BonneGueule lève des fonds… et on vous dit tout

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Après presque 10 ans d’existence en tant que site de mode masculine, et 5 ans après le premier euro de l’entreprise, BonneGueule lève des fonds.

Alors que le secteur de la mode masculine est souvent vu comme accumulant les difficultés, nous y voyons une formidable émergence de jeunes marques avec de très belles offres. Ce sont ces acteurs que nous voulons aider et mettre en avant.

C'est aussi un secteur porteur d’espoir car il peut montrer l’exemple.

Un secteur que l’on essaye de sensibiliser au “monde d’après” en réconciliant les hommes et le vêtement, et proposant de l'information de qualité et utile pour les futurs choix des consommateurs.

Avec toujours une mission claire et simple : “aider les hommes à se sentir bien dans leurs vêtements”.

Mais alors pourquoi lever des fonds, alors que tout va bien et que tout avance ? Et d’ailleurs c’est quoi une levée de fonds ? Qu’est ce qui va changer (ou pas) chez BonneGueule ?

Toujours avec notre envie d'user de pédagogie et de clarté, on va vous donner les raisons et les détails de cette “étape”.

Même si pour nous ce n’est qu’un moyen (un peu comme souscrire à un prêt bancaire plus important que les autres), et un moyen qui n’a rien d’une fin en soi.

Et attention, c’est un peu long.

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Le pot des 9 ans du site, en juillet dernier. Les deux bretelles que je porte ne sont pas une tendance vestimentaire, mais simplement l'attelle pour mon poignet 🙂

Mais déjà, c’est quoi une levée de fonds ?

C’est la question qu’on se posait encore il y a un an, sans vraiment trop savoir de quoi il s’agissait précisément. On savait juste qu’il nous faudrait des sous pour financier tous nos projets.

Alors commençons par poser les bases.

Dans une levée de fonds, des investisseurs apportent de l’argent (=des fonds) en échange d’une partie du capital d’une entreprise.

En d’autres termes, en échange de l’argent qu’ils apportent à l’entreprise (qui se compte en centaines de milliers d’euros, voire en millions), des entrepreneurs leur accordent une partie du capital de leur société.

Plusieurs années après (entre 5 et 7 ans lorsqu’il s’agit de fonds d’investissement), quand l’entreprise a bien grandi grâce à ces ressources supplémentaires, les investisseurs revendent alors leurs parts plus chères. Soit à d’autres investisseurs, soit à une entreprise du secteur plus avancée, soit aux fondateurs qui récupèrent ainsi leurs parts (le plus rare, mais probable dans notre cas).

On dit alors des investisseurs qu’ils “font une sortie”, ou une “exit”.

Vous vous demandez peut-être comment on décide de combien de parts on cède aux investisseurs et pour quels montants ?.

Là, on entre dans des problématiques complexes de valorisation de société.

Bonne question !

Quand l’entreprise appartient à plusieurs personnes, les parts de chacun correspondent à la valeur de ce que chaque personne a apporté

  • En travail (fondateurs),
  • En nature, avec un savoir-faire particulier via de nouveaux employés clés de la société (un carnet d’adresses, un brevet, un site, etc.),
  • Ou en argent (investisseurs).

Exemple : Vous créez une boîte avec votre pote, vous apportez 8.000 € et lui 2.000 €, pour un total de 10.000 €. Etant donné que vous avez apporté plus d’argent que votre ami, on considère que vous prenez plus de risques que lui : cela doit être récompensé par plus de parts.

Vous pouvez donc décider d’avoir donc 80 % des parts et votre ami 20 %.

Ca paraît simple comme ça, mais la situation peut rapidement se complexifier : par exemple, votre ami n’apporte que 20 % du capital mais il peut détenir une compétence ou un savoir-faire décisif, introuvable ailleurs, qui rend sa présence très précieuse. Ou tout simplement s’investir énormément, soirs et week-ends, pendant une année, alors que vous n'êtes pas à plein temps sur le projet.

Auquel cas, faire 50% / 50% serait tout à fait justifié.

Pas de méthode miracle ici pour décider de la bonne répartition des parts, à part de longuement discuter des désirs, des ambitions et de l’implication de chacun. C’est une recette unique à chaque entreprise.

Et comme un mariage, c’est parfois lourd de conséquences !

Je vous invite à lire cet article qui explique très bien et de manière simple les enjeux de la répartition du capital entre associés.

Cela commence par une bonne remise en question d’où on veut emmener BonneGueule, et de quelle manière.

On doit clairement définir notre stratégie à moyen et long terme, et aligner toute l’équipe autour d’un projet commun.

Dit comme ça, cela peut paraître simple mais c’est loin d’être aussi facile qu’on le pense. C’est à ce moment qu’on entre de plain-pied dans des sujets de culture d’entreprise, de valeurs et de vision (peut-être qu'un jour, nous aurons l'occasion de faire des articles sur ces sujets très importants).

On prépare alors un “deck” (un ensemble de slides qui présentent la société) et un “business plan” où l’on chiffre des prévisions de croissance.

Viennent alors les premiers “pitchs” : expliquer aux potentiels investisseurs ce qu’est BonneGueule. Et s’assurer qu’ils s’intéressent au projet pour les bonnes raisons !

La dernière chose à faire serait donc de sur-vendre le projet, car il y a forcément un moment où cela se saurait…

L’inverse est presque à recommander : rester modestes sur les prévisions pour surprendre, si possible, les investisseurs par la suite.

Puis, à la suite du pitch, ils nous posent beaucoup de questions très concrètes du type :

  • Qui contrôle la qualité de vos chemises une fois fabriquées ? Comment sont sourcés les tissus ? Combien de temps met-on pour produire un pantalon ?
  • Quels sont les ingrédients qui font que la formule fonctionne aujourd’hui ?
  • Quelles sont les personnes derrière ce projet ? Parlez moi des managers de votre équipe, comment les voyez-vous évoluer ?
  • Vous avez prévu quoi à l’international ? Comment vous comptez vous y prendre ?

On rencontre plusieurs types d’investisseurs, avec deux typologies différentes :

  • Les business angels : ce sont des personnes qui ont beaucoup d’argent, souvent parce qu’ils ont eu une vie d’entrepreneur où ils ont revendu leur boîte, fruit de plusieurs années de travail acharnés.
    Et comme ils aiment toujours autant l’entrepreneuriat, ils ont envie de conseiller et suivre des jeunes entrepreneurs, en se disant que leur argent sera bien investi et créateur de richesse pour la société.
  • Les fonds d’investissement : imaginez que vous êtes millionnaires, que vous avez envie d’investir, mais que vous n’avez aucune d’idée de la manière dont il faut s’y prendre.
    Eh bien, vous allez voir un fonds pour leur dire “Je veux investir dans des jeunes pousses mais je ne sais pas comment faire. Je ne sais pas comment on fait pour trouver des entreprises prometteuses, je ne sais pas poser les bonnes questions mais vous, c’est votre métier. Voilà mon argent.”.
    Les fonds sont donc des gens rompus à la lecture d’un business plan, à l’analyse d’un business model, et qui ont développé un “nez” certain pour repérer les petites boîtes avec un fort potentiel.
    Ils sont évidemment très regardants et exigeants, ce qui est tout à fait normal quand il peut y avoir plusieurs millions d’euros en jeu.
    Bien souvent, un fonds entre au capital d’une start-up pour en sortir 5 ans plus tard. Il y a donc des exigences de rentabilité plus importantes, et leur rôle est important car ils sont prêts à financer les entreprises les plus risquées, quitte à en perdre sur le chemin.

Nous concernant, nous avons choisi de nous tourner exclusivement vers des business angels pour bénéficier de conseils et avancer à notre rythme à nous, sans risque de foncer dans un mur.

C’est très simple à comprendre : c’est la somme qu’une personne est prête à débourser pour acquérir l’entreprise, à un moment donné.

Par exemple, une entreprise valorisée à 3 millions d’euros signifie qu’il faudrait dépenser 3 millions d’euros à une personne extérieure pour l’acheter.

Quand quelqu’un achète une entreprise, dans les faits, il achète suffisamment de parts pour être majoritaire : c’est lui qui détient le plus de parts, c’est donc lui qui décide. Du coup, l’entreprise lui appartient en pratique mais il n’est pas pour autant obligé de détenir / avoir acheté 100 % des parts : 51% peut suffire !

Quant aux méthodes de valorisation, c’est un vaste sujet : parfois, c’est un coefficient multiplicateur de la rentabilité (le fameux EBE), parfois c’est un multiplicateur du chiffre d’affaires, parfois c’est la valeur d’un brevet ou de biens immobiliers, parfois c’est en se comparant à d’autres entreprises valorisées dans le même secteur… Et souvent, c’est un mix de tout ça. Il n’y a pas de méthode unique.

C’est un peu comme l’estimation d’un bien immobilier : un expert peut dire que l’appart est sympa, bien situé, bien exposé et qu’il vaut 150.000 €. Mais un autre expert ne serait pas forcément d’accord.

Et à la fin, s’il n’y a pas d’acheteurs en face qui se bousculent, ou si le vendeur est pressé, alors l’appartement vaudra moins cher.

L’appartement ne vaut que ce qu’une personne est prête à payer à un instant t pour l’acquérir.

C’est un sujet complexe, et les plus techniques iront lire cet article.

Bien entendu, nous n’avons pas en tête de revendre BonneGueule. Notre objectif est de développer l’entreprise de la manière la plus solide et la plus belle possible, à la manière d’un Patagonia. On construit pour le futur.

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La fameuse pub Patagonia qui incite à réfléchir avant un nouvel achat : en a-t-on vraiment besoin ?

 

Levée de fonds = l’investisseur apporte des fonds à l’entreprise et, en échange, reçoit des parts du capital (c’est un actionnaire).

Prêt bancaire = la banque apporte des fonds à l’entreprise et, en échange, reçoit des intérêts chaque mois jusqu’à ce que la somme soit totalement remboursée. Mais elle ne reçoit aucune part du capital (c’est un partenaire).

Si je crois en la bonté de l’humain, en sa générosité et en sa bienveillance, je sais aussi que dès qu’il y a des millions d’euros en jeu, on vit dans un monde où les idéologies guerrières apparaissent rapidement quand plusieurs entreprises partagent un marché : “On doit écraser nos concurrents”, “Il faut qu’on les torpille”, “On va les manger tous crus”, etc.

Un monde où certains dirigeants d’entreprises veulent être premiers pour être premiers, peu importe ce qu’il en coûte à leur mission et à leurs valeurs.

Et pour se protéger d’eux, il est nécessaire de garder ces informations confidentielles. Et mon culte du secret et moi, ça nous arrange 🙂

Nous ne dévoilerons donc pas le pourcentage des parts prises par les investisseurs car cela dévoile une partie de la stratégie, et comment se structure BonneGueule. J’espère que vous ne m’en voudrez pas 🙂

Non, surtout pas, ô grand non !

Nous n’avons aucune contrainte de dépense des fonds dans un laps de temps donné.

On préfère faire grandir la communauté petit à petit, vous servir encore plus, continuer de faire des vêtements que les gens veulent acheter (certains plus accessibles aussi), et la croissance sera la conséquence logique d’un travail bien fait (et non un objectif en soi !).

Aucun risque donc que l’on finisse dans le feu et les flammes comme certaines start-ups cet été.

On a tenté d’avoir le raisonnement le plus rationnel possible, malgré les sommes importantes que l’on peut voir passer ou que l’on peut vous pousser à lever car il y a une sorte de hype autour de ça.

Pourquoi est-ce que des gens investissent dans des start-ups ?

Quand on a beaucoup d’argent, il y a un tas de moyens de le faire fructifier : immobilier, art, placements, etc. Et l’investissement dans une entreprise est loin d’être le moyen le plus sûr pour récupérer sa mise (la boîte peut royalement se planter).

Alors qu’est-ce qui peut bien pousser des investisseurs à investir chez nous à part être sympas ?

Evidemment, ils espèrent faire une plus value, mais il n’y a pas que ça.

Ils sont aussi dans des logiques d’apprendre des choses à notre contact car, d’une certaine façon, on défriche de nouvelles manières d’être un “média de mode”, une “marque”, et on promeut des manières alternatives de consommer qui tendent à se répandre (“acheter moins mais acheter mieux”, transparence, éthique, rationalité, etc.).

Mais ils veulent aussi transmettre leur expérience à des “plus jeunes”. Ils ont été des entrepreneurs et des dirigeants de haute volée. Ils ont réussi mais ils ont aussi été aidés et accompagnés à certains moments de leur vie. Alors ils poursuivent d’une certaine manière un cycle d’entraide.

La création d’une entreprise, sa vie souvent mouvementée, l’aventure humaine, son évolution, tout cela les fascine, et ils veulent prendre part à ces projets car ils aiment ça, tout simplement.

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Florian dans nos anciens bureaux, à l'époque où on faisait encore les cartons des commandes. Les choses ont bien changé depuis.

Pour quelqu’un qui n’est pas du tout dans l’entrepreneuriat, c’est quelque chose de difficile à concevoir, car on a souvent tendance à ne voir que les galères : gros horaires de travail, peu de vacances, moral mis à rude épreuve, rémunérations pouvant être inférieures à celles de la voie classique.

Mais entreprendre, c’est avant tout une passion. Il faut le vivre pour comprendre, et on aime tellement ça que quand ça s’arrête, certains veulent absolument garder un pied dans l’entrepreneuriat : ils deviennent investisseurs.

Notre exigence absolue, c’était d’avoir des gens alignés sur nos valeurs, qui nous font confiance et partagent notre vision :

François Barbier

Il nous rassure, nous soutient et nous remonte parfois le moral dans les moments durs, depuis bientôt 3 ans de manière totalement bénévole. C’est un très grand dirigeant d’entreprise à la retraite depuis peu, qui coache des entrepreneurs sociaux, et nous ! On devait déjà beaucoup de choses au “Barber”, mais là il s’embarque vraiment à nos côtés.

Nicolas Santi-Weil

Nicolas est le CEO de la marque AMI (aux côtés de Alexandre Mattiussi). Il aime beaucoup notre projet, au point de s’habiller aussi parfois avec quelques vêtements BonneGueule ! Je précise qu’il est avec nous car il croit en l’aventure, sans jamais nous demander le moindre article sur sa marque. De notre côté, c’est quelqu’un qu’on trouve brillant et extrêmement sympathique, et avec qui on aime passer du temps.

Cyril Vermeulen

Cyril est un des co-fondateurs de aufeminin, que vous connaissez tous même si vous n’êtes pas forcément dans la cible. Après la revente de aufeminin, Cyril est devenu… prof de physique-chimie et de latin en Chine. Avant de revenir en France pour soutenir des projets entrepreneuriaux comme business angel.

Thierry Petit

Thierry est le co-fondateur et actuel CEO de Showroom Privé, et un des business angels français les plus actifs. Ses connaissances alliant mode, startup et technologie nous seront très utiles.

Vincent Robert

C’est l’ancien Président d’Orangina-Schweppes, donc quelqu’un qui connaît bien les marques, mais aussi les logiques terre-à-terre de la distribution, où chaque centime économisé compte.

Bernard Gervais

Bernard est le financier de la bande, mais aussi quelqu’un qui connaît bien l’activité textile et la distribution, notamment à travers la marque de costumes Mario Dessuti dont il s’est à un moment occupé.

Le Club Al Dente

C’est un business club, c’est à dire un groupement de business angels, anciens hauts dirigeants de grandes entreprises, qui s’entraident pour évaluer des dossiers intéressants et parfois coacher les entrepreneurs. Et leur restaurant préféré s’appelle… le Al Dente.

François Badoual

François dirige Total Energy Ventures, qui est l’incubateur de projets innovants du groupe Total, entièrement dédié aux énergies renouvelables et au management des déchets.

Bpifrance (Delphine Le Mintier-Jonglez / Isabelle Ginestet-Naudin)

Enfin, nous avons également un acteur du secteur public : Bpifrance, et plus précisément le fonds Mode et Finance. C’est un fonds qui a pour but d’investir dans les entreprises innovantes françaises de la mode et du design, avec pour objectif de faire émerger de futurs champions européens.  

Donc vous avez plus ou moins été rachetés ?

Pas du tout !

Quand de nouveaux investisseurs entrent au capital, ce n’est pas forcément synonyme de rachat.

BonneGueule est très loin de leur appartenir, Geoffrey et moi sommes toujours les actionnaires très majoritaires, et donc les décideurs finaux. C’est possible car nous n’avions jamais levé d’argent, et nous le faisons aujourd’hui à un stade de développement avancé, soit une position qui nous avantage.

Vous avez d’ailleurs plus que jamais votre mot à dire et, en interne, on partage d’ailleurs tous vos retours.

Chaque retour fait réfléchir la totalité de l’équipe.

Et ça, les investisseurs l’ont bien compris : ils sont dans un rôle où ils donnent leur avis, font partager leurs expériences, nous font rencontrer d’autres experts, mais ils ne nous imposeront jamais rien en ce qui concerne la stratégie ou la mission. D’ailleurs ils n’en ont pas le pouvoir, étant actionnaires minoritaires.

Ils ont investi sur une équipe avant tout, une vision, et leur intérêt est précisément de préserver ce fragile mélange, si unique, qui a fait ses preuves.

Finalement, leur mission, c’est de nous permettre de rester bien concentrés sur notre mission et de nous préserver des aléas, des craintes, et de certains doutes. Ça s’appelle de la bienveillance.

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Souvenir de Florence, où Long et Luca étaient venus pour couvrir le Pitti.

Je sais, la presse généraliste aime parfois relater l’histoire de fonds d’investissements qui désossent des entreprises, les font rentrer dans des logiques court-termistes, mais ce n’est pas le cas avec nos business angels.

La seule obligation qu’on a envers eux est de les informer chaque mois de nos évolutions (ça s’appelle un “reporting”), mais c’est une démarche très saine, qui nous pousse à être vigilants et disciplinés dans notre gestion.

Non, car nous ne sommes pas cotés en Bourse :p

On adore la philosophie du crowdfunding, car cela aurait été génial d’appartenir - littéralement - à nos lecteurs, mais ce n’était pas la meilleure solution pour plusieurs raisons :

  • Cela concerne en général des projets balbutiants, et cherchant donc de petits montants (200.000 €, ça a l’air beaucoup, mais en réalité ça permet tout juste d’embaucher 2 personnes pendant 2 ans),
  • Plus de 50 % des investisseurs crowdfunding sont en fait… des investisseurs (et non de vrais particuliers),
  • Pour le cas des particuliers, ça nous gênait d’imaginer que des gens puissent s’endetter ou faire ce genre de choses pour investir dans un projet d’entreprise (sur lequel on n’est jamais 100 % sûr de récupérer ses sous).

Dans le jargon, on appelle ça une “term sheet”.

La nôtre est évidemment confidentielle, mais The Galion Project, un think tank d’entrepreneurs, a mis à disposition une term sheet gratuite et open source. Une très belle initiative !

Attention, prévoyez une bonne heure et de la concentration à revendre avant de vous plonger dedans, ça reste un document légal, avec tout le plaisir de lecture qui va avec 😀

Si vous êtes encore plus curieux et que vous vous demandez ce qui se passe concrètement quand un entrepreneur fondateur “vend sa boîte”, ou comment se passe la détention d’actions, ils ont écrit un article très complet à ce sujet.

Non surtout pas !

N’oubliez pas qu’ils sont là pour préserver cet équilibre si particulier qui fait que BonneGueule est BonneGueule !

Au contraire, ce sont plus des partisans de diminuer davantage les marges pour faire plus de volume, grâce à la solidité financière qu’ils procurent 😉

On a d’ailleurs quelques projets qui vont dans ce sens.

Mais si vous étiez rentables, avec de belles perspectives de croissance, pourquoi lever au lieu d’avancer tranquillement tout seul année après année ?

C’est THE BIG QUESTION qu’on a retourné 1 000 fois dans nos têtes !

On est rentable et en croissance, pourquoi ne pas continuer tout seul ?

Il y a en fait de nombreuses raisons.

Les raisons financières

Comme vous le savez, BonneGueule a été autofinancé pendant près de 10 ans. Cela ne s’est pas fait sans certaines frayeurs quand il fallait par exemple payer le même mois les taxes du trimestre et les stocks de vêtements d’hiver, et toutes les charges fixes (salaires, loyers, prestataires), le tout dans un contexte de croissance.

On n’a jamais vraiment été en risque, mais on a déjà eu très peur.

Ce stress du cap de trésorerie à franchir, c’est quelque chose que je ne souhaite à personne.

Nous avons créé des emplois et maintenant, nous avons la responsabilité de la protection de ces emplois (ceux de BonneGueule, mais aussi ceux que nous créons indirectement via nos fournisseurs ou nos prestataires).

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Luca et Long, toujours au Pitti. Trois ans d'ancienneté déjà pour Luca, et de nombreux voyages à venir pour notre duo de choc...

Ce n’est pas non plus la peur au ventre que nous sommes le plus productif, pour lancer de nouveaux services et écrire les meilleurs articles possibles.

En levant, on sort de ce stress, on est capable de mieux servir nos lecteurs et nos clients, et c’est un choix responsable par rapport à l’équipe.

Enfin, petit point sur l’utilisation de l’argent de la levée : si c’est la question qui vous taraude, Geoffrey et moi n’avons pas souhaité faire de cash out (BonneGueule est notre seul “investissement”). Nous n’avons donc pas touché d’argent dans cette levée.

Le cash out n’est pas le nom d’un coup spécial dans Street Fighter, il s’agit simplement de revendre une petite partie de ses actions pour toucher du cash personnellement.

L’investisseur donne alors une petite partie de l’argent à l’entrepreneur, au lieu de la donner à l’entreprise.

Cela permet à l’entrepreneur de “diversifier son risque”. Par exemple, si l’entreprise se plante, il aura pu se constituer un petit matelas financier personnel.

C’est une sorte de lot de consolation en cas d’échec. Et contrairement à une augmentation salariale du dirigeant, cela n’alourdit pas la masse salariale de l’entreprise.

Cela permet à l’entrepreneur de se montrer plus audacieux, car il a cette sécurité. On est toujours dans l’idée de permettre aux dirigeants de garder leur focus sur leur mission, en diminuant les sources d'inquiétudes et de stress à côté.

Je schématise très grossièrement car comme je l’ai dit, cela ne nous concerne pas. Nous n’en avons pas fait avec Geoffrey.

Nous n’avons pas encore 30 ans, pas d’enfants, et on croit à 100 % à l’aventure BonneGueule.

Alors on a décidé de dédier l’intégralité de l’argent levé aux futurs projets secrets.

Les raisons opérationnelles

Comme on devait avoir une gestion de notre trésorerie extrêmement (trop ?) prudente, il y a aussi plein de choses qu’on ne pouvait pas faire :

  • Commander suffisamment de stock lors de certains lancements, et après les lancements,
  • Lancer certains produits a priori risqués, ou à marges trop faibles pour soutenir BonneGueule, si on atteint pas certains volumes.
  • Sortir plus de vidéos YouTube, et innover sur les formats,
  • Lancer des projets technologiques d’envergure pour faire évoluer le blog en une vraie plateforme communautaire, avec de la personnalisation, des annuaires des marques et des eshops, une structure SEO performante, etc.
  • Être présents à l’international, ou du moins avoir un service e-commerce 100 % opérationnel dans ces pays.
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Luca et Flo, lors du shooting de la collaboration Howard's. On veut désormais développer des shootings plus marquants.

Les raisons stratégiques

Vous l’avez remarqué, le marché de la mode masculine bouge beaucoup en ce moment. Et celui des médias encore plus.

De plus en plus d’acteurs commencent à comprendre que VOS attentes ont changé, et la concurrence est encore plus rude qu’avant : il faut à présent vous donner de très bons contenus pour vous garder comme lecteurs, et de très bons produits pour vous garder comme clients.

Il faut aussi avoir le meilleur service client, l’offre la plus transparente, les produits les plus éthiques possibles, continuer à répondre avec beaucoup de soin à chaque mail que vous nous envoyez, et tant qu’on y est être une marque que même Kévin, votre petit cousin chelou mais attachant, trouvera cool.

Bref, être “dans la moyenne” ne suffit plus.

Il faut être excellent.

Partout.

Hélas, il faut une certaine taille critique pour être “le meilleur partout”.

Et mine de rien, même pour les grands acteurs historiquement puissants qu'on ne peut arrêter, c’est un sacré casse-tête à résoudre.

Mais ces évolutions nous fascinent. Et nous ne sommes plus forcément en train de subir ce que les grandes marques de vêtements nous imposent. On estime qu’on a notre mot à dire et on veut avoir des positions fortes et pionnières sur ces nouveaux sujets.

Cette ambition, elle demande à se matérialiser sous formes de projets en tous genres (boutiques, contenus, ambassadeurs, etc).

Et derrière ces projets, il y a des personnes qui s’assurent que tout est bien fait dans les temps (dans le jargon, on parle “d'exécution”). Il faut des personnes avec de l’expérience, qui ont déjà traversé de nombreux projets, afin de ne pas perdre de temps et d’éviter toutes les erreurs possibles.

La levée de fonds va donc nous servir à recruter ces profils experts, qui doivent bien sûr aussi partager nos valeurs.

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Voici le sommaire de notre réunion plénière qui a eu lieu début septembre, où nous avons pu expliquer concrètement la stratégie à l'équipe et répondre à toutes leurs questions.

Les raisons liées à la vision personnelle

Notre rêve d’entrepreneurs, ce n’est pas d’être petit à petit écartés par des acteurs plus gros, qui se mettront eux aussi à faire de beaux contenus et de beaux produits, simplement par manque de ressources. D’avoir été une “tentative louable”. Un truc sympa dont on parlera avec nostalgie.

Notre rêve d’entrepreneurs, ce n’est pas non plus d’être racheté par Lagardère, Webedia ou LVMH. D’intégrer un “portefeuille de titres”.

Notre rêve d’entrepreneurs à nous, c’est de vivre une grande aventure de 40 ans “à la Patagonia”, de devenir un “small giant”, une entreprise suffisamment grande pour ne pas être en risque, et suffisamment indépendante pour continuer à innover, pour amener de l’éthique sur le marché, pour repousser encore les standards de qualité.

Ça fait 10 ans qu’on est avec vous. Qu’on occupe une petite place dans vos vies. Certains nous lisent hebdomadairement depuis des années ! Certains nous ont découvert en fin d’adolescence, on fait leur initiation vestimentaire, et se font leurs premiers kiffs avec leurs premiers revenus !

Eh bien, on veut être avec vous pour les 50 années qui viennent (on se fera une petite camomille au coin du feu, et des tests sur les meilleurs prothèses auditives).

Geoffrey et Benoit, vous allez donc être moins disponibles pour la communauté après la levée ? :’(

Pas du tout !

Geoffrey et moi, on intervient toujours sur le forum, nous continuons de répondre à tous les emails qui nous sont personnellement destinés, et aux commentaires de temps à autres.

Par contre, une équipe de numéros 10 nous permet de nous spécialiser davantage sur nos points forts.

J'aurai ainsi plus de temps pour écrire de longs formats comme “S’habiller après 40 ans” ou l’article sur Maharishi.

Mais aussi développer des contenus plus “spontanés” et personnels tels que :

  • Un podcast audio (rapide et facile à faire, avec beaucoup de valeur ajoutée dans les conseils qu’on peut délivrer),
  • Les contenus “live” comme Facebook Live ou les webinaires (oui je sais, on n’en fait pas assez),
  • Et un vlog face caméra où je parle chaque mois de mes découvertes et réflexions sur le vêtement, avec Long qui se débrouille pour rendre le résultat hyper dynamique grâce au montage et à des inserts.
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Souvenir d'un tournage épuisant chez Long. Oui, Long adore les selfies.

Et Geoffrey pourra de son côté davantage réfléchir aux évolutions du site, à ses fonctionnalités, à de la personnalisation automatique, et à la stratégie pour faire découvrir nos articles à plus de monde.

Même s’il aime toujours de temps en temps se fendre d’un petit article de 4000 mots.

Et vous ne le voyez pas forcément quand un rédacteur signe, mais il fait une passe derrière chaque article, pour que ce soit toujours de la “qualité BonneGueule” qui sorte dans nos colonnes.

Maintenant, posez-nous toutes vos questions sur la levée !

Voilà, tout est dit.

Et je sais que c’est une nouvelle qui peut interpeller, faire réagir, voire faire peur à certaines personnes.

À chaque étape de la vie de BonneGueule, on a eu les mêmes interrogations : quand on a lancé les collaborations de vêtements, au lancement de la marque, de la boutique…

Pourtant à chaque étape, on a fait exactement l’inverse : toujours plus de contenu gratuit, toujours plus fouillé, toujours plus de services gratuits pour les lecteurs, toujours plus de transparence pour les vêtements, toujours les mêmes fondamentaux.

Et c’est ce qu’on va encore accentuer. Parce que c’est c’est qui nous fait kiffer depuis presque 10 ans.

À présent vous savez tout ! Alors n’hésitez pas à utiliser les commentaires. On répondra, comme d’habitude, à chacun. Parce que c’est ça qu’on fait.

Mais ne soyez pas trop rustres, nos pères et nos mères lisent le blog (no joke) 😉

Benoît, Geoffrey, Elie et toute l’équipe,
Plus que jamais présents pour vous servir !

PS. Et un grand merci à François Barbier, à Gary Roth, Benoît Courtet (SB Avocats), au Réseau Entreprendre, à Jeremy Uzan (Alven), à Romain Dehaussy (Chausson Finance), à Pauline Laigneau (Gemmyo), à Céline Orjubin (My Little Paris), ainsi qu'à Benjamin et Fulbert (Atelier Particulier) pour leur aide très précieuse pendant cette période intense.

Benoît Wojtenka

J'ai fondé BonneGueule.fr en 2007. Depuis, j'aide les hommes à construire leur style en leur prodiguant des conseils clairs et pratiques, mais aussi des réflexions plus avancées.
Et j'ai quelques lubies : le sport en salle, le techwear, et le thé sous toutes ses formes, à raison de plus de trois litres par jour.

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  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Mehdi !

    Non, ce n’est pas possible, c’est clairement à l’opposé de ce qu’on souhaite (diluer le capital de la boîte à ce point) 🙂

  • Mehdi

    Bonjour,
    Je ne sais pas si vous avez déja répondu à cette question. Est-ce possible actuellement ( ou dans le futur) que les particuliers puissent investir dans des parts de votre société, et dont être en partie propriétaires de Bonne Gueule?
    Bonne continuation !

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Tchampi !

    Ca on ne sait pas, on a pas split-testé les deux solutions entre elles 🙂

  • tchampi

    Ok, merci, j’en avais entendu parlé en effet. et en terme de rendement envoie/retour? je pense à facebook bien sur, des forums spécialisés, si vous avez d’autres idées je suis preneur…

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Tchampi !

    Geoffrey te recommande Google Forms / Survey Monkey, deux solutions gratuites suffisantes pour ton besoin selon ce que tu nous en dis 🙂

  • tchampi

    Bonjour, petite question.
    Je cherche un éditeur de questionnaire en ligne pour effectuer une étude de marché via internet et éventuellement manuellement dans la rue ou dans les lieux proche (via une tablette par exemple).
    J’ai vu qu’asphalte avait choisi vizir.co, (qui a l’air pas mal à première vue), vous étiez plus typeform.com (qui me parait plus obscur au premier abord mais peut être plus complet par la suite après l’avoir plus creusé).
    Bref je pense en tester quelques-uns, je cherche quand même un truc relativement facile d’utilisation, de préférence gratuit ou peu cher, qui m’offre un maximum de réponse et une bonne pré-analyse des résultats ne voulant pas me retrouver avec une étude de faite totalement inexploitable.
    Je me dis que vous avez sûrement plus d’expérience dans le domaine et sûrement de bons conseils également, qu’est ce qui est le plus rentable en termes de retour (Facebook, Tweeter, forums, dans la rue…) et quelques bons plans.
    Merci beaucoup pour ce que vous faites encore et pour votre réponse qui pourra peut-être servir à d’autres aussi…

  • Simon

    C’est une bonne nouvelle alors 🙂 d’ici une dizaine d’année vos 1ères pièces seront devenus collector et on pourra les revendre à prix d’or haha !

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Simon !

    L’équipe est plus grande qu’à nos débuts, on a plus d’expérience, et tout le travail se fait en amont. Avec beaucoup de planification, c’est possible de tenir ce genre de rythme 🙂

    Non, on ne le fera pas. Ca ne veut pas dire qu’on ne déclinera pas certaines pièces qui s’y prêtent en plusieurs coloris (On pense aux chinos et aux tees par exemple), mais en dehors du fait que Benoît s’ennuierait beaucoup s’il devait travailler comme ça, ça n’est tout simplement pas dans notre intérêt que d’avoir ce genre de démarches, car notre communauté pense comme toi et on le sait !

  • Simon

    Bonjour,

    A la lecture de ses mots je suis rassuré sur votre indépendance future 🙂
    Quand j’ai commencé à vous lire le rythme de sortie de vêtements était trimestriel.
    Désormais on est sur du mensuel voir davantage ! Je trouve ca impressionnant que vous arriviez à sortir chaque mois un ou deux nouveaux vêtements compte tenu du temps que prend chaque phase d’un tel projet…
    J’espère que BG ne tombera pas dans l’excès des marques de PAP qui sortent de nouvelles collections par obligations financières sans aucune valeur ajoutée réelles(on remplace deux couleurs par trois nouvelles, on passe de 2 à 3 boutons, un changement de col et voilà pour 2017). Mine de rien si on regarde ce que vous avez faits en 2016 il y a de quoi faire un lookbook entier de PAP haut de gamme !
    Bonne continuation à vous et j’attends avec impatience vos nouveaux projets 😀 (dont la nouvelle ligne plus accessible aux budgets limités)

  • Bonsoir Caroline,

    C’était hors timing de l’investissement ISF (qui obéit à calendrier précis).
    Cela dit, même si c’était le cas, je ne vois pas le problème, on trouve ça très bien qu’il existe des mesures qui permettent de financer l’innovation et la nouvelle économie.

    Très bonne soirée,
    Geoffrey

  • Caroline

    Et sur la coquette défiscalisation d’impôt sur le revenu ou l’ISF que réalise vos business Angels en rentrant au capital…pas un mot ? Vous en pensez quoi ?
    Bravo très bel article !

  • merci beaucoup Loïc, c’est nous qui devons beaucoup de choses aux lecteurs comme toi 🙂

  • Loïc

    Salut,

    cela faisait longtemps que je n’étais pas passé vous voir et après la lecture de cet article je n’aurais qu’un mot : Bravo!
    Cela fait 4 ans que je vous suis régulièrement ou non.
    Vous avez révolutionné ma façon de m’habiller, ma relation au vêtement, et de là a découlé beaucoup de changements positifs.
    C’est vraiment un plaisir de voir votre évolution et votre façon de partager avec nous toujours plus poussée.
    Vous êtes inspirants.
    Un dernier mot supplémentaire du coup : merci! 🙂

  • Salut Danilo,

    Le profil des investisseurs que nous voulions c’était : ticket d’entrée sérieux + compétences à apporter + compréhension fine du projet + mec sympa 🙂
    Mais le tour est clos depuis 1 mois, on communique dessus maintenant que c’est acté.

    Merci en tout cas d’exprimer un intérêt et pour les encouragements 🙂

    Très bonne soirée,
    Geoffrey

  • PH Hac

    Merci Benoit. Je conserve donc cet article au chaud et je m’en inspirerai car il est vraiment très bon.
    Bonne continuation à vous tous, car je continue de dire que je vous trouve top !

  • Danilo Rocha Lima

    Bonjour,

    Félicitaitons pour ce beau projet et pour la levée de fonds!

    Je vous suis depuis plus d’un an et j’admire beaucoup cette transparence envers nous. Petite question: Quel serait le profil d’investisseur particulier? Pour un investisseur particulieur, quel serait la valeur d’entrée pour participer à cette levée de fonds? Vous ferez donc appel seulement à ces business angels?

  • sav92

    Pas de soucis !
    Total hors sujet, mais le t shirt que tu portes sur la dernière photo est bien un Maharishi ? il à l’air de tailler large , c’est peut être pour ça que tu as roulotté les manches ?

  • Merci Marc 🙂

    Ah ah je pense que c’est plus qu’une impression.

    Et nous-même on a grandit au fur et à mesure du projet, c’est quelque chose qui a enrichi la vie de pas mal de gens, collaborateurs (tu fais très bien de les mentionner on leur doit beaucoup), et nous inclus 🙂

    Très bon week-end,
    Geoffrey

  • Oui tu as raison, c’est vrai que c’est proche.

    Oui on utilise Excel. Et Geckoboard pour faire de la dataviz (et bientôt BIME). Merci pour la proposition 🙂

    Très bon week-end,
    Geoffrey

  • Fabien

    Bonjour Geoffrey,

    On peut être une différence de wording mais là n’est pas l’importance 😊 Je parlais donc bien de business analyst plus que de data analyst. Vous utilisez quoi comme solution pour votre reporting ?Excel ? Si vous avez des besoins ou des idées à mettre en place, je serai ravi de voir l’envers du décor. N’hésitez pas !! 😊

    En attendant, continuez dans cette direction et on aura toujours autant de plaisir à vous lire !

  • Marc C.

    Un article « entrepreneur » toujours aussi intéressant à lire. Je suis admiratif de la façon dont vous « pilotez » votre communauté (dont je fais partie depuis 6 ans maintenant). On a quelque part l’impression de grandir ensemble 🙂 Bravo également pour avoir su développer votre équipe au delà du binôme initial, en trouvant les bonnes personnes. Cela doit donner beaucoup d’énergie au quotidien.

  • Benoit – BonneGueule

    Que David Guetta t’entende :p

  • Benoit – BonneGueule

    C’est le but 🙂 Merci pour ton commentaire !

  • Benoit – BonneGueule

    Merci à toi Nicolas ! C’est limite si on va pas commencer à écrire sur de la finance :p

  • Benoit – BonneGueule

    Merci à toi, ça fait longtemps que tu nous suis, le compliment me fait très plaisir, c’est un article qu’on a beaucoup travaillé ! Et oui, le but était de garder une indépendance même si on levait, on ne voyait pas les choses autrement.

  • mraffoul

    Bon, l’objectif, c’était surtout de faire naître cette idée dans ton esprit. À présent que le mal est fait, elle va germer gentiment et la bonne personne apparaitra au bon moment pour t’aider à organiser la bonne teuf…

  • Benoit – BonneGueule

    Ahah bonne question ! Je suis encore en train d’y réfléchir, le truc c’est que je suis pas très bon pour l’évènementiel…

  • Benoit – BonneGueule

    C’est plus la prévision pour fin 2016, et il y a toujours ce distinguo entre le CA TTC ou HT…
    Oui, notre CA est composé uniquement de la vente de vêtements, à 99,9%… On ne fait pas de prestations de conseil aux marques par exemple. Même si le CA se compte en millions, c’est pas si élevé que ça à l’échelle national. On est dans les cordes par rapport à une marque qui se serait lancée en même temps que nous, ou à peine un peu avant.

  • Benoit – BonneGueule

    Un comptable qui nous félicite sur notre article sur la levée, le compliment me touche beaucoup ! S’il peut t’aider à faire passer ton message auprès de tes clients, il n’y a aucun problème 🙂
    Effectivement, un technicien qui se lance, il doit vite passer le cap de sortir de ce carcan pour endosser son rôle de capitaine et de manager. C’est pour ça que c’est important de s’associer avec quelqu’un de complémentaire !

  • Benoit – BonneGueule

    Tu n’as pas à t’inquiéter, parce que ce sont précisément les contenus que nous allons intensifier. Par exemple, nous avons recruté une personne rien que pour le tournage des nouveaux formats Youtube à venir (dont des tests en vidéo). Nous avons lancé un podcast audio 100% conseil, et on va muscler le pôle édito, sans parler des contenus live à venir 😉 Donc ne t’inquiète pas, de belles choses vont arriver de ce côté là 🙂

  • Actuarius

    Bonjour,

    Félicitations pour la levée de fonds et la belle aventure BonneGueule.

    Une chose me chiffonne cependant, j’ai l’impression que vous donnez maintenant la priorité au développement d’une marque de vêtement au détriment du site internet de conseils vestimentaires. Au départ je venais pour le site, les conseils, les tests, …

    Honnêtement, je ne viens pas trop pour votre ligne de produits qui est plus sur le casual et moins sur le formel. C’est un problème pour moi qui suis en costume cravate 5 jours sur 7.

    A bientôt,

  • PH Hac

    Salut les BG ! (je viens de penser que ca pourrait être BoGoss ! lol 😉 )

    J’ai lu avec attention cet article ! Quelle pédagogie !

    Très intéressant, bel exemple de transparence de votre part, car sur un sujet pareil, pas simple d’en dire suffisamment sans en dévoiler trop. Et pas simple non plus d’être clair, précis et pédagogue pour être compréhensible. Chapeau !

    Etant un peu de la partie – je suis comptable dans un cabinet indépendant parisien, j’étais curieux de lire cet article que je vois depuis quelques jours, car j’avais peur d’en avoir plein la tête. Ce fut le contraire, j’ai adoré lire cet article. J’en suis même à réfléchir de vous demander si je peux m’en servir, d’un point de vue professionnel, pour m’en inspirer quand je suis confronté à ce style de questionnement de la part de certains mes clients, pas toujours très au fait des aspects purement financiers : en effet, certains entrepreneurs sont avant tout des techniciens dans leur domaine, passionnés et passionnants mais pour qui la chose financière reste floue. Ces entrepreneurs se lancent dans l’aventure de devenir chef d’entreprise sans être financiers ou en n’étant pas confronté à une croissance rapide comme la vôtre ; et quand la croissance arrive, le technicien que je suis ne parvient pas toujours à vulgariser correctement ces sujets épineux, techniques, philosophiques, moraux…

    En tous cas, pour revenir au cœur du sujet, je comprends tout à fait les raisons de vos choix sur cette levée de fond. Et gagner en sérénité quand on est chef d’entreprise, ça n’a pas de prix !

    Pour terminer, comme toujours, je ne peux vous inviter qu’à poursuivre sur cette lancée qui est la vôtre et avec laquelle je suis plus qu’en accord.

    Au plaisir de vous lire, d’échanger avec vous, voire de vous rencontrer un jour…
    Pierre-henri.

  • Chris

    Avec un prix de vente moyen de 200-240€ je pense qu’il doit s’écouler entre 14k-17k de produits. Au final, quand on met tout ça à l’échelle nationale les quantités ne paraissent plus si énorme (mais c’est déjà génial :D) ! 🙂

    Même si le CA te paraît élevé, il ne faut pas penser que ça l’est vraiment…parce que derrière il y a toutes les charges, au final il ne reste plus « tant » d’argent que ça à l’entreprise pour investir. (Mais le boulot fait pour l’atteindre est conséquent, faut pas croire!)

    D’où l’intérêt d’avoir des investisseurs (actionnaires) 🙂

  • mraffoul

    Bonjour et bravo : vous êtes peut-être en train de tracer (d’approfondir ?) le sillon de l’entrepreneuriat éthique !
    Désormais, même les investisseurs reconnaissent le bien fondé de votre démarche, d’un point de vue économique cette fois, et c’est énorme !
    Bon, passons aux choses sérieuses : c’est quoi la méga teuf que vous prévoyez d’organiser pour vos 10 ans en juillet prochain ?

  • sav92

    Étant de formation comptable, je suis ravi de voir que vous avez su expliquer la valorisation d’une entreprise avec des mots aussi simple, encore mieux qu’un prof…..
    Concernant la méthode , j’aurais plus pencher sur un DCF, mieux adapté aux entreprises innovantes comme la vôtre.

    C’est une grande étape pour BG, je savais que ça finirait par arriver tôt ou tard, ce qui est bien, c’est que vous conservez votre indépendance et restez maître à bord, et CA , c’est la vraie bonne nouvelle. Je ne peux que vous souhaitez le meilleur.

  • Nicolas Brackez

    Bravo pour votre clarté sur un sujet qui n’est pas forcément facile (la finance). C’est pédagogique, transparent, avec de l’humour, du Bonne Gueule quoi. Congratulations et bon envol, vos passagers vous suivent 😉

  • baboochka

    Me voilà rassuré même si cela ne me regarde pas forcément! Merci a vous d’être aussi transparent et clair dans vos explications, cela permet de mieux apprécier cette levée de fonds.
    Tout cela étant, j’espère que l’aventure va continuer sur la même lancée et que cette levée de fonds permettre un développement sain et pérenne.

  • Pierre Alanski

    Non non, c’était exactement ma question ! Merci beaucoup Geoffrey !! 😉

  • Hello Benoît, tu peux écrire un mail à l’autre Benoît : [email protected]

  • Hello Lucas,

    Par vraiment de méthode, on en a couplé plusieurs. Et à la fin c’es toujours une négo.

    Uniquement de l’investissement pour les investisseurs, mais nos banquent nous font à présent confiance sur des prêts intéressants aujourd’hui, et qui nous permettent d’être encore moins dilués.

    Les investisseurs visent le long terme.

    On les a rencontré de plein de manières différentes, vraiment. Mais François Barbier était très central, il nous a toujours énormément aidé.

    Pas d’objectif de croissance à proprement parler, mais une volonté de déployer des projets, des services et de remplir encore mieux notre mission. La croissance sera une conséquence de tout cela.

    Bonne soirée,
    Geoffrey

  • Hello,

    En fait ça peut faire beaucoup de choses un « data analyst ». C’était l’ancien job de Simon, et chez nous il va s’occuper de choses plus étendues, en tant que « responsable de la technologie »

    Dans notre cas, voici les détails :
    – meilleure configuration de Google Analytics pour comprendre ce qui se passe réellement sur le site (pour savoir quels sont les contenus que les lecteurs aiment le plus par exemple et mieux choisir nos sujets)
    – data layer pour pouvoir ensuite développer des services spécifiques sur différents types de contenus et les afficher à différentes personnes (communiquer sur un showroom à Strasbourg uniquement aux alsaciens par exemple)
    – personnalisation des contenus (nouveaux visiteurs VS visiteurs récurrents par exemple, on ne leur poussera pas par exemple des articles « débutants » à tous les deux)
    – personnalisation de la newsletter
    – mise en place d’une DMP pour ne pas envoyer plusieurs mails à la même personne
    – test AB à tous les niveaux pour améliorer l’UI / UX
    – performance technique du site (vitesse d’affichage)
    – etc.

    Les prévisionnels de vente, les estimations de stocks, de réassorts, par contre, ça c’est le job d’un business analyst. Mais chez nous c’est Elie et Alexandre qui font ça. Idem pour le reporting (c’est Elie qui s’occupe de la trésorerie et qui met en place les indicateurs de bonne santé).

    Très bonne soirée,
    Geoffrey

  • Salut Pierre,

    Oui cela peut arriver, cela s’appelle une holding personnelle. Cela a des avantages et des inconvénients.
    Après c’est un peu les choix des investisseurs, ça ne nous regarde pas vraiment.
    Dis-moi si je ne réponds pas bien à ta question.

    Merci pour les encouragements et à bientôt !
    Geoffrey

  • Merci beaucoup Cécile, ravie de voir une lectrice nous encourager également pour la suite. Promis on conserve notre manière de faire à nous plus que jamais !

  • cécile caplier

    Bonjour,

    Je vous lis depuis maintenant 4 mois et j’aime beaucoup de blog, votre éthique, vos produits (je suis une femme hélas ils ne sont pas pour moi). J’ai eu un peu peur en lisant le mail, mais à la lecture de l’article, j’ai bien l’impression que vous faite une levée de fond « à la Bonne Gueule ». Me voilà rassurée, je vous dis merde pour la suite ! J’ai hâte de voir ce que vous préparez.

  • Pierre Alanski

    Salut à tous !! 😉
    J’avais une petite question concernant le profil d’investisseur (non, ce n’est pas mon cas) ^^
    Les personnes investissant à titre personnel agissent-elles via le biais d’une société (SA ou autre), dont elles pourraient être le seul propriétaire ?

    C’est une question d’ordre général concernant les levées de fonds, pas nécessairement en lien avec votre cas 😉

    Continuez, et bon courage ! Vous êtes toujours aussi supers !

    PA

  • Fabien

    Dans le communiqué de presse maddyness

    « Bonne Gueule utilisera ces fonds, dans un premier temps, pour recruter
    8 nouveaux collaborateurs d’ici la fin de l’année (data analyst,
    marketing, etc.), qui lui permettront d’accélérer dans la personnalisation de sa marque. »

    Même si le terme exacte était data analyst (un terme qui a plus de sens selon moi) mais ça rejoint la même Idée : le joyeux monde de la business intelligence/informatique décisionnel. Cela a pour but la Valorisation des données en Intelligence/connaissance afin de faire du reporting (une vraie préoccupation maintenant que vous avez des actionnaires) sur qui a été réalisé. Mais aussi dans un deuxième temps de pouvoir faire de l’analyse prédictive (prévisionnel de vente, rotation de stock, approvisionnement des boutiques …

  • Laurent

    Hâte de voir ça, surtout si vous conservez votre qualité et finitions 🙂

  • Merci Fabien, oui tu as bien résumé ce qui a intéressé les investisseurs : le lien fort avec une communauté et le capital humain de l’équipe également. Et promis on ne change rien (ou alors si mais en mieux ^^)
    PS. on ne cherche pas de business analyst, c’était écrit quelque part ?

  • On a quelques projets en partie en ce sens, mais ça me ferait franchement mal au coeur qu’on ait la même « qualité » que certaines marques que tu cites, IKKS en particulier. Mais on a un projet qui devrait te parler et qu’on va peut-être lancer prochainement 🙂

  • Hello Laurent,

    Merci pour ton commentaire.

    Sur nos productions habituelles, pas un millions d’astuces possibles pour faire bosser les prix (sachant que les marques que tu cites margent bien plus que nous et que ce n’est pas le même produit), mais on travaille aussi à un entre-deux qu’on va peut-être bientôt présenter.

    Donc oui je te rejoins sur cette idée.

    Très bonne journée,
    Geoffrey

  • Salut Sébastien,

    Merci pour ton commentaire.
    On a toujours vu la levée comme un moyen, et on a jamais été dans le délire défilés / champagne / cotillons, alors finalement ça ne change pas grand chose à notre quotidien, et c’est très bien comme ça 🙂

    Très bonne journée,
    Geoffrey

  • Hello Tristan,

    On ne compte pas sur-populariser la marque, mais plutôt faire découvrir le média à plus de monde.

    Au delà, le caractère confidentiel pour faire du confidentiel, ça n’a jamais été notre truc.

    Nous on veut simplement agir positivement sur le plus de personnes possibles, et avant tout par le média. Cela n’empêche pas qu’on va bosser davantage sur les shootings, l’univers de la marque, et le vestiaire qu’on a construit au fur et à mesure qu’il mûrit. Tout en bossant avant tout la qualité.

    Mais je peux aussi comprendre que chacun recherche dans une marque des choses différentes et multiples 🙂

    Très bonne journée,
    Geoffrey

  • Hello Gabriel,

    C’est un poil moins, mais oui oui, c’est que les vêtements 🙂

    A très vite,
    Geoffrey

  • Gabriel

    J’ai pas tout lu (c’est long et moi les trucs de finances ça me saoul assez rapidement). En tout cas je vous fais confiance et vous souhaite bonne chance.

    J’ai vu une interview de Benoit qui disait que BG a un chiffre d’affaire de 3/3,5 Millions. Ça correspond à quoi ? Et si c’est pas indiscret … vous arrivez comment à cette somme ? Car je suppose que c’est pas juste avec la vente des vêtements.

    En tout cas bonne chance et si je gagne quelques millions à Euromillions je vous appel pour investir 🙂 Bon pour l’instant regardez d’autres pistes car c’est pas gagné de mon côté.

  • Tristan L

    Petite remarque surement très égoïste de ma part mais en faisant évoluer votre marque en terme de croissance , de ventes en volume, de popularité, mon petit coté j’ai des habits hyper sympa pas très connu et donc des demandes de mes amis va surement s’estomper.
    La marque sera moins « secrete » !

    Mais c’est le jeu aussi je l’assimile parfaitement 🙂

  • Thlouis

    Congrats, c’est vraiment super !

  • benoit delporte

    Bonjour Benoit,
    Je viens de lire votre article et votre aventure est vraiment formidable !
    Nous avons les mêmes problématiques avec notre start up depuis 5 ans et nous sommes arrivés au même stade de réflexion que toi mais c’est vrai qu’il n’est pas simple de savoir par ou commencer. Si tu as plus de détails sur qui tu as contacté en premier ou si on peut tout simplement se rencontrer, ca serait top !

    A+

    Benoit

  • NicK Holmes

    T’es Trop fort Geoffrey ! 😉 😀

  • Vance

    Je vous souhaite la meilleur réussite possible. Je vous ai connu il y a 6 mois grâce à Youtube. Vous m’avez aidé à passer une période difficile de ma vie et me sauver de mon hérésie vestimentaire.

    Vous semblez garder la tête sur les épaules et rester vous même. Chose difficile je pense au vu de vos ambitions.

    Merci Bonne Gueule !

  • Laurent

    il y a quand meme un juste milieu entre Zara H&M qui vendent des fringues à 10e en soldes et BG qui vend rien à moins de 50e (tshirt)
    pour moi ca n’a absolument rien de comparable, je parlais simplement de marques dont la coupe et la qualité est durable dans le temps comme Carhart ou Dockers (vous pouvez troll en disant que vous avez un chino dockers qui est mort au bout de 3 mois allez y lol), qui ont des coups en marketing ou en personnel beaucoup plus important que BG tout en vendant bien moins cher (sans parler des soldes) alors c’est la raison pour laquelle je pense qu’il y a un coup à faire dans ce créneau la avec la levée de fonds, avec la qualité BG au prix dockers pour schématiser. C’est assez compliqué de faire passer mes idées comme ca par message, une discussion de vive voix serait beaucoup plus simple, en tout cas j’espère avoir pu un peu clarifier ma vision des choses.

  • Laurent

    Voila j’ai un peu de temps pour répondre alors je vais essayer de clarifier un peu plus ma pensée en terme de marque et de qualité. Je ne pensais pas du tout aux prix Zara qui sont certes intéressants mais au détriment de la qualité bien entendu. J’achète effectivement de temps en temps des pièces chez eux mais c’est toujours réfléchi et ciblé.
    En fait pour être précis je me disais qu’avec la même qualité et finitions que vous proposez, en tenant compte de votre levée de fonds qui vous permettra des volumes de vente plus importants pour tirer les prix vers le bas en réduisant les marges ou celles de vos fournisseurs peu importe, il serait intéressant d’arriver aux prix de marques comme Carhart, dockers, ikks, etc… en gros pantalon / jean entre 90 et 120e, Tees 30/40e, sweat 80/90e, laine ou grosse maille 200 à 300e max etc…
    J’espere que ca sera possible, en tout cas à ce prix la croyez moi vous en vendrez beaucoup + car à ce prix vous pourrez dire que vous avez une qualité de tissu ou de finition bien plus sympa que ces marques 🙂

  • Fabien

    Tout d’abord bravo pour cet article en toute transparence qui donne une autre image de la levée de fond qui peut parfois être présentée comme agressive et qui entraîne une perte de contrôle de la boite. De plus c’est un article loin de votre domaine de compétence de base et pourtant vous avez réussi à le vulgariser dans votre style habituel ! Whouah!

    Par ailleurs, si on livre à une analyse sémantique : vous restez largement majoritaire mais un business angel rentre quand même dans le capital. Vous n’avez surement pas fait rentrer quelqu’un pour une centaine d’euros. Ce qui montre que Bonnegueule a été bien valorisé, à sa juste valeur 🙂 Mais vous ne serez surement pas, et ce n’est surement pas l’objectif, le premier site e-commerce français dans les 5 prochaines années. Ainsi vous avez réussi çà capitaliser sur quelque chose de moins palpable : le capital Humain. Votre lectorat qui est extraordinairement impliqué et fidèle. Mais ce n’est pas le fruit du hasard: vous avez une équipe exceptionnel qui nous donne envie de revenir tous les jours sur votre site. Un grand respect à tout ce petit monde, c’est un petit joyau que vous avez entre les mains 🙂

    En un mot comme en 1000, BRAVO ! Continuez à tordre le cou aux les idées reçues du prêt à porter, à innover mais surtout en ne changeant rien !!

    PS : en lisant le commentaire de Tristan L 1 je m’appeçois du bien fondée de mon raisonnement 2 je vois que vous recherchez un business analyst. Pourrait on parlé de votre besoin en particulier ? (en privé si vous voulez)

  • Salut Tristan,

    Oui ce sont les infos que nous avons donné à Maddyness, elles sont publiques, rien de secret 🙂

    Comme on l’a dit on vise à faire de la personnalisation (site qui s’adapte en temps réel aux visiteurs nouveaux VS récurrents par exemple), faire connaître BonneGueule à plus de monde et faire aussi connaître les belles marques du monde entier aux français (international), et améliorer encore les contenus (comme tu as pu le voir avec la chaîne YouTube cette année, et là on vient de recruter un second vidéaste).

    N’hésite pas si tu as des questions !

    Merci beaucoup pour ta fidélité et pour les encouragements 🙂

    À très bientôt,
    Geoffrey

  • Merci beaucoup Romain. En fait on n’aurait jamais réuni la moitié de la somme avec du financement participatif (c’est un dispositif d’amorçage, mais pas du financement pérenne).

    Pour te donner plus de détails, on aurait du lever deux fois en une : en participatif et en business angels. Pour au final n’avoir ni l’esprit du participatif (qui embarque en soi des fonds à + de 50%, et non 100% de bonnes âmes), ni l’efficacité de ce qu’on a choisi. Ça aurait juste été des batons dans les roues sous forme de lourdeur administrative (sachant qu’on a déjà mis 8 mois à faire notre levée et fait des dizaines de RDVs !).

    Mais merci pour les encouragements ! 🙂

  • je réponds aux commentaires aussi 🙂 je suis pas Jay-Z hein :p

  • NicK Holmes

    Joli tramplin pour vous. Normal car vous avez réussi à donner confiance à vos lecteurs, à monter un business sans vouloir vendre à tout prix ni à vouloir encaisser un retour sur investissement tout de suite après. Chapeau.

    Je confirme que Geoffrey répond en direct aux mails. Cela m’a surpris la première fois ! 😀

    « J’aurai ainsi plus de temps pour écrire de longs formats comme “S’habiller après 40 ans”  »
    Alors en tant que quadra, j’acquiesce. Et une petite partie de la ligne BG avec des coupes regular au lieu du slim trop serré, SVP les gars ! MERCI. 😀

  • Tristan L

    Hello, Je viens de lire un article sur un blog à votre sujet sur la levée de fond …

    « Bonne Gueule utilisera ces fonds, dans un premier temps, pour recruter
    8 nouveaux collaborateurs d’ici la fin de l’année (data analyst,
    marketing, etc.), qui lui permettront d’accélérer dans la personnalisation de sa marque. »

    « La jeune pousse vise également un développement à l’international, à commencer
    par l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Japon et la Corée du Sud.
    Aujourd’hui, Bonne Gueule revendique 3 millions de visiteurs uniques par an
    ainsi qu’une communauté de plus de 10 000 membres actifs. La startup, qui ambitionne de devenir le premier prescripteur sur la mode masculine en Europe, espère désormais atteindre les 25% d’activité à
    l’international, d’ici fin 2017. Elle vise, à plus long terme, les 30 millions de chiffre d’affaires d’ici 2020. »

    Le culte du secret en prend un petit coup non ?

    Bravo en tout cas pour votre chemin parcouru, je post très peu par manque de temps mais j’achète pas mal de vos pièces 😉 d’ailleurs je suis en attente des prochaines chemises Japan Line comme entendu sur le forum 🙂

    Bonne continuation les gars !

  • Romain D.

    Même si vos avez des arguments justifiant de ne pas y avoir eu recourt, je crois que le financement participatif était le moyen de lever des fonds le plus en phase avec l’esprit que vous insufflez. Mais vous êtes clairement mieux placé que moi pour ce genre de décision, alors je dirais simplement BRAVO pour cet belle aventure entrepreneuriale !

  • merci Rémy, hélas c’était impossible pour nous de mettre cela en place à ce stade.

  • chiche ! (mais j’ai pas dit quand) 😉

  • Merci beaucoup pour le gentil message 🙂

  • Tomatot

    Félicitations à vous, je suis très impressionné par votre travail, votre transparence et votre capacité à rester humble (même avec un capital de plusieurs millions d’euros, vous savez rester proche des lecteurs). Bonne continuation !

  • Benoit – BonneGueule

    Oui, je m’en rendais pas compte, mais pour certains, cela fait plusieurs années qu’on fait partie de leur quotidien, vous nous avez vu grandir, douter et… kiffer !

  • Benoit – BonneGueule

    Un beau message d’amour 🙂

  • Benoit – BonneGueule

    Ah oui, s’il y a bien une chose qu’on fait au quotidien, c’est la remise en question permanente !

  • Benoit – BonneGueule

    Ahah Noël c’est bientôt en plus !
    Blague à part merci pour ton beau message !

  • Benoit – BonneGueule

    Eh oui, gros challenge pour l’international 🙂 Heureusement qu’on est entourés de personnes de bons conseils !

  • Benoit – BonneGueule

    Merci Elliot, c’était exactement ce qu’on voulait faire avec cet article : rendre compréhensible la levée de fonds par quelqu’un qui n’est pas du « milieu ». J’ai bien conscience que notre lectorat ne comprend qu’une infime fraction d’entrepreneurs !

  • Benoit – BonneGueule

    Oui, et ils font pas les choses à moitié, ils ont de très belles marques dans leur fond dédié à la mode.

  • Benoit – BonneGueule

    Je plussoie du côté de Geoffrey. Aucun test ou collaboration est prévu avec AMI (à part si évidemment on a de la demande du côté des lecteurs pour parler de cette marque). Il ne nous a jamais demandé de placer le moindre vêtement AMI dans nos shootings, et si tu aperçois mes runnings AMI ou mes chemises, je les ai achetées avant de connaître Nicolas 🙂

  • Benoit – BonneGueule

    C’est un très beau compliment que tu nous fais là, et rien ne changera au niveau de la transparence, c’est un sujet clé pour nous !
    Stay tuned, de belles choses arrivent pour les prochains mois 🙂

  • Benoit – BonneGueule

    Tu as parfaitement résumé la situation !

  • Benoit – BonneGueule

    Merci Enrique, on a passé beaucoup de temps sur le choix des investisseurs !

  • Salut,

    Merci pour ton retour et tes questions qui sont légitimes.

    Pour le crowdfunding, ça ne permet hélas pas aujourd’hui de lever des montants conséquents.

    Et à 70% en moyenne, dans la foule des participants crowdfunding, tu as… des fonds. Que tu ne choisis pas vraiment donc…

    Au final, techniquement ça ne collait vraiment pas, et au niveau des valeurs on préfère avoir des gens qu’on a choisis à 100% que de devoir choisir d’embarquer des micro-participations de fonds dont on n’est pas vraiment fans.

    Pour Thierry Petit, c’est surtout quelqu’un qui a vécu toutes les étapes de la vie d’une startup, et un des principaux business angels français, particulièrement dans la mode et les fashion tech (ou c’est peut-être celui qui a le plus de recul et d’appétence pour ces sujets sur le marché). Il s’embarque aussi dans certaines causes, en faveur de l’écosystème startup. Et on apprécie la personne, plutôt discrète et humble. On a donc choisi de l’avoir parmi nous, puisqu’on a eu la chance de l’intéresser.

    Pour Nicolas Santi Weil, on se comprend vraiment.

    Lui comprend tout à fait qu’on n’ait pas des mots doux sur des entreprises comme The Kooples (sur lesquels lui-même peut avoir des avis qui sont très mesurés, il n’en était pas non plus le CEO, mais je ne peux pas communiquer ici ce qu’il me dit en privé). Et en même temps il sait qu’on respecte toute aventure entrepreneuriale, qu’on soit en phase ou non sur les produits, parce que ça reste un challenge énorme, de la création d’emploi, etc.

    Concernant sa nouvelle aventure comme CEO de AMI, il ne nous a jamais rien demandé, on n’a pas de tests de prévus. On n’en a pas un mauvais avis non plus, on trouve que c’est un choix qui se vaut sur des pièces fortes, comme on l’écrivait déjà en 2013 :
    https://www.bonnegueule.fr/bonnegueule-x-le-printemps-la-soiree-des-nouveaux-createurs/

    Ensuite, à titre perso, c’est un des investisseurs avec qui on a le plus d’interactions, c’est quelqu’un de brillant, drôle, bienveillant et ultra-sympa (on lui pardonne de supporter l’OM). Franchement une belle rencontre.

    Au-delà, effectivement le tour comporte plusieurs personnes, individuellement ou collectivement ils n’ont pas de moyen de changer la stratégie ou quoique ce soit. Et s’ils sont là c’est avant tout parce qu’ils nous font confiance et qu’ils aiment le projet (Nicolas Santi Weil c’est sans doute notre 1er porte-parole pour parler de nous partout ahah !).

    Cela dit je comprends tes questions, et j’espère que j’ai pu suffisamment y répondre.

    Merci beaucoup pour les encouragements et à très bientôt 🙂
    Geoffrey

  • Benoit – BonneGueule

    Je pense aussi 🙂

  • Enrique

    Cette étape paraissait indispensable pour passer à la vitesse supérieure. Vous semblez avoir beaucoup réfléchi aux problématiques d’un tel virage et surtout vous avez su vous associer avec des personnes qui croient en vos idées, vos projets, votre équipe et dont certains sont très proche du milieu du PAP et de la mode. La sélection des investisseurs étaient à mon sens la partie la plus importante de ce nouveau projet et je pense que vous avez fait les bons choix.
    Gardez votre indépendance, votre proximité et surtout restez maître de vos décisions. Bonne continuation.

  • Gouhouf

    Coucou,

    Je suis sincèrement impressionné par le développement de BG ces dernières années. Et j’espère que ça va continuer ainsi, c’est une chouette équipe.

    La levée de fond me semble être un passage difficile à éviter pour le développement. Toujours un moment risqué, et personne ne veut trahir la confiance des investisseurs en se plantant. Mais je suis certain que vous avez tout mis de votre côté pour que ça marche.

    Gouhouf

  • Quentin De Mot

    Instructif comme toujours!
    Tout changement ou évolution amène son lot de questionnement, mais je suis confiant dans votre démarche, tant l’ADN de BG est costaud et ancré au plus profond de vous tous.
    Il faudra sans doute que vous soyez encore plus attentifs, meme si les investisseurs que vous laissez monter à bord vous semblent parés des meilleurs attentions.

    Comme tout le monde, je suis encore bluffé par votre transparence et honnêteté intellectuelle, j’espère réellement de tout cœur que cela perdura!
    Et j’attends impatiemment de voir tout ce que cela pourra nous amener de manière concrète dans les mois qui viennent 😉

    Bonne continuation!

  • baboochka

    Hello

    C’est une bonne nouvelle pour vous mais je reste à la fois surpris et dubitatif : surpris car vous faites appel souvent à la communauté mais pour cette levée de fonds vous avez préféré prospecter auprès de professionnels ce qui se comprend mais je trouve ne correspond pas à votre politique communautaire; un mélange aurait pu être intéressant. Après dubitatif car je vois que vous avez comme business Angels un ceo d’une marque de vêtement ( comment va être votre objectivité lors des tests des nouveautés de cette marque) et un ceo d’une entreprise qui est soupçonnée de vendre des collections de marques spéciales soldes voir spéciales pour son site de vente privé, pratique que vous dénoncez dans un autre article.

    Après il y a d’autres investisseurs dans votre levée de fonds et pour une jeune start up c’est un très bon moyen de s’agrandir, de se développer donc c’est largement justifié.

    J’espère que cela vous sera bénéfique au point de pouvoir encore vous lire dans 10 ans!

  • Buzz

    Très bonne nouvelle pour vous mais aussi pour vos lecteurs/acheteurs! J’ai vu dans un commentaire d’un lecteur qu’il avait l’impression d’avoir avancé avec vous, c’est aussi mon cas. De voir les débuts et là où vous en êtes c’est vraiment tip-top. Votre transparence envers nous et vraiment la chose que j’apprécie le plus chez vous, avec vos vêtements bien sûr 🙂
    En tout cas longue vie à vous et à vos business angels! A très vite 😉

  • David D

    J’en connais un qui a bien fait d’avoir eu les c***** de quitter Solucom 🙂

  • Elliot

    Yop,

    J’y connais pas grand chose en entrepreneuriat, et j’ai pas vraiment creusé le sujet non plus, mais j’aime votre boîte. J’aime les projets, j’aime les produits, j’aime les articles, et j’aime le fait que vous arriviez à rendre une levée de fonds intéressante à tel point qu’on aurait envie d’y être avec vous.
    Je crois que vous êtes le blog que je suis régulièrement depuis le plus longtemps.

    Continuez ce que vous faites, vous avez l’air de kiffer et en plus, ça marche.
    J’ai l’impression que vous êtes en train de faire bouger les choses.
    Bon courage pour la suite !

  • JD

    Quelle excellente nouvelle !! Bpifrance fait dans la fashion tech !

  • j. Moriarty

    Merci les gars et vraiment je vous souhaite le meilleur pour l’avenir .
    Je viens de vous découvrir en mai et votre philosophie (transparence , produit de qualité , vulgarisation de la mode …) vous honorent.
    Le vent de fraîcheur que vous apportait fait vraiment du bien dans l’univers de la mode et dans l’univers masculin plus globalement, notamment d’un point de vue personnel car je commence tout juste à vraiment à m intéresser la mode masculine ( oui je sais c est mal ) 😉

    Voyant l ensemble des commentaires positifs que vous recevez , vous ne pouvez qu allez dans le bon sens ….

    Best of luck guys !!!!

  • Chapeau les BG, très heureux de savoir que pérennité et accélération seront de mise ! Et que l’international va en bénéficier 👍🏽

  • John Cazalet

    Franchement tant que vous restez vous mêmes je vous suivrai les yeux fermés!!! 😀 vous aime 😉

  • Caaynn

    Félicitation, le changement est permanent et vous l’avez bien compris, vous ne restez pas sur vos acquis et vous mettez constamment du nouveau dans votre entreprise, c’est ce qui fait et fera votre succès futur.

  • Benoit – BonneGueule

    Merci Jonathan. Oui j’adore vulgariser, mais je ne sais le faire que via des formats longs !

  • Benoit – BonneGueule

    Bien dit 🙂

  • Christophe Thibierge

    Hello Simon, en fait, il y a quelques années, mes collègues me charriaient parce que je mettais costume, cravate et pochette quand j’allais enseigner face à certains cadres. Et je leur répondais « quand on n’est pas sûr du fond, il faut soigner la forme ! » 😉

  • Vincent Le Jeune Congia

    Et bien quelle bonne nouvelle !

    Ca fait vraiment plaisir de voir que oui en France on peut réussir et encore plus quand on est une bande de pote avec un passion et la volonté !

    Moi j’ai pas peur au contraire, c’est vrai que parfois c’était compliqué avec les stocks j’en ai subi moi même certaines déceptions mais du coup ça m’a donné la banane de voir que vous évoluer dans le positif.

    Je ne connais Bonne Gueule que depuis 1 an mais vous avez changé une bonne partie de mon armoire !

    C’est vrai que c’est dommage de pas faire de crowdfunding, je suis sûr qu’on aurait été beaucoup à participer dans la limite de nos possibilités, juste pour le principe d’aider une entreprise qu’on aime beaucoup.

    En tout cas vous avez toute ma confiance et des commandes de ma part pour les cadeaux de Noêl mouahahaahh

  • Jonathan

    J’apprécie vraiment la transparence et l’honnêteté que vous avez depuis plusieurs années avec vos lecteurs. Vous prenez le temps d’expliquer clairement et précisément les choses, même si ça prend beaucoup de temps. J’avoue avoir été septique à première vue quand j’ai lu le titre de l’article, mais avec les justifications de votre part, c’est à présent plus clair. Bon courage pour la suite !

  • Benoit – BonneGueule

    Ahah, un commentaire très éclairé effectivement :p

  • Benoit – BonneGueule

    Merci Laurent pour tes commentaires toujours très pertinents !

  • Alex

    « Mais ne soyez pas trop rustres, nos pères et nos mères lisent le blog » –> maintenant on sait ou sont passé les photos de pin-up japonaises tatouées qu’on nous avait vendu au début.
    Pour le reste, histoire de pas flood, en résumé une entreprise soit ça avance soit ça coule donc …

  • Laurent Breillat

    Laurent, avec des fringues qui ont un rapport qualité/prix aussi excellent que du BonneGueule (et je peux le confirmer, vu que j’ai acheté genre 80% des pièces depuis le début, et que TOUTES sans exception sont encore dans mes placards en bon état), quand on dit « c’est cher », c’est qu’on a pas intégré tous les coûts.

    En réalité, du H&M et Zara, c’est plus cher que du BonneGueule, parce que tu vas les garder moins longtemps (et qu’en plus, pendant ce temps-là, ce seront de moins beaux vêtements). Et encore, là je compte seulement le coût purement égoïste, mais il faut aussi rajouter le coût environnemental (la matière produite n’importe comment) et social (les fringues fabriquées par des enfants au Bangladesh).

    J’ai complètement conscience que parfois, on a juste pas 100€ à mettre dans des fringues, mais le plus souvent c’est davantage une histoire de changement de comportement, de mode de pensée, d’acheter moins mais mieux, et de faire des choix.

    Mais il y a sans doute possibilité de rogner le prix en évitant certaines finitions qui impactent moins la durabilité oui 🙂 (même si mon coeur refuse de battre sans milanaise)

  • hello Brieuc, oui c’est quelque chose de prévu 🙂 Juillet 2017 !
    Merci pour les sympathiques encouragements 🙂

  • Salut Ghislain,

    Merci beaucoup pour la proposition. Hélas notre levée de fonds est à présent bouclée, et nous avons réuni la somme dont nous avions besoin pour les temps à venir.

    Très bonne journée et à bientôt,
    Geoffrey

  • merci Bruno !!!

  • Salut Laurent,

    Merci beaucoup pour ton commentaires et tes questions.

    En général on n’aime pas trop s’avancer sur le futur, on aime bien présenter des choses abouties qu’on a testé dans tous les sens et qu’on a travaillé à fond.

    Mais oui, il y a en effet un projet qui va dans le sens que tu décris, et qui est encore en développement chez nous, et qui devrait se matérialiser bientôt. On cherche en effet à redistribuer de la valeur à mesure qu’on capte certains volumes (même si on a toujours eu de forts volumes en concentrant nos achats sur un nombre limité de vêtements intemporels). Cela dit on est en train de créer quelque chose qui ne changera rien à l’existant, mais permettra aussi de toucher des gens qui ont le même frein que toi.

    Cela dit, il ne faut pas oublier que la qualité à un prix : on ne veut pas faire du Zara.

    Nous on veut démocratiser de la qualité luxe, car c’est avec ces tisserants et ateliers qui nous travaillons. Du coup oui c’est cher. Et pourtant c’est un des meilleurs rapports Q/P du marché sur ce niveau précis de qualité.

    Mais on va rajouter des choses qui permettront de trouver un entre-deux supplémentaire 🙂

    Très bonne journée et à bientôt, tu es le bienvenu !
    Geoffrey

  • Merci beaucoup !

  • Hello,

    Je comprends que la levée est un sujet qui puisse faire peur (c’est aussi pour cela qu’on écrit cet article et qu’on répond à tout).
    Et ce sont des remarques que les gens se sont faites à chaque étape de notre développement : les premières collabs, la ligne de vêtements, la 1ère boutique, etc.

    Pourtant, on a toujours :
    – intensifié les contenus gratuits
    – rajouté des services au sites qui nous coûtent parfois chers en licences (le chat) mais sont gratuits pour la communauté
    – toujours répondu à chaque mail et commentaire, dont le tien ici
    – continué à augmenter le rapport Q/P à mesure qu’on franchit des paliers d’économie d’échelles
    – accentué la qualité de service (frais de port offerts, retour offerts, temps de réponse encore amélioré)

    Tout ça pour dire qu’il ne faut pas nous faire de procès d’intention alors que depuis 10 ans on a toujours la même ligne directrice, je pense sans faillir (ou alors qu’on me donne des arguments concrets).

    Pour répondre point par point, rien de prévu aux Galleries (mais potentiellement un pop up éphémère au Printemps, encore à l’étude, afin de nous aider à nous internationaliser uniquement).
    Et non, ça ne coûte pas bonbon (c’est plutôt l’inverse), car ce n’est pas nous qui sommes allé cherche le Printemps, mais bien l’inverse.

    Ensuite on ne compte pas du tout changer quoi que ce soit à notre qualité, on a des pièces bien fat qui vont arriver en fin d’année et en 2016, ainsi qu’une réflexion sur des vêtements au rapport Q/P encore amélioré, en baissant le prix et certains détails, mais pas la qualité globale (matière / confection). On va voir où ça nous mène.

    Ensuite, tu nous compares à une marque qui est dans un contexte différent : elle a revendu 50% de son capital au fonds de l’ancien DG de Sandro qui a dit vouloir en faire « le prochain The Kooples », et qui n’était pas forcément aussi efficace sur les coûts que nous avec sa distribution mixte en corners qui coûte en général plus cher.

    De notre côté, on a un modèle basé sur du Web, et des petites boutiques qu’on possède nous-même. Et on n’a lâché qu’une toute petite partie du capital, à des investisseurs qui pour la plupart tournent autour de la nouvelle économie, des partenariats publics, ou de l’économie solidaire.

    Donc non, je ne vois pas pourquoi quelque chose changerait à notre aventure qui fonctionne très bien et fait son bonhomme de chemin. On veut simplement intensifier et faire mieux ce qu’on fait déjà.

    Mais si tu vois des choses qui ne vont pas ou te surprennent dans le futur, alors oui, dis-le nous et discutons-en sur la base de faits concrets. Mais évitons les remarques un peu à l’emporte pièce. On nous les formule à chaque étape, et je préfère qu’on nous juge sur nos actions plutôt que sur d’éventuelles peurs qui ne se sont à ce jour jamais matérialisées.

    Bonne journée et à bientôt,
    Geoffrey

  • Merci beaucoup Mike, trop d’honneur pour nous 🙂

    À très bientôt,
    Geoffrey

  • Hello Arnaud,

    J’espère que tu vas bien !

    Si si l’info est dans l’article, dans un onglet à dérouler, regarde bien 🙂

    Pour la levée, oui c’est un passage obligé, car l’auto-financement c’est limité, et ça devient compliqué sur des modèles à BFR positifs (avant on faisait du BFR négatif avec les collabs, mais la ligne en propre c’est quand même assez différent, même si on arrive à trouver plein d’astuces pour diminuer le BFR et fonctionner en flux accéléré, c’est ce qui nous permet justement de lever « peu », au regard de notre stade de développement, et donc de se dilluer très peu aussi).

    Pour l’international, ça va être test and learn, on a des idées de pistes mais on doit les tester 🙂
    Ce que je retiens de KinoWear c’est qu’il faut mettre suffisamment d’énergie et de gens sur un projet comme ça… ou pas du tout. Nous on a voulu à l’époque travailler sur trop de projets à la fois, et on a du revendre KinoWear pour des raisons de trésorerie, parce que la France se développait beaucoup pour nous. C’est un échec en demi-teinte au final.

    Très bonne journée,
    Geoffrey

  • Arnaud Picard

    Wow! Que de chemin parcouru les petits loups!
    J’avais un peu peur quand j’ai vu votre levée de fonds (c’est le délire des levées de fonds des startups actuelles, coucou Takeateasy!) mais je comprends mieux votre démarche, surtout celle de vous donner de l’air. Ca reste rageant je trouve de ne pouvoir continuer sans apport extérieur, avec ses fonds propres. C’est l’idéologue qui parle ^_^

    Au sujet de votre article, je regrette de ne pas avoir l’information de qui sont les investisseurs (ou j’ai raté quelque chose), sachant qu’on a accès à l’info sur d’autres sites, et que Benoit communique indirectement dessus en filant le lien :p
    C’est un sujet important pour tout vos lecteurs.
    J’attends votre réponse à ce sujet.

    Petite question pour finir: vous parlez de dév à l’international. Est ce que vous parlez de la marque de vêtements, et/ou de la prescription en mode masculine? Parce qu’on se rappelle de votre (mes)aventure avec le rachat d’un site américain si je ne m’abuse. Quelle est l’idée?

    La bise à tous!

  • Mike Vön Dub

    Salut l’équipe,
    Ça fait maintenant 7/8 ans que je vous suis et j’ai vraiment l’impression d’avoir évolué avec vous, à vos côtés, sans vous avoir jamais rencontré… Encore merci d’être si proche de vos lecteurs et félicitation pour cette étape importante et vitale pour votre société!
    J’utilise souvent votre histoire et votre blog en illustration des « bonnes pratiques web 2.0 » autour de moi ou bien lorsque je conseille de jeunes entrepreneurs. Aujourd’hui j’aurai même l’occasion de vous citer en tant qu’exemple de financement car je trouve que la démarche colle parfaitement à votre vision de la mode au 21ème siècle.
    Encore merci d’avance pour tous vos futurs conseils et à très bientôt!

  • Fistule

    C’est cool pour vous mais maintenant qu’on sait aussi que vous allez ouvrir un corner aux galeries et ça coute bonbon, on peut se dire qu’il va y avoir une baisse de la qualité, rentabilité oblige (coucou Balibaris)

  • Maître Folace

    Merci pour cet article transparent et pédagogique. Je n’ai rien de spécial à dire contrairement aux précédents commentaires, je vous souhaite un meilleur destin que Cameron Howe et Mutiny dans Halt and Catch Fire (je ne spoile pas plus) 😉 Bonne chance et bon courage dans cette nouvelle étape de votre aventure.

  • Laurent

    Bonjour, félicitations pour cette décision même si on ne sait pas encore précisément ce qui va changer, d’ailleurs à ce propos, est ce qu’on pourrait avoir des indications concrètes sur ce qui va changer pour BG et quand?
    En ce qui me concerne, ce qui me freine pour acheter comme j’aimerai c’est évidemment le prix des vêtements que vous vendez. Je suis souvent très intéressé par les modèles mais clairement le prix m’empêche souvent (pas tout le temps) de m’offrir un de vos vêtement pour lequel j’ai tout de même eu un coup de coeur.
    Pour ne rien vous cacher quand j’ai commencé à lire l’article c’est la première chose à laquelle j’ai pensée. Lever des fonds va enfin leur permettre de vendre des vêtements nettement moins chers en jouant sur le volume comme le font les plus grosses boites.
    Pour moi ce qui peut constituer votre meilleure stratégie de développement c’est justement de faire profiter vos clients de votre savoir faire et de votre qualité de finition et de travail haut de gamme, à un prix de PAP classique grand public que tout le monde peut se payer au moins de temps en temps (nettement moins qualitatif intégrant des grosses marges honteuses et des investissements marketing que vous n’aurez pas besoin d’avoir et dont le client connaisseur n’a que faire !) Vous serez ainsi les seuls à atteindre ce niveau de qualité à ce prix…
    Bref je crois que j’ai fait le tour, donc si vous avez un peu de temps pour répondre ça serait super cool merci et bonne continuation, je viens sur Paris à l’occasion du salon de l’auto, je passerai vous faire un coucou. /bye

  • Bravo et félicitations. La line up des investisseurs ressemble à une Dreams Team. Je suis trop fier de vous 😊

  • Ghislain Blais

    Bonjour,
    Je suis canadien. Est-ce que je peux aussi acheter des actions de l’entreprise?
    J’aimerais bien, à moins qu’une raison bureaucratique quelconque m’en empêche.
    Merci.
    Ghislain Blais

  • Benoit – BonneGueule

    Je suis très touché ! Vraiment !

  • Phil

    C’est toujours un plaisir de vous voir grandir tout en conservant cet esprit de partage et de transparence !
    Je vous souhaite de continuer dans ce sens pendant de très longues décennies.. jusqu’aux prothèses auditives BG .. chiche ? lol
    Allez perso un beau chino BG m’ira déjà très bien en attendant ! 😉

  • Remy

    C’est dommage qu’on ne puisse investir. Vu l’état de l’économie actuelle, j’aurais bien mis des billes dans une entreprise que j’affectionne car elle m’a apportée beaucoup. Quitte à avoir un taux 0 de retour sur investissement, c’est toujours mieux que du négatif en banque.

  • Brieuc

    Hello les copains,

    Du coup event avec les lecteurs pour les 10 ans du site 😀 ?

    Bien joué pour la levée, hâte de voir les nouveautés.

    La biz !

  • Simon

    Je vois que je ne suis pas le seul professeur à profiter des conseils vestimentaires des BG et à parcourir leur site 🙂

  • merci beaucoup !

  • ah ah merci Simon, c’est beaucoup d’honneur 🙂

  • Simon

    Salut les BG,
    super article, très « pédago », comme toujours d’ailleurs!
    J’enseigne le Business Plan à mes étudiants en école de commerce et je vais me servir de cet article pour illustrer certains aspects de mon cours tellement il est bien écrit 🙂
    Et puis leur professeur est le mieux habillé de l’école grâce à vous ^^, donc merci et continuez comme ça, vous êtes géniaux!

  • Winw

    Cet article témoigne à nouveau de votre engagement à la transparence, et était vraiment passionnant à lire. En vous souhaitant le meilleur et pour très longtemps !

  • Salut Fabien,

    Non, nous avons justement bouclé notre tour.

    Très bonne journée,
    Geoffrey

  • Fab

    Bonjour
    Recherchez vous encore des fonds?

  • Salut Nathanaël,

    Ah ah on le fera, mais pas avant quelques décennies 😉
    Merci pour les félicitations !

    Très bonne journée,
    Geoffrey

  • Salut Christophe,

    Merci pour tes retours qui sont très justes.
    Et pour tes encouragements aussi 🙂

    Très bonne journée,
    Geoffrey

  • Salut Cyril,

    C’est quelque chose que nous vous promettons !

    On a aujourd’hui besoin de certains moyens pour l’étape suivante, mais on compte pas partir en live après 10 ans de labeur : BonneGueule c’est notre bébé à tous ! 🙂

    Très bonne journée,
    Geoffrey

  • Christophe Thibierge

    Bonjour à tous,
    merci pour ce long article extrêmement clair et pédagogique – comme toujours sur ce site, serais-je tenté de dire – avec cette fois un sujet bien différent. Je suppose que vous avez pris plus de temps que d’habitude pour rédiger ce Dazibao / FAQ, mais j’en apprécie vraiment la transparence, la pédagogie, et les vraies questions que vous n’éludez pas. La question de la croissance de votre startup est en effet une vraie bonne question, avec toujours la question sous-jacente : comment garder un esprit de start-up quand on a grandi et que ce n’est plus simplement une équipe de quelques personnes qui attaquait un marché avec son enthousiasme et – disons-le clairement – son inexpérience juvénile 🙂 Voici 2-3 idées que je rajoute à votre message, pour apporter quelques éléments d’information en plus : (1) vous parlez de parts de l’entreprise, mais pour les personnes qui ne s’y connaissent pas trop, précisons qu’une part d’une entreprise, c’est avant tout un droit de vote. Avoir 51% des parts revient à avoir 51% des droits de vote, donc avoir le contrôle (on ne va pas détailler les cas particuliers, mais très intéressants, où on peut avoir 15% des parts mais 80% des droits de vote 😉 ) (2) vous parlez de valorisation sur la foi d’un multiple de l’EBE ou d’une évaluation patrimoniale (valeur d’un actif présent dans l’entreprise), mais il faut préciser qu’en fait, toute valeur est fondée sur les résultats *futurs*. On peut avoir un très beau résultat *passé* et n’avoir que peu de potentiel futur, donc peu de valeur. C’est pour ça qu’à mon avis, votre message est important aussi : pour soutenir votre stratégie, il vous faut maintenir ou développer vos résultats actuels, et pour cela, vous avez besoin d’investir. C’est une séquence classique du développement d’une entreprise, mais qui n’est pas qu’une affaire d’actionnaires : c’est une affaire de développement, si possible durable (pour faire le lien avec la pub de Patagonia 🙂 ). Enfin, merci pour la clarté du propos sur les risques. La plupart des personnes imaginent que des méchants investisseurs viennent prendre une part d’un gâteau juteux, et vont faire des affaires sur notre dos. Mais on oublie trop souvent que cette prise de part se fait en échange d’une prise de risque : celle de tout perdre. Et ce risque est d’autant plus important dans un secteur où les goûts peuvent changer très vite (cf. le risque opérationnel de tous ceux qui sortent des vêtements par « saisons »). Voilà mes deux centimes de précision. Et pour ceux qui veulent aller plus loin, il existe un excellent livre intitulé « Comprendre toute la finance » qui traite de ces sujets plus en détail 😉 Merci à vous pour m’avoir éduqué, et continuer à le faire, sur des histoires de mode masculine depuis des années. Je n’achète pas tous vos produits, mais j’en ai suffisamment acheté pour juger de votre capacité à transformer vos articles en réalisations de qualité, de solidité, et de bon goût 🙂 Cordialement,
    Christophe Thibierge

  • Nathanaël Rahamefy

    Bravo ! Et merci pour toutes ces informations.
    Je suis un fidèle depuis presque 10 ans même si je suis parmi la masse silencieux.

    Merci parce que vous grandissez sans jamais renier vos valeurs.
    Merci parce que je fais parti de ceux qui ont fait leur « initiation vestimentaire » grâce à vous ! Et j’espère avoir cette article sur les meilleurs prothèses auditives 😉

    Bravo pour cette croissance et cette nouvelle aventure !

  • Cyril Fournier

    Hello,
    Ce sont vos décisions qui ont mené BonneGueule jusque là alors on vous fait confiance pour la suite!
    Mais par pitié gardez votre indépendance, honnêteté et surtout votre transparence aussi bien au niveau éditorial que pour la création de la ligne de vêtement, c’est ce qu’on a besoin, c’est pour ça qu’on vous suit et c’est comme ça qu’on vous aime!