans le partager, parce que pour moi, les défilés de mode sont l’une des choses qui ont fait que je ne me suis jamais intéressé à la mode avant votre blog. Ridicule, surréaliste, voire carrément moche, les adjectifs dans ma tête ne manquent pas, et j’ai eu bien du mal à considérer le vêtement haut de gamme comme autre chose que des pièces horribles vendues hors de prix qui ne proposent que le nom de leur créateur comme argument de vente. Un peu comme un monochrome dans un musée d’art moderne qui se vendrait plusieurs millions d’euros pour le nom de son peintre. Un monde à part où on questionne rapidement la santé mentale de ses protagonistes.

  • Franck BALD

    « Chez Ermenegildo Zegna, on y va franco, en s’habillant entièrement en blanc. Vous pouvez être certains de ne pas passer inaperçus… »

    Habillés en blanc sur la neige ? Ben si, on va carrément passer inaperçus pour le coup 😉