sept 14 2007

Sonia Rykiel : le syndrome du « bien, pas bien »

Chez Sonia Rykiel (âgée de plus de 77 ans quand même), tout le monde connaît ses pièces avec les fameuses rayures. Pourtant, à voir les premiers modèles de sa dernière collection, on se demande deux choses : a) ils sont trompés de taille au dernier moment, b) il y a deux stylistes, le bon et le mauvais.

Explications en image :

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Là, on se dit qu’il y a eu effectivement un problème quelque part, que l’usine s’est trompé dans les tailles ou que le styliste a vu les choses en (trop) grand. Bizarre, parce que Rykiel sait très bien faire des vêtements ajustés à la perfection :

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(très beau manteau court croisé au passage)

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(oui, oui, le cintrage, ils connaissent)

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(impressionnant manteau)

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(à noter soigneusement : la coupe moderne du pantalon, aucun plis en trop au niveau des cuisses) 

Et pour finir, la nouvelle tendance de fond (dont on espère qu’elle ne remontera jamais en surface), la chemise bûcheron :

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sept 9 2007

Dans la jungle des labels

En mode, il est fréquent qu’une marque de créateur regroupe plusieurs labels, sortes de « sous-marques », parfois plus accessibles, parfois plus chères. La plupart du temps, on a l’impression que certains labels ont été créés uniquement dans le but de rassembler toutes les saloperies d’un créateur. Pour ne rien arranger, les noms se ressemblent souvent, d’où une confusion évidente. Petit débroussaillage des plus connus :

Justement, là où beaucoup de monde se trompe, c’est entre Dolce & Gabbana et D&G.

  • Dolce & Gabbana, c’est la ligne haute couture, la marque de luxe à proprement parler. Très chère, mais de belles pièces.
  • Quant à D&G, c’est une ligne plus accessible, plus urbaine, et aussi plus ostentatoire, donc à éviter. Mais comme dans beaucoup de marques, des perles rares sont à pêcher.

Pour une veste, il n’est pas rare qu’elle coûte plus de 1000 € chez Dolce & Gabbana, contre 700 € chez D&G en moyenne.

Passons maintenant à aux labels du couturier britannique Paul Smith. Chez les hommes, il y a quatre labels (sans compter les parfums, les montres et autres goodies) :

  • Paul Smith, la ligne haute couture. Là aussi, comptez facilement plus de 1000 € pour une veste intéressante.
  • Paul Smith London, la collection spécialement réservée aux costumes. Très intemporelle et anglaise, cette ligne renferme des merveilles de coupe :

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  • La ligne la plus « d’jeuns », PS by Paul Smith (allez comprendre pour le nom…). Rien à signaler cette fois-ci.
  • Et la dernière, Paul Smith Jeans. Si vous voulez des fringes pour la promenade du dimanche après-midi, c’est ici que vous allez les trouver :

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Du côté de chez du créateur italien Cavalli, deux lignes importantes :

  • Roberto Cavalli, une collection haute en couleurs explosives, parfois trop.
  • Just Cavalli, l’équivalent de D&G pour Dolce & Gabbana. Franchement, à éviter, on tombe vite dans le vulgaire et le style m’as-tu-vu.

Chez Armani, ce n’est pas moins de six labels qu’on retrouve :

  • Armani Privé : ne cherchez pas à trouver en vente ces vêtements, ils sont uniquement destinés aux podiums des défilés de ventes.
  • Giorgio Armani : Le label le plus cher, on y trouve des costumes à la coupe moderne, bien cintrés comme il faut. Peu d’excentricités dans leur dernière nouvelle collection, mais des vêtements très très classes.
  • Armani Collezioni : Un cran en dessous de Giorgio Armani, la collection de ce label est principalement destiné aux vieux PDGs un peu bedonnants qui veulent un costume classique et de qualité. On y trouve cependant des pièces qui valent le détour :

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    (seulement 13 boutiques dans le monde distribuent ce label)

  • Emporio Armani : je laisse la parole à FSH qui en parle ici.
  • Armani Jeans : on entre ici dans l’ostentatoire assumé. Si vous aimez les vêtements avec le gros logo de la marque ET que vous aimez Armani, c’est pour vous !
  • Armani Exchange : la ligne créée la plus récemment (1991) et aussi la moins chère. Rien de vraiment intéressant.

Si vous voulez dépenser une fortune pour un jean enfant qui sera de toute manière vite troué ou tâché, Armani a aussi une collection pour les enfants. Ah, on me souffle dans l’oreillette qu’une chaîne Armani hôtel s’apprête à être lancé à Dubaï. Super pour manger Armani, se doucher Armani, dormir Armani, se baigner Armani.

Et enfin, on finit par l’entreprise qui avait été chargée de confectionner les uniformes des SS, des jeunesses hitleriennes et de la Wehrmacht, j’ai nommé Hugo Boss. Là aussi, pleins de labels plus ou moins utiles :

  • Boss : Ce label est lui même divisé en quatre autres : Boss Black (très classique), Boss Orange (plus excentrique), Boss Green (rien d’intéressant, à part des sweats et des gilets qui auraient leur place chez Kiabi), et Boss Selection.
  • Hugo : C’est censé être le label pour les jeunes loups de la City ou du quartier de la Défense. Mi-charlot, mi-vieux, ils ont dû se planter quelque part :

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  • Baldessarini : le label haut de gamme, du nom du directeur artistique.

Voilà, à l’avenir, quand vous examinerez un vêtement de créateur, faites attention au label, vous venez de voir qu’au sein d’une même marque on y trouve un peu n’importe quoi parfois.

PS : mais pourquoi les sites de créateurs ont une navigation aussi lourde ?


sept 2 2007

Feiyue: une bonne alternative aux converses.

Feiyue, qui signifie voler ou traverser en chinois, est une nouvelle marque de chaussures créé en février 2006 et qui propose des modèles que je trouve très sympa. C’est une bonne alternatives aux Converses, même tranche de prix , une qualité qui à l’air meilleur et un petit look rétro qui fait tout son charme.

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La marque Feiyue ne fait pas seulement des chaussures en tissus, ses modèles se déclinent également en cuir . Entre le choix du cuir et du tissus, je vous conseillerait plutôt du cuir pour l’hiver, ça s’entretient beaucoup mieux et ça dure plus longtemps. Les modèles en tissus sont en revanche plus agréable pour l’été . Niveau confort, rien à dire j’ai testé et elles sont très agréables à porter.

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Des déclinaisons hautes existent également, mais ces modèles sont nettement moins réussis, voir raté:

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Des éditions spéciales sont disponibles:

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Abordable et sympa, ces Feiyue me semble un choix judicieux comme petite paire de basket, même si je préfère nettement les Paul Smith. Mais dans cette tranche de prix, c’estun très bon choix.

55 euros pour les chaussures en toiles
60 euros pour les série limités
75 euros pour les chaussures en cuir.


août 24 2007

Les converses ou le gregaire’style

Il y a quelque chose de magique chez les converses : un nombre faramineux de personnes en portent.

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C’est vrai, pourquoi choisir quand il suffit de rentrer dans n’importe que boutique, de choisir la couleur, de se délester de 60 euros et de ressortir heureux avec un sourire béat et le sentiment d’être sûr de ne pas s’être trompé ?
C’est ça la magie des Converses, c’est une mode qui dure et l’on est obligé de passer à la caisse tous les ans pour acheter la même chose, la qualité du produit laissant, il faut l’avouer, un peu à désirer. Les amateurs de « destroy » sont par contre ravis, ils sont sûrs d’avoir leurs chaussures en lambeau au bout d’une année d’utilisation modérée, sans ciseau ni cutter s’il vous plaît !

De plus, ces chaussures finissent par avoir une valeur sentimentale, c’est sur ce modèle bleu qui vient de fêter son 4ème anniversaire que Minette vous a écrit un jour, au marqueur rouge, un timide « bisous John, je t’adore ». Ca se customise très bien ce qui permet de laisser s’exprimer une certaine créativité avec un résultat pour le moins toujours un peu douteux.

Elles ne sont pas moches, ce n’est pas non plus de mauvais goût, ce n’est pas inconfortable, bref, rien à lui reprocher à première vue.

En fait, elles ne sont rien, et c’est là que réside tout le problème.

Car payer 60 euros pour une paire de chaussures en tissu qui devient crade en moins d’1 mois et qui part en lambeaux à une vitesse sidérale, avouez qu’il y a mieux quand même ? Une paire de converse se trouve pour 20$ (15€) aux USA, et je n’ose pas imaginer le prix de fabrication. Ceci explique cela.

Un autre problème est le monde incroyable de personnes qui en portent. En fait, c’est l’effet mouton. Tout le monde en porte, hors je veux être sûr de ne pas me démarquer, je vais donc acheter des Converses. En plus, je suis sûr de recevoir des compliments des autres, étant donné qu’une personne portant des Converses qui fait un compliment aux Converses nouvellement acquises par son ami ne fait rien de moins que s’auto complimenter.

Parfois, cela vire au burlesque. Entendu il y a 6 mois dans la rue:

« Jennifer, c’est qu’une pétasse. Je lui ai dit que je voulais m’acheter des Converses verte pomme et elle les a achetés avant moi juste pour m’embêter » .

Car aussi étonnant que cela puisse paraître, les filles ne supportent pas d’avoir la même couleur de Converse que la copine. C’est ça le génie de Nike (propriétaire des Converses), décliner le modèle dans suffisamment de couleur pour que tout le monde ait l’impression d’en avoir des différentes. Avant de penser à la couleur, il faudrait peut-être s’attarder sur les chaussures.

Converse

Des chaussures déclinées dans de nombreuses couleurs.

Pourquoi ce succès ? Jusqu’en 2003, date du rachat par Nike, les Converse n’emballait pas les foules. D’ailleurs les campagnes d’affichage sont plutôt discrètes. Nike a simplement réussi à introduire ses chaussures partout, dans les films (Marie Antoinette de Sofia Coppola), dans les magasine de modes débiles (les Converses sont classés dans des rubriques comme « Les must have de l’été » etc…), dans les pubs télés (regardez les chaussures des comédiens, ce sont souvent des Converses, les filles y font attention), dans les vitrines des magasins, sur les plaquettes de pubs des marques, en distribuant des paires aux starlettes etc… De l’artillerie lourde au niveau marketing, mais finalement toujours déguisé et relativement invisible, ce qui en fait un succès.

Alors quoi acheter?

Pas des chaussures de Skateur en tout cas. (sauf si vous portez un baggy, dans ce cas, ça sera assorti ;-) )

dans cette tranche de chaussure « jeune », ma préférence va aux baskets Paul Smith. Je commence à en avoir un peu marre du modèle Bunny classique, mais heureusement Paul Smith a bien renouvelé sa gamme de basket dans la nouvelle collection, et j’ai vu hier au printemps une paire ressemblant aux bunny habituelles mais que je trouve encore plus réussis. Introuvable pour le moment sur le site de Paul Smith, je ne peux que les décrire : elles sont déclinés en blanche ou en noir, ont des petits trous à l’avant, ont toujours une bande de couleur sur le côté mais cousue différemment, et elles sont tout simplement belles. Vous devriez les reconnaître sans trop de problème mais dès que je peux, je posterai une photo. Elles coûtent quand même 150€ mais la finition est excellente.

Oui ,150€, c’est cher, mais c’est quand même autre chose que des Converses.

Pour ceux qui trouvent que c’est un investissement trop important, je vous conseille d’attendre les soldes (même si les Paul Smith sont rarement beaucoup soldés) ou de passer du temps dans les boutiques de chaussures à regarder les modèles. Aux alentours de 60€, on peut trouver quelque chose d’honnête (Zara a parfois des paires sympas), et même si ce n’est pas la paire de chaussure idéale, vous l’aurez au moins choisi.


août 8 2007

Nobody is perfect.

A la base, True Religions est une marque de jeans qui se veut luxueuse, suivant le même sillon que Seven All Mankind et autres marques de denims dits de « luxe ». Mouais…

Cette marque a largement utilisé le celebrity wear pour promouvoir ses jeans. Si dans les collèges tout le monde court après du RG512, ce sont ces jeans là que les stars de Los Angeles se sont arrachés.

Alors ces jeans, qu’est-ce qu’ils ont de plus que les autres ? Une identité forte, des effets usés réussis (si, si), une bonne coupe (ce qui coûte en général assez cher), et des imposantes poches arrières brodées.

Oui mais voilà, il y a toujours un « mais », et là il se trouve sur un site qui distribue des vêtements de luxe :

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  1. Le jean est trop grand pour le mannequin.
  2. Il porte des pompes horribles. Si c’était une pub pour la ligne de vêtements Kiabi pour la rentrée scolaire, j’aurai compris, mais là…
  3. Le jean est trop large au niveau des cuisses, regardez les rondeurs formées sur les côtés.
  4. Et le plus choquant, c’est sans doute cet espèce de délavage complètement raté au niveau de la braguette. Pour un effet d’usure qui se veut naturel, on repassera…

Et ça vaut 172 $
Comment voulez-vous que les gens puissent avoir du goût si on leur présente des vêtements n’importe comment ? Ca me fait penser à ces boutiques de vêtements bas de gamme qui présentent leurs costumes avec tous les boutons fermés.


juil 29 2007

Dario Dodoni: de très belles chaussures italiennes



Si je devais citer mes marques de chaussures préférées, les Dario Dodoni seraient probablement très bien classées. De l’élégance, de la qualité, un soucis du détail très poussé et, chose importante, un confort irréprochable.

Encore une fois, tout n’est pas bon chez Dario Dodoni, ils essayent probablement de toucher une tranche assez large de la population d’où des modèles souvent très classiques…et inintéressants. Mais on trouve aussi sans trop de problèmes la perle rare dans leur chaussures.

Prenons cette paire de chaussure sortie en 2006 :

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Commençons par une vue générale de la chaussure : on voit déjà qu’elle est bien dessinée, la courbe est belle et les incrustations dans le cuir d’une remarquable finesses .

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L’élégance générale de la chaussure se confirme de profil. Qu’est-ce qui peut faire la différence entre cette paire et celle que porte monsieur tout le monde dans la rue?
Tout d’abord l’extrême finesse du bout de la chaussure qui est aplatit et très légèrement relevé au bout. C’est ce « très légèrement relevé » qui permet de dessiner la courbe de la chaussure lui confère son élégance. Le talon est relevé juste comme il faut avec différents type de cuir mis en couches dans le talon, couches que l’on peut apercevoir en regardant de près la photo et visant à améliorer le confort. Le cuir est magnifique. Remarquez aussi la patine marron chocolat de la chaussure qui donne presque envie de la croquer. Ca parait tout simple et bête mais observez dans les magasins, vous ne devriez pas souvent en croiser ayant ces caractéristiques.

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Même le dessous de la chaussure est travaillé. Si vous les mettez dehors, après avoir marché quelques jours avec, faites posez une semelle dessous chez votre cordonnier afin de ne pas les user trop vite.

Parlons maintenant d’un point crucial peu souvent abordé : le confort.
Je les ai depuis 6 mois et rien à dire, c’est très agréable à porter. Même après plusieurs heures aux pieds, elles sont toujours aussi agréables.

Petit avertissement concernant la taille : les dodoni taillent grand, voir très grand, 1 à 2 pointures de moins que votre pointure habituelles en fonction des personnes. Si vous achetez sur internet, essayez une paire avant en magasin. De même, mieux vaut avoir les pieds assez fins…

Une paire d’embauchoirs est indispensable pour ce type de chaussure, sous peine de voir apparaître des plis. Pour les embauchoirs, direction Bexley :

http://faubourgsainthonore.blogspot.com/2007/04/pour-que-les-souliers-gardent-la-forme.html

Pendant les soldes, les 5 paires sont à 59 euros. Ne vous privez pas, ça sert toujours. J’en ai commandé 4 paires et j’en suis très satisfait.


juil 27 2007

Smet

Christian Audigier est un homme heureux. Fondateur de la marque fluo Von Dutch, il a ensuite fondé sa propre marque Christian Audigier, puis une deuxième, Ed Hardy. Et ses tee-shirts marchent. La clé de son succès ? Faire porter ses vêtements par toutes les stars « qui plaisent au d’jeuns ». De Madonna au footballeur Patrick Vieira, en passant par Snoop Dogg, tous ont été au moins photographié avec un vêtement griffé de ce cher monsieur Audigier.

Comme si cela ne lui suffisait pas, il s’est dit un beau jour qu’il pourrait utiliser encore une fois une de ses connaissances people pour lancer une une marque destinés aux d’jeuns (fortunés). Et là, il a tapé dans du lourd, puisque c’est Johnny Halliday himself qu’il a contacté pour faire ça :

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Des tee-shirts avec un gros « Smet » (du vrai nom du chanteur) bien visible, pour lui faire un peu de pub (les lunettes Optic 2000, ça ne devait pas lui suffire). Au passage, notez le problème de coupe au niveau des épaules. Et le pire, c’est que les fashionitas se l’arrachent, en plus des célébrités. Un exemple marketing réussi de celebrity wear pour des produits qui auraient volontiers leur place à côté d’un tee-shirt RG512.


juil 25 2007

« J’aimerais que les hommes évoluent vers quelque chose de plus sophistiqué… »

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« J’aimerais que les hommes évoluent vers quelque chose de plus sophistiqué, de plus séduisant, pour explorer un type de masculinité entièrement nouveau. »

Hedi Slimane

 

Effectivement la coupe effet bol renversé, la veste boutonnée jusqu’au col et les bras faméliques , ça c’est séduisant. Je veux bien reconnaître que le jean doit valoir quelque chose au vu de la réputation des jeans Dior (de beaux bruts bien unis), mais ciel, ce mannequin…


juil 24 2007

Ogon, ou l’élégance jusqu’au bout des billets

Avez-vous déjà remarqué qu’une fille regarde attentivement votre portefeuille au moment où vous vous apprêtez à payer votre verre (sûrement pour voir ce que vous pourrez éventuellement dépenser pour elle) ?

Avez-vous déjà remarqué que pour bon nombre de personnes, leur talon d’achille en matière de goût se situe justement au niveau du porte-cartes/portefeuille ? Quand il n’est pas à l’effigie d’une marque de « streetwear », il est en cuir tout simple et bourré à craquer. La palme du mauvais goût revient aux faux portefeuilles Louis Vuitton. Un beau portefeuille, c’est au final la cerise sur la gâteau. On peut s’en passer, mais ça laisse un manque.

Inspiré des fameuses valises en aluminium Halliburton, la coque en aluminium des portes-cartes ögon a été dessinée très sobrement. Compact, il tient très bien dans la poche. Oui oui, je me permets d’insister car il ne vous fait pas de poches énormes. Vous avez de quoi mettre juste ce qu’il faut en billets et en pièce. Existe en plusieurs coloris, du plus élégant (ah, celui en noir !) au plus excentrique (le rose fluo est à réserver à vos copines). De plus, ce porte-cartes protège vos cartes d’une éventuelle démagnétisation. Très pratique si vous vous baladez avec votre carte bancaire à proximité d’un accélérateur à particule.
Le tout pour un prix très abordable : 29 €.

Maintenant, vous saurez pourquoi une fille fixera intensément votre nouveau porte-cartes flambant neuf.

A noter qu’il existe aussi en format carte d’identité et permis de voiture.

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juil 23 2007

Bill Tornade, Automne/Hiver 2007

Agée d’une vingtaine d’années, Bill Tornade est une marque « haut de gamme » (comptez environ 120 € pour une chemise) qui peut se targuer d’avoir une vraie recherche de créativité, tout en restant élégante et moderne. Elle ne bénéficie certes pas de l’aura des grandes marques de luxes (et donc l’idolâtrie parfois idiote de certains), mais c’est justement sa confidentialité qui lui confère un certain charme…Depuis quelques semaines, la collection Automne/Hiver 2007 est visible sur le site de la marque. Cette année, du noir, et surtout, un gros travail sur les matières. Du strech, du satin, du huilé et beaucoup de détails intéressants :

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Notez comment le pantalon est bien ajusté au niveau de la cuisse gauche, aucun plis. Le tissu est très élégant de par ses rayures. Le travail sur les poches donne une touche de modernité au pantalon. Même si je ne suis pas fan du pull, force est de reconnaître qu’il m’a l’air très bien coupé (pas de volumes inutiles sur les côtés).

 

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Un manteau assez sobre, avec les bords des revers en satin, bien classe. De la « simplicité efficace » en somme. Sur la chemise, le col est intéressant et donne un petit côté dandy bienvenu. Quant au jean, il faudrait le voir en vrai, mais la toile a l’air bien uniforme et donc, de bonne qualité.

 

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Un superbe manteau croisé en cachemire, avec un large col bien viril. Rien à ajouter si ce n’est la petit poche au niveau de l’épaule qui donne une touche de modernité. Quant au pantalon… Tout est bon : une coupe près du corps mais sans en faire trop, un tissu doux et brillant qui donne envie s’envelopper dedans… ça change des Cheap Monday à carreaux de nos chères fashions victims.

 

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Bill Tornade fait aussi des costumes ! Et des costumes réussis en plus, pour environ 500 €. Soit un costume moins cher et tout aussi bien coupé qu’un Hugo Boss trop sérieux et trop classique. Toujours dans un esprit de modernité, les deux poches l’une au dessus de l’autre sont de bon goût, en plus d’une belle couleur. A noter aussi : la chemise à motif qui semble tout déchirer.

 

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Sur cette photo, ouvrez grand vos yeux, il y a beaucoup de chose à retenir. Tout d’abord, la pièce forte de la tenue : la chemise ! Admirez la belle couleur, la boutonnière qui semble être en tissu laqué (comme sur les chemises de l’ancienne collection) et surtout, le bouton-bijou qui donne une touche d’excentricité. Oui, celle là vous pouvez courir l’acheter les yeux fermés. Quant à la veste, notez les beaux revers recouverts de satin, et toujours la petite poche au niveau de l’épaule pour la modernité. Et le jean… Coupé comme il faut, avec une toile huilée pour un petit air rock star, il a tout du futur basique de garde-robe.

En définitif, du très très bon. Quant on vous dit qu’il n’y a pas que D&G, Diesel ou Dior dans la vie…