Revue de web du mois de septembre – #2

Revue du web #2
/

Avec un peu de retard, voici une nouvelle revue du web (celle d'août est ici), plus riche que l'ancienne (en août, les blogs publient peu). De quoi vous occuper un bon moment si vous lisez tout. Alors remplissez le bol de céréales à ras-bord, et c'est parti !

La sélection du mois d'octobre

Les trouvailles de Geoffrey

La Toilette et ses effets est parti faire un reportage dans le Midwest, le vrai, et plus précisément à Redwing dans le Minnesota. Sur les nombreuses photos vous verrez à quoi ressemblent les usines de cette marque de chaussures américaine, qui continue à produire du workwear de qualité à des prix raisonnables.

Dans le blog des Inrocks, un article pertinent sur le prix des vêtements en mode masculine. On applaudit des deux mains, et encore : l'auteur reste très soft.

Les Archivistes vous parlent de design scandinave. À notre un très bon article sur le sujet dans le numéro de The Good Life de ce mois-ci (5 € en kiosque).

Et toujours en voyage au Japon, le bonhomme derrière Scars, Imperfection and Failure nous fait découvrir ce manga dont les personnages arborent des styles très intéressants.

Enfin, côté BonneGueule, on vous invite à relire notre article polémique sur la monétisation des blogs de mode. Tant pis s'il a fait grincer les dents de certains, on devait de toute façon l'écrire un jour ou l'autre.

Et sur la même thématique "business de la mode", ce court article du Boulevardier contient également quelques réflexions sur les marques et leur manière de trouver leur marché. Ou encore cet article de Modissimo sur l'arrêt du label D&G.

Les articles préférés de Benoît

Parisian Gentleman a écrit un article empli de passion et de pédagogie sur des cravates très haut de gamme. Un régal à lire, même si vous vous êtes mis en tête que la cravate n'est qu'un vulgaire accessoire corporate.

Le tailleur Paul Grassart a écrit un article hyper pédagogique sur la boutonnière milanaise, rarissime en prêt-à-porter de luxe, mais qui fait tant fantasmer les puristes. Lisez-le au moins pour la curiosité (non, ce n'est pas un plat italien) 🙂

Et le TumblR Goodsreview vous montre concrètement ce que ça fait de faire son shopping à L'Éclaireur (de loin le magasin de vêtements français le plus pointu) et de repartir avec des sneakers Rick Owens, des chaussures CCP ou un bracelet Goti. Réponse dans ce tumblr qui teste rigoureusement tous ces créateurs ultra côtés (mais comment fait-il pour avoir un tel budget sapes ?).

Le tout en musique...

Et on rajoute une couche de musiques (qu'on entend plus trop) pour mieux digérer tout ça.

Et on termine par l'ovni de la semaine : cette pub toute récente de Kenzo, digne des plus grands moments du message à caractère informatif. Je la mets la fin de l'article pour sa musique tout bonnement exceptionelle. Modissimo en fait une bonne analyse, et effectivement un peu de second degré chez les marques fait du bien.

A propos Geoffrey Bruyere

Je pilote BonneGueule avec Benoît, on fonctionne en binôme. Mais c'est moi qui trouve les surnoms bêtes à l'équipe. J'aime la mode masculine, la boxe, l'art déco, et les filles avec de l'humour. C'est moins vrai pour le lundi matin et le curling.

Laisser un commentaire

Les commentaires sont validés manuellement, mais tous sont acceptés et publiés avec une réponse (il faut compter 24h en moyenne).

  • Youenn

    Effectivement, je ne prenais pas suffisamment en compte les coûts de structure, du personnel et du marketing. Merci pour tes précisions !

  • Selon les matériaux employés et la qualité du montage : oui. 

    Certaines pièces peuvent demander 2 jours de travail dans des cas extrêmes. Le prix de la matière première peuvent représenter 300 euros. 2 jours de SMIC en coût réel c’est 400 euros (donc compter 600 pour des ouvrières qualifiées). Donc les produits seuls sortent déjà à plus de  1000 € avec le contrôle qualité. 

    TVA sur un sac à 4000 : 848 €. Reste 2150, mais c’est que de la marge brute. Si la marque a une boutique dans un lieu premium (a priori oui vu le prix du sac), qu’elle embauche des vendeurs qualifiés, qu’elle a un bon service de retour (a priori oui aussi), ça peut bouffer le reste de la marge. Sans compter les taxes d’import / export qui peuvent être prohibitives (ça peut tourner autour de 10% du prix de vente TTC).

    Dans les faits, il faut encore rajouter des coûts de structure : communication, compta, marketing, agents commerciaux, etc… qui comptent d’autant plus que le marque est petite (pas d’économie d’échelle). Donc oui : une marque peut perdre de l’argent sur des sacs.

    Mais bon, faut pas non plus commencer à plaindre les grosses marques de luxe, elles se rattrapent très bien ailleurs…

  • Youenn Leborgne

    Cette revue de presse est une excellente idée.

    Dans l’article des Inrocks, une partie m’échappe :

    « Mais, paradoxalement, les prix des produits de luxe sont dans leur
    majorité soumis à des marges similaires à celles qui régissent le reste
    de l’industrie. Concrètement, la marge sur un T-shirt à 20 euros peut
    être plus importante que celle d’un sac à 4 000 euros ».

    Si c’est vraiment le cas, d’où vient le coût de revient d’un sac à 4000 euros ? Est-ce que seules les matières premières et la main d’oeuvre peuvent revenir à un tel montant ?

  • Lionel

    Le tumblr Goodsreview… Un plaisir à regarder, mais j’ai toujours le doute qu’il ait braqué une banque avant de faire ses petites amplettes.
    Très jolie sélection, je m’empresse d’en faire le tour, le manga à l’air génial!

    Très belle journée,
    Lionel
    http://thetrendytrooper.blogspot.fr/

  • au temps pour moi, je viens de corriger !
    Merci encore pour votre article.

  • Bonjour,

    merci d’avoir cité mon blog à propos de la boutonnière milanaise. Par contre, je ne suis pas l’auteur de Parisian Gentleman (qui a repris quelques uns de mes articles avec mon accord).

    Cordialement,
    Paul Grassart.