Conférence : Luxe et évolution des médias (au Salon du Luxe 2016)

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Pour la seconde année, j'ai eu le plaisir d'intervenir au Salon du Luxe.

Même si BonneGueule n'est pas à proprement parler une "marque de luxe", je pense que le fond de notre travail n'en est pas si éloigné.

En effet, notre définition d'un produit de luxe n'a jamais porté sur la hype, l'inaccessible, le cher ou le branché. Nous détestons cette partie du luxe qui exclut des gens, alimente les égos et trace les frontières des classes sociales.

On préfère un luxe authentique, fruit du travail artisanal. Des produits qui améliorent la vie de celui qui les achète, durent, se patinent avec le temps, et qui se réparent encore et encore.

C'est le luxe des premiers malletiers, des parfumeurs à l'ancienne et des petits tailleurs de Naples. C'est remettre la notion de temps humain dans la production, et de sens dans la consommation. Rien à voir avec les grands groupes de luxe, cotés en bourse et champions des sacs en polyester qui coûtent 3 SMICS.

Alors, quand on nous donne une occasion de partager notre vision du luxe de demain - quitte à jeter quelques pavés dans la marre - on n'hésite pas une seule seconde.

Le Salon du Luxe, qu'est ce que c'est ?

Le Salon du Luxe, c'est un grand évènement qui se tient chaque année à Paris.

Il rassemble les principaux acteurs du luxe, qui se rencontrent pour échanger entre eux, découvrir de nouvelles tendances.

Mais aussi et surtout assister à des cycles de conférences qui leur permettent de rester informés des évolutions du secteur.

C'est le genre d'évènement qui pourrait tout à fait ne pas exister de cette manière , s'il n'était le projet de Laura Perrard, 27 ans.

Jeune femme lyonnaise qui n'avait à la base aucun contact dans le secteur du luxe, elle a monté son blog, puis son site, puis son agence Web, puis ce salon dans lequel elle insuffle sa vision à elle :

“Je pense que l’industrie du luxe a un pouvoir énorme sur le monde et la société. Ils ont le pouvoir de changer les choses en inspirant le marché, en apportant des messages, du rêve et des valeurs.

Les acteurs du luxe ont un rôle de prescripteur. Ils tracent des lignes dans l’imaginaire de l’industrie. Ils font et défont les tendances.

Si les principaux acteurs du luxe décidaient, par exemple, de ne plus travailler la fourrure et de chercher l’innovation dans le synthétique, l’impact serait énorme sur le marché.”

N'hésitez pas à lire cet article de Benoît Raphaël, comme d'habitude juste et très bien écrit, duquel j'ai tiré la citation de Laura.

laura perrard salon du luxe

Laura Perrard sur la scène du 1er salon du luxe.

journal du luxe

Le journal du luxe.

Voici pour le cadre de notre intervention, on passe à la vidéo...

La vidéo de mon intervention

J'ai pas mal hésité à poster ce type d'intervention très "business" mais, encore une fois, la solution a simplement été de vous demander votre avis :

J'ai été interviewé par Catherine Zunic, une coach dans le domaine des médias, aux côtés de Michel Comboul, un patron de presse papier spécialisée dans le domaine du luxe (j'en profite pour remercier encore Laura et l'ensemble des intervenants).

N'hésitez pas à nous dire si vous souhaitez que l'on retransmette sur BonneGueule plus d'évènements dans lesquels nous intervenons (c'est quelque chose d'assez nouveau pour nous) !

A propos Geoffrey Bruyere

Je pilote BonneGueule avec Benoît, on fonctionne en binôme. Mais c'est moi qui trouve les surnoms bêtes à l'équipe. J'aime la mode masculine, la boxe, l'art déco, et les filles avec de l'humour. C'est moins vrai pour le lundi matin et le curling.

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  • Nicolò – BonneGueule

    Merci pour ton retour PhD 🙂

  • Luca – BonneGueule.fr

    Merci pour ton retour ! On va essayer d’en publier plus souvent 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Merci Fabien 🙂

  • yes totalement d’accord avec toi

    je me souviendrai toujours d’un des dirigeants de Webedia qui a dit lors d’un petit rdv d’entrepreneurs : « Chez nous les lecteurs, ils arrivent en troisième. Parce que contrairement à Google ils ne nous apportent pas de trafic, et contrairement aux annonceurs ils ne nous apportent pas d’argent » -> inepsie éthique et économique, je ne crois pas une seule seconde qu’ils puissent tenir 10 ans avec cette vision

  • xdidier

    Bonjour, je crois aussi que ce type de contenu intéresse de nombreux lecteurs dont je fais partie.
    Le modèle que BG invente tous les jours est passionnant.

    Mode analyse, j’étais un gros lecteur et acheteur de papier:
    Pour la presse, effectivement elle devrait choisir le lecteur, elle en a les moyens éditoriaux et technologiques mais elle ne le fera pas, sauf peut-être les jeunes pousses. Mon idée est que la presse est constituée de trois ou quatre corps dont les intérêts divergent fondamentalement, le corps administratif et financier, le corps vente-média, le corps éditorial-contenu et le corps techno-digital. Elle devrait revenir au produit, le contenu, mais elle ne sait pas faire. Fin du mode analyse.

  • hellobandit

    Très beau choix de modèle !

  • merci Thomas, on essaiera de le refaire de temps en temps

  • oui, une vieille de 1995

  • avec plaisir !

  • Thomas Garnier

    C’est un format vraiment hyper intéressant quand on s’intéresse au monde de l’enterpreneuriat.
    Je suis pour le fait que vous partagiez plus de contenus similaire dans les événements où vous intervenez.

  • Nicolò – BonneGueule

    Merci du commentaire Florian 🙂

  • Benoit – BonneGueule

    C’est une GMT Master II vintage (pas les dernières avec la céramique) sur un Nato gris 🙂

  • Winw

    Ayant succintement traversé le secteur du luxe pour le travail, c’est intéressant pour moi de prendre connaissance du journal du luxe ; merci pour la découverte.

  • hellobandit

    Très sympa et intéressante comme vidéo !

    Geoffrey, quel est le modèle de la montre que tu portes ?