Dossier : Comment fonctionne le secteur de prêt-à-porter ? Les modèles économiques #2

Filature laine
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Disclaimer : Le sujet est vraiment très vaste (et il nous passionne), alors voici la seconde partie de l’article (première partie ici). On y explique même notre propre modèle économique à la fin, et on fait une petite révélation ! 😉

Dans le secteur du prêt-à-porter, faible marge ne veut pas dire bon rapport qualité/prix (et vice versa)

Un autre paramètre dont nous n’avons pas parlé influe pourtant grandement sur le rapport qualité/prix : c’est la qualité du sourcing. Le sourcing, c’est l’action pour une marque de trouver des fournisseurs qui répondent à son cahier des charges.

Si elle trouve les meilleures usines qui travaillent pour pas cher et si elle minimise intelligemment ses coûts de transport, alors elle accroît son rapport qualité/prix. Et encore plus si elle possède son propre outil de production : elle pourra produire pour moins cher et partager ensuite l’économie réalisée entre le consommateur (en baissant le prix final) et elle-même (en augmentant sa marge).

Vous pouvez donc trouver des marques qui margent beaucoup tout en proposant de beaux produits. Ou des marques qui margent peu, sans pour autant parvenir à être compétitives (par exemple si elle a eu l’obsession du made in France, sans économie de volume et sans avoir bien négocié avec les fournisseurs, alors qu’au final, elle se contente de sortir de bêtes tee-shirts sans valeur ajoutée).

boutique markowski

Le chausseur Markowski est une des rares marques à posséder à la fois son propre outil de production (ateliers en Espagne), ainsi que sa propre boutique (à Paris et online). Cela lui permet de dégager une importante marge théorique, qu’elle choisit de redistribuer en grande partie au consommateur en proposant des souliers avec un rapport qualité/prix exceptionnel. 

Mais pourquoi une marque ne distribue-t-elle pas elle-même ses vêtements, sans passer par des distributeurs?

Tout simplement car ouvrir une boutique est très coûteux et que c’est bien plus simple de passer par des distributeurs ! Parlons aussi des marques étrangères, qui n’ont souvent aucune connaissance du pays visé et pour qui les distributeurs sont la seule option.

Ouvrir une boutique, c’est un métier à part entière, cela demande de lever de l’argent… beaucoup d’argent. C’est pour cette raison que les distributeurs sont indispensables dans cet écosystème, car ils permettent à une jeune marque d’être vendue un peu partout sans ouvrir de boutique en propre. Elle peut se développer en limitant ces coûteux investissements…

Et puis certains distributeurs ont une aura qui peut être un sérieux coup de pouce pour une jeune marque. Par exemple, être vendu chez L’Eclaireur est signe que la marque fait preuve d’un travail créatif très intéressant. Être vendu dans les Grands Magasins est signe que la marque a atteint une certaine notoriété, ce qui peut rassurer d’autres distributeurs plus petits. Être vendu dans certaines boutiques peut même devenir un label de qualité, tant certains distributeurs ont une sélection intelligente. Ils ont le don pour repérer les meilleures pièces chez des marques qu’ils aiment, de les vendre dans un bel endroit, et c’est normal de rémunérer ce travail de sélection (largement sous-estimé lui aussi).

Même si une marque n’est vendue que dans sa propre boutique (et donc qu’elle n’a pas de distributeurs), elle vendra toujours ses vêtements au même prix que si elle passait par une boutique multi-marques (car elle prend à sa charge les coûts traditionnels d’une marque auxquels s’ajoutent du coup ceux d’un distributeur).

En fait, la marge faite sur le prix de gros sert à financer la croissance de la marque, le marketing (quand il y en a), la création de nouvelles pièces, la production, et la marge faite sur le prix de détail sert à financer la distribution : salaires de vendeurs, charges sociales, loyer, etc.

On peut penser que vendre une chemise 150 € alors qu’on l’a achetée 25 € (hors TVA) à son atelier est abusé, mais là aussi, c’est une erreur de penser comme ça : cela revient à occulter un immense poste de dépense chez une marque : son développement.

Une telle marge permet de financer ce développement, en embauchant du personnel (styliste, modéliste, stagiaire, vendeur, commercial, etc.), en avançant les frais de production de la collection (et croyez-moi, ça coûte très cher), en payant des prototypes (très coûteux également), en payant des salons pour trouver de nouveaux distributeurs, etc.

Et le salaire du créateur dans tout ça ? Voilà la triste vérité : la plupart du temps, il n’y en a pas. Dans la grande majorité des cas, un créateur gagne sa vie pour des prestations chez d’autres marques (consulting, stylisme, etc.) mais rarement grâce à sa marque, du moins dans les premières années. Je sais que c’est contre-intuitif, mais ce n’est pas parce qu’un créateur vend des chemises à 150 € qu’il gagne confortablement sa vie, loin de là.

Tout ceci serait impossible à payer avec une marge de seulement 2,5, qui ne sert qu’à payer de l’opérationnel, c’est-à-dire ce qui fait fonctionner la boîte au quotidien (vendeur, loyer, factures, etc). Il y a vraiment besoin d’une marge supplémentaire pour financer la croissance de la marque.

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Pour ce genre de marques et de boutiques, c’est un autre monde qui n’a rien à voir avec notre petit créateur… les chiffres sont d’une autre planète : taux de marge, volume, coût de revient, facilités de paiement, c’est le jour et la nuit. Pour au final un produit de piètre rapport qualité/prix.

Mais si le secteur du prêt-à-porter baissait le prix des vêtements, il s’en vendrait peut-être plus !?

Eh non malheureusement… Baisser le prix signifie rogner sur la qualité, et ça, pour de nombreux créateurs qui se lancent, c’est inacceptable. L’excellente qualité au regard des prix des pièces est l’un des rares avantages qu’un jeune créateur dispose par rapport à des marques bien établies.

Il ne peut pas non plus garder la même qualité et baisser malgré tout le prix de vente, car la situation deviendrait intenable pour lui, les banques ne suivraient plus, et il serait obligé de fermer boutique.

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Mettre des lacets en coton plutôt que des lacets en cuir ? Jamais !
Remplacer la semelle Margom cousue par une simple semelle collée ? Plutôt mourir !
Faire des concessions sur la qualité du cuir pour rogner sur les coûts ? Hors de question !

Cependant, je ne nie pas que pour des grandes marques de luxe aux flagships immenses, le prix soit déterminé avant tout par un positionnement marketing, et complètement déconnecté de la valeur intrinsèque de l’objet. Le secteur du prêt-à-porter, c’est un peu la nage en eau trouble. Mais ces grandes maisons s’adressent quand même à une clientèle très particulière qui recherche à afficher sa capacité à dépenser beaucoup d’argent, plus qu’à satisfaire son goût pour le beau produit.

Et du côté des marques très établies ?

Si on prend une marque comme Diesel qui vend ses jeans via énormément de distributeurs, le prix de vente final est aussi déterminé par cette marge distributeur aux alentours de 2,5 (qui je le rappelle, peut être plus ou moins élevée). La petite boutique de région qui vend son jean Diesel aux alentours de 170 € l’a très sûrement acheté autour 60 € hors TVA. D’ailleurs, il n’est pas rare que certaines marques imposent le prix de vente final, afin de ne pas dégrader l’image de marque (c’est interdit par la loi, mais dans les faits, il y a de nombreux moyens de contrôler le prix de vente final).

Mais qu’en est-il de la marge de Diesel entre le coût de revient du jean et le prix de gros ? C’est un mystère. Ce sont des chiffres très difficiles à obtenir et je ne m’aventurerai pas à avancer le moindre chiffre. Mais il est sûr qu’un jean revendu 60 € à une boutique en région est fabriqué pour moins de 15 € car ces marques bénéficient d’immenses économies d’échelle. Mais les précieux points de marge grappillés serviront à financer de grandes campagnes marketing, la caution de célébrités, et petit à petit, la marque devient une marque annonceur…

Je parle de Diesel, mais il en est de même pour G-Star, Kaporal, Levi’s, Nike, Adidas et toutes ces marques connues de tous.

jean diesel déstock

Diesel a accompli le tour de force de mettre en place deux gammes (avec des prix différents), dont une qui alimente les filières de déstockage. Pour vous donner une idée des prix, il n’est pas difficile de trouver des annonces de grossistes vendant des jeans Diesel par lot.

Si le magasin de déstockage achète un jean Diesel à 25 € pièce, on peut raisonnablement penser qu’il sera vendu dans les 70 € au client final, alors que son prix boutique était dans les 150 €. Quand je lis ces chiffres, un grand mystère demeure : à combien et où ce grossiste a-t-il pu acheter ce jean ?

Mais n’y a-t-il pas d’autres manières de faire ?

Bien sûr que si, et vous connaissez ces marques depuis longtemps, vendues partout en France, mais uniquement dans leurs propres boutiques : Celio, Zara, Jules, mais aussi H&M, ou Devred. Vous ne pouvez pas acheter ces vêtements ailleurs que dans la boutique dédiée.

Pas de marge distributeur ici, elles peuvent donc proposer des prix plus attractifs, mais doivent par contre financer des emplacements de boutique coûteux et de grandes campagnes marketing (souvenez-vous des grandes affiches Jules « il paraît que… » quand vous étiez collégien/lycéen). Heureusement, elles se rattrapent sur les volumes vendus, les économies d’échelle et le coût de revient. Quand Celio vend une chemise à 40 €, on peut sans trop se mouiller supposer que le coût de revient de ladite chemise est à moins de 5 €… Étant donné que ces marques de prêt-à-porter n’ont pas de clients distributeurs, les coûts de revient et autres taux de marge sont très confidentiels.

À ce titre, Zara s’illustre par sa redoutable efficacité avec une logistique imparable qui a permis de bâtir un empire.

entrepot zara

L’entrepôt de Zara brasse des milliers de pièces chaque jour…

Si on monte en gamme, on tombe sur le même modèle avec The Kooples, Sandro, Maje, Zadig & Voltaire, uniquement vendues dans leurs propres boutiques. Ce sont les « marques marketing » par excellence, avec des marges délirantes qui ne laissent personne dupe (ou presque) sur la qualité des vêtements, ce qui énerve passablement certaines blogueuses (lisez les commentaires aussi, très instructifs).

À titre d’exemple, une équipe de M6 avait réussi à obtenir une facture d’une usine indienne pour une de ces marques, et on découvrait avec surprise et dépit qu’un tee-shirt à col tunisien vendu 80 € en boutique était facturé moins de 3 € par l’usine en Inde… soit une marge totale de 27 (pour info, la marge totale se situe entre 4 et 5 pour une marque comme A.P.C., selon les pièces).

Mais très honnêtement, je pense que ces marques vont décliner à terme car chez BonneGueule, nous sommes bien placés pour parler du regain des hommes pour les vêtements de qualité 😉 Merci pour le bouche à oreille au passage !

Quelques mots sur les grandes maisons de luxe : il arrive assez souvent que les marges s’envolent et qu’un article acheté 100 € à un atelier soit revendu près de 1000 €. Oui, on approche des marges à x 10… D’ailleurs, en interne, le coefficient de marge est souvent indiqué avant et après frais marketing, tant c’est un département qui consomme de l’argent et impacte considérablement la marge.

Reboot luxe : Mais il y a quand même des modèles alternatifs qui émergent ?

L’avènement d’Internet, la mode du crowndfunding, et tout ce que vous connaissez, ont permis une réflexion sur de nouveaux modèles économiques. Avec derrière un retour à notre propre définition du luxe : un produit qui dure et qui est beau. Celui que nos grand-parents appelaient « produit du quotidien », et qui constitue l’exception aujourd’hui.

Pour faire baisser le prix de vente final, des marques de prêt-à-porter de la nouvelle génération suppriment le plus d’intermédiaires possibles, traitent directement avec l’usine, et choisissent de n’être vendues que sur Internet. C’est ce qu’a fait Everlane aux US (qui s’intéresse ouvertement au Made in China), et Maison Standards en France.

image everlane

Moda Operandi est une start-up américaine qui propose à ses utilisatrices de visionner des défilés de mode et de pré-commander les pièces avant qu’elles ne soient produites. On évite ainsi tout le gâchis des invendus… tout en laissant à l’utilisatrice le choix de définir la tendance (= ce qui sera finalement produit ou non). C’est un peu la réinvention de la maison de mode : une entreprise qui « édite » des designers.

image moda operandi

Citons aussi Sézane, une française talentueuse (Morgane Sezalory) qui s’est mise à créer sa marque pour femmes, et ça cartonne (il y a pas mal de points communs avec notre propre manière de faire). Elle distribue ses produits en direct sur son site, sous forme de lancements de produits.

image sezane

Et comment ne pas terminer cet article en parlant de Gustin, marque de denims selvedge au succès fulgurant sur Kickstarter ? Le lancement de la production y est financé par les clients. Si une certaine somme d’argent est atteinte pour un modèle de jean donné, Gustin le produit. Pas de coûteux frais de collection, la marque contourne les minima de production des usines, et la quantité produite colle parfaitement à la demande. Si un modèle n’atteint pas un nombre de clients potentiels suffisants, il n’est pas fabriqué. C’est le marché qui décide, tout en préservant la marque d’échecs potentiels.

Cela permet à Gustin de limiter ses coûts et ses avances de trésorerie. En échange, elle peut proposer à ses clients des produits à des prix plus proches des prix de gros. Par exemple, un jean Gustin coûte 99 $ et serait vendu plus de 200 $ dans le secteur du prêt-à-porter classique.

gustin

Pour moins de 100 $, je vous assure que vous en avez pour votre argent !

Le futur de la mode masculine

Nous pensons donc que le futur recèle de trésors à découvrir (ou inventer), et que la période que nous traversons est extrêmement excitante. Elle marque le déclin progressif de marques qui n’apportent rien à personne, et l’émergence de tout un écosystème intelligent, transparent, éthique, collaboratif… et extrêmement évolutif. Le marché est réellement en train de changer : marques de luxe qui se réinventent et abandonnent peu à peu cette communication arrogante et élitiste, petits créateurs qui misent sur la qualité, ou encore success stories de créations de marques financées par les clients ! Je vous le dis, il nous reste encore de belles choses à voir…

Car ce phénomène de fond, ancré dans la demande du consommateur, dépasse totalement la plupart des grandes marques, Elles n’ont toujours pas compris ce qui les guette, et elles se contentent de réinventer leur communication, refusant de voir leurs problèmes de fond et ce qui les entoure (certaines personnes qui nous sont proches et qui travaillent pour ces marques parlent même d’autisme : le mot est lâché).

C’est un peu comme si la météorite approchait dans le ciel, et que les gros dinosaures se contentaient de brouter. S’ils sont là depuis des milliers d’années : pourquoi disparaîtraient-ils demain ? C’est pourtant avoir la mémoire courte : moins de 10% des entreprises leaders dans les années 60 le sont encore aujourd’hui : la plupart ont fait faillite ou vivotent dans un avenir en suspens.

Internet est la 3ème révolution planétaire après l’agriculture et la révolution industrielle.

La voilà la météorite : et Internet, c’est vous, c’est nous. Pendant que les gros broutent, les petits mammifères courent partout, ignorés par les gros lézards. La fin, on la connait tous. Continuez à parler sur la toile des marques, des boutiques et des sites que vous aimez : l’évolution sera encore plus rapide. Et ces 10 prochaines années seront passionnantes !

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Le cas BonneGueule

On nous pose de plus en plus de questions sur notre modèle économique (ce qu’on apprécie beaucoup, car la compréhension des modèles économiques est souvent clé pour savoir si ce que l’on achète vaut le coup, que ce soit dans la mode ou dans d’autres secteurs).

Et on nous invite depuis peu aux côtés de grands dirigeants de la mode ou de la cosmétique pour en parler. On est toujours étonnés de voir que ça intéresse des gens qui n’auraient pas regardé nos CV il y a 3 ans. Pourtant la recette est simple, et elle tient en quelques mots :

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On aurait pas dit mieux que Nicolas Gabard de la marque Husbands.

Dans les faits, c’est quand même un peu plus compliqué. BonneGueule a deux grandes sources de revenus :

  • les produits d’information : livres numériques (Guide BonneGueule I et II à venir), Programme BonneGueule, livre papier à paraître, qui apprennent aux gens à mieux consommer et mieux profiter des vêtements qu’ils achètent. Le tout en restant objectifs (un luxe à notre époque) car on n’a aucun lien financier (publicité, liens d’affiliation, articles sponsorisés) avec qui que ce soit.
  • les collaborations de vêtements : on sélectionne des marques pour leur rapport qualité/prix, on crée ensemble un nouveau vêtement, et on vous le propose via la newsletter. Le fait d’être à la fois un distributeur et un média permet de convaincre les marques de nous vendre leurs produits encore moins chers qu’à un distributeur classique, car les retombées sont doubles pour elles.

Note : Oui, je n’ai pas cité le coaching en image. Ce n’est plus quelque chose que l’on cherche à pousser, car paradoxalement plus on en fait, moins on se développe. Un relooking : c’est deux jours occupés sur une seule personne, alors qu’on pourrait utiliser ce temps pour écrire un article qui profite à tous, ou faire avancer nos autres projets. 

Aujourd’hui, c’est juste notre recherche & développement de nouvelles idées, c’est bien de garder un pied en boutique, et ça doit rester un plaisir.

C’est une logique économique élémentaire, mais c’est parfois une sacrée tarte pour ceux qui le découvrent

Le modèle des collaborations de vêtements est clairement ce que nous voulons développer. Car il nous permet de vous proposer des produits avec un rapport qualité/prix encore meilleur (marge totale autour de 4 en moyenne) que ceux de la marque. Là encore, on choisit seulement les produits dans lesquels on croit : on a par exemple décliné le mois dernier une proposition venant d’un leader mondial de la maroquinerie pour homme, parce que le style des produits ne nous branchait pas. Et à chaque fois, c’est nous qui allons vers les marques, jamais l’inverse.

La vraie difficulté pour nous, c’est d’anticiper la demande. À chaque collaboration, on se retrouve en rupture de stock avant que tout le monde n’ait pu commander. Hélas, on est encore trop petits pour garder du stock qui dort, et notre structure sans investisseurs, ni banque, ne nous permet pas de prendre le risque de commander de grandes quantités (mais c’est un choix qui garantit notre indépendance).

Le financement collaboratif (Kickstarter) n’est pas non plus une solution acceptable dans notre cas : on ne peut pas faire chaque collab sur KickStarter, d’autant que c’est plus compliqué de vendre quelque chose qu’on peut livrer en quelques jours qu’un produit où il faut attendre 6 mois (d’autant que BonneGueule accueille de nombreuses nouvelles personnes en l’espace de 6 mois, rien n’est figé !).

Mais… on a trouvé la solution. Il y aura toujours autant d’articles (voire plus !), toujours les livres numériques et le Programme, et toujours autant de collabs. On va juste rajouter quelque chose qui nous permettra de répondre à la demande tout en améliorant encore le rapport qualité/prix : c’est notre projet secret de fin d’année. Et on en a déjà trop dit !

Et si vous avez des questions sur les modèles économiques qu’on a présenté, ou des suggestions de modèles qu’on ne connaîtrait pas, n’hésitez pas !

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  • Hello Bruno, désolé je n’ai aucune connaissance de ce circuit de distribution. Mais du moment que ton produit est authentique, absolument rien ne t’empêche de le commercialiser comme bon te semble.

  • Benoit – BonneGueule

    Bien sûr qu’il peut, n’importe qui peut acheter du stock ! Ou plutôt, je ne pense pas que la marque a le droit de lui interdire de revendre de la marchandise, en tout cas dans le prêt-à-porter 🙂

  • Nicolò – BonneGueule

    Hello Simon !

    C’est vrai que le marché est encore majoritairement comme ça, mais en réalité un progrès est déjà en route.

    En témoignent les marques que l’on conseille, ou même le fait que nous mêmes arrivions à nous en sortir sur le marché. Si les mentalités ne changeaient pas petit à petit, ça n’aurait pas été le cas je pense 🙂

  • Kngato

    Merci Geoffrey pour ce retour rapide et précis 😉

  • Salut Kevin,

    Merci pour ton retour.

    A PROPOS DES COLLABS
    C’est variable, mais en général on fait ensemble le design, ensuite la marque produit, et BonneGueule communique/explique/distribue. Plus d’infos ici : http://shop.bonnegueule.fr/pages/8-qualite

    BonneGueule capte environ 80% des bénéfices, car on fait non seulement le travail d’un distributeur, mais aussi celui d’un média. Cela nous permet de redistribuer une partie de cette marge pour sortir des produits un peu moins chers en sortie que d’habitude chez les marques partenaires (sachant qu’on sélectionne déjà les marques pour le rapport Q/P).

    Au moment de la sélection, on a une idée de prix, qu’on affine ensuite, selon ce qu’on décide d’inclure dans le produit. C’est très itératif comme processus : les idées s’affinent au fur et à mesure.

    A PROPOS DE LA CREATION DE CONTENU
    Non, aucun moyen pour estimer le ROI lié à l’écriture d’un article, ou d’une page. On sait juste que ça marche. Et je pense que ça marche car on ne met pas de pression sur la « rentabilité » du contenu, mais plutôt sur sa qualité.

    On mesure beaucoup de choses, on optimise aussi, c’est très important la métrique et les indicateurs. Mais certaines choses doivent rester déconnectées des données financières pour s’exprimer pleinement.

    Très bonne journée,
    Geoffrey

  • Menelik

    Excellent article! Merci pour toutes ces infos!

  • Sinon il y a le plugin Ghostery qui permet justement de faire la même chose mais qui est plus clair et donne le nom des différents outils qui trackent et permet même de les bloquer en fonction de leur nature (publicités, analytics…)

  • Hello Bonnegueule ! Quel plaisir de vous lire et de ne pas se sentir seule et incomprise 😉 Je fais mon calimero là…. Bravo pour votre article très intéressant ! Je suis créatrice de mode et je tente également de proposer quelque chose de diffèrent mais quelle galère! J’ai lancé ma marque éponyme il y a 2ans, distribue dans une 15ène de point de vente en France et au Danemark et biensûr je veux absolument proposer quelque chose de qualité et de beau !!!! Je vous invite à découvrir mon travail sur http://www.dorotheeossart.com Moi aussi je recherche et tente de créer mon propre modèle économique, on tâtonne, on tente, on croit qu’on va mourir… bon on est toujours là… affaire à suivre….

  • Jonathan Theng

    Merci beaucoup pour ton retour !

    Malheureusement, on en connait pas 🙁

    Jonathan

  • Jennifer R

    Bonjour chères Bonnes Gueules,
    Je découvre avec intérêt votre site, et me prend à surfer de pages en pages, et à dévorer vos articles les uns après les autres.
    J’apprécie beaucoup votre éthique et votre sens critique; votre système de financement augmente à mes yeux votre crédibilité.
    Bref, je suis contente d’avoir atteri sur vos pages, alors que je cherchais initialement des renseignements sur le cuir!

    J’ai alors une requête: connaîtriez-vous un équivalent de Bonne Gueule au féminin? Je ne parle pas tant de vos conseils en style que votre regard (critique, dans tous les sens du terme) sur le fashion business (marques « Marketing », défense des petits créateurs et des petites boutiques…).
    Merci pour vos articles,, je continuerais à vous lire!

  • JohnMoutarde

    Ok merci geoffrey!

  • hello John,
    on est situés entre 3,5 et 4 selon les pièces, en marge brute totale (production + distribution)

  • JohnMoutarde

    Hi l’équipe!
    Après relecture de l’article (très pro comme d’ab) une question me taraude:
    Pour ce qui est de la Ligne Bonne Gueule a combien se situe la marge?

  • BenoitBG

    Hello Hugo, si je pense que ce logiciel est utile, mais il faudrait qu’il soit plus clair…

    Bonne lecture avec notre guide !

  • Hugo

    Merci Benoit, encore une fois vous faites le travail à fond! Du coup je me demande si ce logiciel est réellement utile… Bon sinon je viens de commander votre bouquin papier, depuis le temps que je l’annonce ! 😉

  • BenoitBG

    Hello Hugo,

    Je viens d’installer ce logiciel « donotrackme » que je ne connaissais pas du tout, et rassure-toi, la réalité est tout autre : il déteste juste certains modules qui n’ont rien à voir de l’espionnage :
    – optimizely est un logiciel qui permet de tester l’ergonomie du blog (par exemple, si les gens cliquent plus sur une image rouge ou bleue)
    https://www.optimizely.fr/
    – disqus est le système que nous utilisons pour gérer les commentaires, beaucoup plus pratiqus et efficace que le système natif de wordpress.
    http://disqus.com/
    – facebook connect permets de liker les articles, mais nous ne l’utilisons plus.
    – aweber est notre service de mailing (c’est ce qui gère le pop up où tu entres ton adresse mail, UNIQUEMENT si tu le souhaites)
    https://www.aweber.com/landing.htm
    – Twitter : c’est la colonne de droite qui présente notre compte twitter
    – Google Analytics : c’est ce qui permet de mesurer notre audience (savoir combien de visiteurs ont lu tel article, etc), tout simplement !
    http://www.google.com/analytics/
    – Comscore Beacon est un service qui permet de mesurer notre influence, et comment notre contenu est partagé.

    Mais non, on ne touche absolument aucune commission, on ne vend aucune donnée, et plus globalement, on n’espionne personne. Je trouve le plugin plutôt mal fait, car il devrait faire la différence entre un compte twitter installé sur le blog, et une vraie société d’espionnage.

  • Hugo

    Bonsoir, encore merci pour cet article une nouvel fois enrichissant ! Oui je sais j’arrive 5 mois après la bataille!..

    Le seul hic que j’aurais à avancer concernant votre démarche, c’est que lorsque je suis sur votre blog, j’apprend via le logiciel DoNotTrackMe que 8 sociétés m’espionnent, dont 3 réseaux sociaux. Ca fait plutôt beaucoup.. Touchez-vous des commissions de la part de ces sociétés? Je ne critique en rien votre blog, je trouve au contraire que vous prenez des risques, et ce sont des personnes comme moi qui en bénéficie. Mais voilà ça me questionnait quand même.

  • merci beaucoup (pour le lien aussi)

  • En mode Bonheur

    J’avoue que j’avais un peu la flemme de passer au second article en lisant le premier, bien que très intéressant. Mais j’ai bien fait de persévérer. Belle enquête, article bien construit et surtout qui éclaire sur un sujet qu’on ne connait pas forcément et où il est vrai que l’on a souvent des préjugés.

    Mon budget d’étudiante fait que forcément, je me dirige vers les grandes chaines que l’on connait tous. Et 19€ pour un top basique chez Zara qui se déforme après 3 lavages euh…

    Pour ce qui est des créateurs, ou des marques connues sans être de grandes chaînes, toute la justification de leur prix réside dans la qualité. Bien sûr, et surtout avec votre article, on est conscient que tout cela coûte cher. Mais pour nous aussi la vie est chère alors si on met le prix, ce n’est pas pour retrouver son haut délavé après un passage en machine.

    Puisque l’on parle de créateurs, j’en profite pour faire la pub d’une marque marseillaise, toute nouvelle, créé par trois amis encore étudiants. Et les contraintes financières des débuts, ils en sont en plein dedans. http://www.enmodebonheur.fr/2013/09/souvenir-perdu.html

    Encore bravo pour le dossier, et votre blog en général. Ca fait plaisir de lire une plume masculine.

    A bientôt,
    Julie
    http://enmodebonheur.fr

  • Matthieu0251

    Très bon article, intéressant et bien rédigé.

    Étant étudiant en finance d’entreprise, je trouve très intéressant que vous abordiez des sujets comme celui-ci. Continuez, votre blog est super 😉

  • parce qu’il parlait essentiellement de sneakers (ce n’est pas le créneau de Heschung : ils en font mais elles sont vraiment très moches, design lourd)

  • merci pour ton retour

    on pense à des boutiques parisiennes comme FrenchTrotters, Elevation, Centre Commercial, Merci, etc…

    ou dans le reste de la France, ceux que tu trouveras sur notre Google Map dans cet article : http://www.bonnegueule.fr/le-guide-bonnegueule-des-meilleures-boutiques-ville-par-ville/

  • fraboulous

    Félicitations pour cet article très interessant, vraiment !

    Quand vous dites « certains distributeurs ont une sélection intelligente. Ils ont le don pour repérer les meilleures pièces chez des marques qu’ils aiment » vous pensez à qui en particulier?

  • incognito

    Et pourquoi italien et pas Francais? Heschung ?

  • on exige beaucoup de Florian, Nicolas, Alexandre, et de nos stagiaires aussi, mais y’a pas mal d’â côtés cools 🙂 des grands coups à boire, des vêtements, on fête les annivs, les petits cadeaux de départ, c’est vraiment en mode « bande de copains » 🙂

  • Pierre

    Merci pour la réponse.

    Si vous dépensez vraiment 2.5k€ de loyer + 1 k€ de matériel + 1k€ de restoactivité PAR salarié, ça donne grave envie de travailler pour vous les gars ^^

  • Franchement, rien dans la presse, toute acquise aux annonceurs et à la standardisation des savoirs. Le vrai savoir est dans les livres ! Ou dans des blogs comme Parisian Gentleman ou Julien Scavini.

  • Ben a eu la main lourde, mais 35K de brut + 18K de charges + 2,5K de loyer + 1K de matériel + 1K de restos et autres ativités (on aime bien faire du karting ou d’autres choses tous ensemble). On est pas à 80 c’est clair, mais avec 57K la logique est la même

  • Pierre

    Bonjour,

    Les charges patronales sur les salaires étant grosso modo de 50%, j’avoue que je ne vois pas trop comment vous arrivez à un coût de 80k€ pour la société pour un salarié à 35K€ bruts…Vous auriez pas besoin d’un responsable administraitif des fois ? 🙂

  • Simon

    Merci pour cet article intéressant, comme c’est souvent le cas chez vous.

    Les chaines comme Zara se comportent aussi aussi comme les marques de luxe, ou le prix final n’a pas grand chose à voir avec le prix de revient. Mais c’est plutôt un prix psychologique, le prix que le client est prêt à payer. Et cela varie en fonction du pays, du segment…

    Je me souviens il y a quelques années, le PDG de Zara expliquait dans une interview qu’il vendait ses produits plus chers en France, car le client français associait prix et qualité (c’est cher donc c’est de la qualité !). Et en vendant plus cher, il vendait plus !

    C’est probablement un peu moins le cas aujourd’hui, grâce à vous entre autres 😉 Et en souhaitant que ces dinosaures laissent plus de place aux petits lézards comme vous…

    Impatient d’en savoir plus sur modèle starship…

  • Tout à fait pour Zara.

    Pour les embauches, tu ne peux pas déguiser une embauche via un statut autoentrepreneur. La seule chose que tu puisses faire, c’est employer un certain temps de la semaine un autoentrepreneur qui a d’autres clients par ailleurs. Sinon c’est de la main d’oeuvre déguisée et tu te fais clouer par l’inspection du travail.

    80.000€, parce qu’un salaire à 35.000 brut, les URSSAF, le coût des locaux et du matériel, ça fait à peut près ça…

  • Matthieu Colin

    Merci Geoffrey, je vais regardez ça !

  • L’Oncle Yass’

    A noter aussi que Zara ne fait pas du tout de publicité, ce sont ces magasins situés sur des artères commerçantes qui jouent le rôle d’ambassadeur.
    Mais c’est un des modèles économiques les plus intéressants, surtout en terme d’organisation.

    Et merci pour cet excellent article!

    Question à Benoit: Pourquoi il faut sortir 80k pour payer un salarié ? C’est le cas même s’il est auto entrepreneur ?

  • BenoitBG

    Merci Samy, tu as très bien résumé la chose !

  • Samy Latreche

    Continuez à etre vrai et transparent , sans ceder aux renes du tout-argent qui souille les marques et entreprises qui perdent en qualité , votre honneteté dans votre travail est une des raisons qui fait que j’ai achété quelques vetement chez vous , restez dans cette voie la de passionné meme si vous ne faites pas de philanthropie

  • LS

    Tu conseilles quoi comme titre de presse ? Sinon, oui, vous faites vraiment du beau boulot, pourvu que ça dure 😉

  • Alban

    Ok c’est noté merci…

  • Matthieu Lebastard

    Encore un fois, un article super intéressant ! Merci à vous, c’est toujours intéressant d’avoir un aperçu de l’envers du décor !

  • il va falloir taper dans les grosses marques capable de faire du L36 : Edwin, Levis Made & Crafted, Acne…

  • Alban

    Re, Benoît et Geoffrey vous êtes les seuls à pouvoir répondre à cette question moi qui suis grand (taille 33/ long 36) j’ai quelques difficultés à trouver des jeans correctement taillés et surtout de bonne qualité excepté chez Nudie.

    Pouvez-vous m’en conseiller d’autres?
    Merci beaucoup

  • BenoitBG

    Merci ! Mais le problème est que dès que tu veux embaucher, pour un salaire correct, on est obligé de sortir 80 000 € du compte de la boîte pour UN salaire… Il va donc falloir qu’on se penche sur comment financer nos embauches…

  • BenoitBG

    Merci Alban !

  • Alban

    Excellent Benoît et Geoffrey vraiment excellent cet article merci beaucoup pour tout ce que vous faites. Encore un excellent article.

  • Philippe S

    Très bon post ! Cela répond parfaitement aux interrogations qu’avaient sucité une lecture attentive du premier article 😉 Continuez sans banque ni investisseurs autant que possible, ca préservera votre indépendance, qui elle n’a pas de prix !

  • BenoitBG

    Il s’agit d’une paire de Buttero !

  • Medieterraneen

    Super article comme d’habitude, bravo à vous 😉
    Est ce que vous pouvez me dire, le nom de la marque de chaussure que l’on peut voir dans cette article ?
    Merci à vous, une bonne journée !

  • merci Antoine, à bientôt (celui là on l’a écrit à 4 mains)

  • 😉

  • merci beaucoup, à bientôt !

  • merci.
    « créer et lancer sa marque de mode » de Sue Jenkyn Jones est pas mal et pose les bases. Ensuite c’est un mélange de culture économique (lecture de presse), de marketing et d’expérience.

  • merci beaucoup Saad, à bientôt

  • hello Florian,

    Aujourd’hui on arrive à en vivre de manière modeste mais satisfaisante. Uniquement sur la base de ces deux sources de revenus. Et on peut aussi concrétiser deux embauches dans les mois qui viennent (Florian et Nicolas).

    À bientôt,
    Geoffrey

  • Florian

    Article très intéressant effectivement, c’est un plus que vous apportiez ce côté « business » dans votre approche de la mode.
    Au niveau du système économique de BonneGueule je me pose une question, comment faites vous pour en vivre toi et Benoît ? J’imagine que les deux sources de revenus présentées dans l’article ne suffisent pas pour que vous puissiez en vivre si ?
    (Ma question est peut être indiscrète auquel cas je comprendrais que tu ne veuilles pas répondre 😉 ).
    Bonne continuation !

  • saad

    Article vraiment très intéressant, je respect vraiment votre état d’esprit:  »toujours donné plus et ne rien attendre en retour », et surtout ce que j’aime chez vous c’est votre transparence et cette honnêteté envers vos lecteurs, c’est la clé de votre réussite.

    Je tiens a vous remercier pour ça, peu de gens auraient le courage de faire comme vous, la plupart ce cacheraient derrière ces chiffres douteux pour accroître leurs bizness, ou utiliser des astuces marketing douteuses, mais vous non c’est tout le contraire que vous faites, un grand bravo !

    Alors faites moi plaisir et ne changez jamais.

    Citation pour illustrer mes propos:

    « De la considération des obstacles vient l’échec. De la considération des moyens la réussite. »

    Bonne journée.

  • Matthieu Colin

    Super article, je crois même que j’ai préféré la partie 2 !
    Si vous connaissez des bouquins sur ces questions ça m’intéresserait, ça a l’air d’être un monde intéressant.

  • mathieu

    Je suis un gros noob de la mode, tombé sur votre site via FTS il y a une semaine, et je ne peux que m’en féliciter. J’ai déjà appris plein de choses ; reste à éduquer mes goûts et mon portefeuille. C’est le genre d’article qui donne confiance en leur(s) auteur(s), bravo 🙂

  • Valentin Goux

    Excellent article, et sacrément détaillé. Bravo!

  • syco

    Merci pour cet excellente 2ème partie ! J’ai bien ri avec la métaphore préhistorique 🙂

  • ce sont des Buttero
    merci pour tes retours 🙂

  • je pense que les deux se valent, après ça dépend de tes goûts. Buttero est sans doute plus solide, mais Wing+Horns plus sophistiqué.

  • Antoine BMB

    Bel article Geoffrey ! À bientôt !

  • merci Jerem, à très vite

  • kohlmann jeremy

    Article vraiment très intéressant comme on pouvait s’y attendre.
    La transparence dont vous faites part est vraiment agréable et permet d’avoir en permanence de nouvelles idées.
    C’est rare que sur le secteur mode (et blogging, et information etc…) le leader tende à pousser le consommateur, les « concurrents » (qui n’en sont finalement pas) à s’améliorer.
    C’est sûrement ça qui fait toute la différence et rend le modèle économique aussi viable.

  • jallone

    Hello Geoffrey, super article comme à l’accoutumé
    Si j’ai bien compris les Buttero sont des chaussures de qualité ? Ce modele est introuvable …
    Meilleur que Wings + Horns fabriqué aussi en Italie ?

  • Théo

    Bonjour,

    article, encore une fois très intéressant ! Avec BonneGueule, on en apprend tt les jours ! On développe de plus en plus notre culture du vêtements !
    Quelles est la marque des sneakers en photo & où peut-on les trouver ?

    Pour le projet secret, sa sent bon l’ouverture d’une boutique / d’un e-shop !Peut être sur le modèle Gustin ….