Comment BonneGueule a géré ses crises

Temps de lecture : 2 minutes

Publié par le 15 juin 2020

En treize ans d'existence, BonneGueule a forcément traversé des crises. De tous types. C'est ce dont je vais vous parler dans cette vidéo. Comment elles sont arrivées, comment nous les avons gérées, quels enseignements nous en avons tirés.

Trouver son modèle économique

Nous avons connu une première crise de modèle économique qui nous a obligés en mai 2011 à une diversification de ce qui était à l'origine un blog en 2007.

C'est l'histoire de notre première collab' avec la marque Renhsen pour un jean.

Nous en avions fait un reportage aux Etats-Unis, et vendu 150 jeans en deux heures.

Ne plus pouvoir utiliser le nom "BonneGueule" ?

Nous avons eu droit à une autre crise venant de nulle part. C'était un jour à l'automne 2012. Le facteur nous délivre un courrier recommandé adressé par une marque de cosmétiques qui nous interdit d'utiliser la nom "BonneGueule" et menace de nous poursuivre en justice.

Il y a eu beaucoup d'angoisse dans les six mois qui ont suivi. Cette situation voit un dénouement heureux par un coup de chance que je vous raconte plus en détails dans la vidéo.

Crises de trésorerie... et surtout crise humaine

En 2014, BonneGueule commence à grandir et nous commercialisons nos vêtements nous-mêmes et non plus uniquement via des collaborations. Et là, tout change : il faut désormais payer la marchandise bien à l'avance aux fournisseurs.

C'est là ou la crise de trésorerie intervient, liée au décalage des entrées et des sorties d'argent.

À ce moment, nous avions lancé des costumes, en octobre 2015. Et nous n'avions vendu que 5% des stocks contre 70% attendus. Cela a été notamment l'occasion de faire un tour de France pour rencontrer les lecteurs... et écouler ces costumes.

Le même mois, Louis, notre directeur marketing, nous a quitté prématurément, à la suite d'une maladie. Là, on se rend compte combien il est important d'être bien entouré.

Crise informatique

L'automne 2018 a aussi été très compliqué pour nous avec une crise informatique, logistique, technique. Pour faire à la croissance de l'entreprise, on souhaitait automatiser certaines tâches pour laisser du temps aux collaborateurs pour réaliser d’autres choses.

Nous cherchions donc un système de gestion (un ERP) pour centraliser tous les flux financiers et logistiques de l’entreprise. Hélas, nous avons trop fait confiance au fournisseur de cette solution, on a cru que c’était simple.

Le résultat a été une catastrophe : ce système ne faisait que 10% que ce qu’on lui demandait. Il envoyait parfois dix fois une commande à la même personne ou validait des commandes de produits qui n’étaient plus en stock.

Cela a entraîné une surcharge de travail énorme à notre service client.

Heureusement que nous avons une équipe au top, notamment Clémence , et des clients plus que compréhensifs.

Le Covid-19

La dernière crise est la plus récente, celle du Covid-19, a touché l’entreprise à tous les niveaux, avec des ventes en chute libre et des boutiques fermées, dans un marché de la mode très impacté.

Mais pour une fois, cela a mis en lumière nos forces plus que nos faiblesses, ainsi que la proximité avec nos clients et lecteurs, leur fidélité.

Enseignements

En conclusion, la crise peut nous conforter dans nos choix et révéler des faiblesses. On réalise surtout combien l'humain est plus important que tout au sein d'une entreprise. C'est ce que je vous raconte dans cette vidéo :

Pour écouter ce format en podcast, en voiture, en courant ou avant de dormir… c'est ici :

Geoffrey Bruyère Geoffrey Bruyère

Je suis un des deux fondateurs de BonneGueule. Je crois aux contenus de qualité, au digital qui n'oublie pas l'humain, et aux marques positives ✊ Et c'est moi qui trouve les surnoms dans l'équipe !

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