Les desert boots urbaines
Après avoir lu l’article précédent, on peut se demander : les desert boots sont elles réservées aux styles bucheron bourrin canadien ?
Heureusement, non. Les Clarks ont eut le succès qu’on leur connaît car elles sont à la fois décontractées et élégantes.
C’est sur cette deuxième facette qu’on va se pencher en étudiant les desert boots urbaines, à la ligne plus fine et la construction plus subtile.
Comme pour toute chaussure de ville, on va logiquement chercher à les garder belles et confortables le plus longtemps possible et on évitera donc le 100 mètre haie, ou toute autre forme de sport olympique.
C’est pour ça que j’ai trié ma selection par type de semelle : que la semelle soit en cuir, en bois, en caoutchouc ou autres vous ne pourrez pas les porter dans les mêmes conditions et ce aussi bien pour des questions d’entretien que des questions de style.
I Les semelles en bois
On va d’abord s’intéresser aux semelles en bois, puisque c’est ce qu’ont les desert boots Opening Ceremony, l’exemple parfait de desert boots urbaines. Ces semelles étant plutôt fragiles, il est préférable de poser rapidement un patin (idéalement avant le premier port)
Des desert boots fines et plates, au talon contrastant, avec une couleur de semelle très passe partout qui s’intègre dans quasi n’importe quelle tenue (sauf éventuellement une tenue de clown ou un uniforme de sapeur pompier)
Vanishing Elephant, des OC en plus robuste et plus sophistiquées avec leur talon
II Les semelles en cuir
Particulièrement habillées, elles sont indiquées pour un usage urbain. Elles sont en revanches très glissantes et il est donc préférable d’y ajouter un patin en caoutchouc : d’une part pour la durabilité des chaussures et pour votre confort (le caoutchouc amortit bien mieux que le cuir). Les semelles en cuir sont également sensibles à la pluie, et encore plus à la neige.
Desert Boots Church Sahara, semelle cuir cousue Goodyear. Un peu chères (240 livres) mais pour une fois qu’on a une paire pas trop veillote chez Church’s, ça peut etre une bonne affaire
Alden Flex Chukka, une semelle en cuir baignée dans de l’huile pour une plus grande durabilité et flexibilité
III Les semelles en caoutchouc
Plus flexible, elles sont logiquement plus confortables que les desert boots avec semelle en cuir ou en bois.
La contrepartie, c’est que les puristes estimeront qu’il s’agit d’une paire moins habillée du fait d’une matière moins noble et aussi, raison plus ou moins valable, qu’une semelle en caoutchouc ne fera pas un pas aussi lourd que du cuir ou du bois et qu’on ne vous entendra donc pas marcher à 50 mètres à la ronde.
Collection privée, semelle en gomme (dispo chez Maison Jean-Baptiste)
Grenson Oscar : une couleur pareille avec du daim est à imperméabiliser très vite, ou bien à jeter après la première averse.
Desert Boots Lodger, une construction en deux temps de la semelle qui apporte une ligne supplémentaire à la chaussure.
Encore Lodger
Kris Van Asche : Même principe, contraste au niveau de la semelle, le vif de la semelle extérieur jaune contraste parfaitement avec le bleu ciel très doux.
IV Les semelles en dainite
Il existe plusieurs genre de semelles en caoutchouc, qui diffèrent selon leur procédé de fabrication et leur degré de rigidité.
Parmi ces types de semelle se trouve la dainite, une des plus rigides.
Pourquoi parler de celle-là plutôt qu’un autre ? Parce que James Bond porte des desert boots en dainite dans Quantum of Solace, et donc c’est forcément stylé.
Les semelles en dainite sont typiques des fabricants anglais, en particulier aux alentours de Northampton et se reconnaissent par les motifs suivants :
Les fameuses bottes de James Bond :
Church’s Ryder III
Desert Boots Crockett and Jones, modèle Tetbury
Après cette sélection, pour éviter de faire un article de 47 pages, je vous donne rendez-vous dans quelques jours pour des exemples de tenues
Valéry
























